On the brink...
Alors bon quoi?
Ma coloc, ma meilleure copine, la fille de ma vie (lol!) me quitte vendredi, elle m'abandonne pour l'homme de sa vie (soupir) et bon... ben... je suis... mmm... difficile à exprimer; triste, jalouse, mélancolique, heureuse, prête pour le lendemain, perdue, un peu fâchée et toutes ces choses entre les deux qui sont des émotions et pas vraiment des émotions.
J'ai hâte et pas hâte. Je suis contente et pas contente et toutes les demi-mesures que vous pouvez imaginer. C'est un drôle de moment quand on s'y arrête.
Pendant mon voyage en pays Celte j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir. J'ai pensé toutes sortes de choses; de ma vie à celle de mes persos de dongeon. J'ai laissé mon esprit errer au grés de ses fantaisies. L'inspiration vient bien vite lorsqu'on se tiens au sommet d'un monde comme celui-ci:
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Et j'ai laissé toutes ces pensées me posséder et me quitter; grandir et mourir jusque j'en soit tellement pleine qu'il me fallait revenir sur terre. Dommage.
En Écosse, je n'avais pas besoin de chercher à m'intégrer. Les passants ne m'accordaient pas plus de regard qu'aux autres (sauf quand je portais ma maison... mais bon... 30 kilos de sac, ça frappe l'oeil!) sauf quand j'ouvrais la bouche. Et je sacrais vertement sur mon accent pathétique qui me démarquait tellement d'une culture me faisant envie depuis des siècles.
Les pays européens sont vieux, certains plus que d'autres. Les arbres, la terre, le paysage. Tout attire le regard par son âge. J'ai vu des pins vieux de 300 ans, visité des tombes qui précédaient la naissance de Jésus de 2000 ans, vu des chênes immenses dont les branches noueuses s'étendaient sur plusieurs mètres et dont les troncs étaient plus larges que 5 ou 6 personnes formant une ronde les mains jointes.
En Écosse, j'ai vu des cerfs sauvages se tenir fièrement au milieu de l'immensité des Cairngorms, là ou peu d'arbres poussent à même un flanc de montagne parsemé de pierres blanches. J'ai vu des châteaux en ruines, d'autres, rénovés mais possédant pour la plupart tous les traces de leur histoire, remontant parfois jusqu'au 13ième siècle. Mais au-delà des châteaux et des ruines, au-delà de la culture écossaise, du Clan MacPherson et du tartan, du gaélique, du Loch Ness et de Culloden. Au-delà et bien en dessous, il y avait les os de la terre qui me parlaient. Les sites anciens, les plaines désolées parsemées de pierres et de marécages, les montagnes, si étranges et si belles. J'ai marché des sentiers qui m'ont mené vers des points de vue qui m'enlevaient les mots de la bouche et de l'esprit, me laissant là, tête vide à me gorger d'immensité et d'une paix si complète que j'en oubliais le passage du temps.
J'étais là d'où je suis venue.
Ça vous paraîtra une idée bizarre. Plusieurs d'entre-vous le savez déjà parce que je l'ai dit souvent mais rien ne se comparait au sentiment que j'anticipais en foulant le sol du pays. Ça n'est pas venu tout de suite. À Édimbourg, rien ne me liait vraiment à l'endroit mais dès que je suis arrivée à Newtonmore, au coeur des Highlands, j'étais chez moi. Et j'ai senti les différences, en me déplaçant. Aberdeen est un endroit où je ne reposerais pas les pieds et Inverness, une petite ville bien mignonne mais sans plus. J'ai compris à Skye, notre dernier véritable arrêt avant d'entamer le voyage de retour à quel point j'appartenais à ce pays.
Dans la petite ville de Portree, il m'est arrivé une expérience qui m'a rassurée que je ne m'inventais pas des histoires. J'ai compris que j'appartenais à ce pays et qu'un jour, j'y reviendrais sûrement. C'est un sentiment difficile à expliquer parce c'est unique pour chacun. Mais j'ai su, et je sais encore et c'est quelque chose dont je peux retirer un calme et une quiétude surprenants.
Ça sonne très mélodramatique tout ça et frisant même un peu New Age et c'est pour ça que je ne vous parlerai pas du reste de l'expérience mais je voulais au moins essayer de vous faire passer ce que je retiens le plus de mon voyage. Même accompagnée de ma soeur, ça s'est révélé être un voyage très personnel et beaucoup moins touristique que je ne l'aurais cru.
Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Que ton bras porte ton épée,
Et que ton coeur porte ta fierté.
Sous les yeux de Perin le Fort,
Sur les épaules d'Erivor,
Poussé par les flots et par le vent,
Chevalier, pose ton serment.
Que ta voix, forte et claire,
Porte la justice sur cette terre.
De ton courage doit venir la Gloire,
De ton coeur, nourrit l'Espoir.
D'Hernystir tu prends ta source,
Chevalier, entame ta course.
Serment Hernystir des Chevaliers tel que prononcé par Éolair de Nad Mullach le jour de son adoubement.
Humeur: Heureuse
Musique: 'Santorini' Yanni Live at the Acropolis


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