POC 2 - Davy Jones
Protéger, défendre, venger, provoquer, détruire, vaincre, garder, conserver, restaurer, capturer, détenir, achever, tuer.
Il ne savait plus à quel saint se vouer. Où était l'époque où les ordres, c'est principalement lui qui les reçevaient? Où était passée l'ère où son bras, ses yeux, ses jambes, son corps et sa raison n'étaient l'instrument d'un seul homme, d'un seul univers?
Tout brûlait, le château de cartes s'écroulait en un tas de braises incandescantes. Oui, maintenant, les démons de son coeur d'homme venaient le hanter dans les moments les plus innopportuns.
Il avait voulu que Collin retourne auprès de Gen. Tout le groupe s'était insurgé, tous croyaient qu'il était mieux qu'il restât dans le bateau d'Ashura. La vérité avait faillit éclater au grand jour; une vérité si terrible pour lui qu'il eu mieux jamais qu'elle ne soit. Il avait regardé l'enfant partir, ce fils qu'il n'avait jamais eu avec un serrement au coeur si dur, si fort qu'il en avait perdu ses mots. Sayako l'aiguillonait mais elle ne pouvait pas comprendre... Si Collin était resté, Edouard aurait tenté de le reprendre et lui, dans son âme de soldat, savait qu'il ne dominerait pas la bête sauvage une fois de plus. De plus, Edouard en moins, Collin risquait d'être beaucoup plus en sécurité auprès de Gen et de la Guilde du Lion. Partout où son équipe allait, les combats et la destruction s'ensuivaient toujours.
Non, mieux vallait que Collin restât avec Gen. Cet aveu lui avait toujours coûté mais jamais comme à ce moment. Il n'avait même pas voulut regarder Collin en face. S'il l'eût fait, l'enfant aurait catégoriquement refusé de partir... pire, il aurait su la réponse à ses questions. Le danger était trop grand...
Il avait regardé partir le garçon avec la rage au coeur et la mort dans l'âme.
Evanescence - Snow White Queen
Puis, comme si la blessure n'était assez grande, il y a eut Hime.
Il n'avait pas voulut lui poser de questions. En fait, il n'avait même pas voulut entendre son avis. Il avait simplement été possédé par un désir furieux de s'emparer d'elle, de l'emmener loin de cette île maudite, loin des Guildes, du Vatican, loin du monde et des gens qui lui voulaient du mal... n'importe-où du moment qu'il puisse la protéger.
Et l'étouffer...
Il s'en était rendu compte en lui parlant. Il avait fait un effort sur lui-même et avait tait ses instincts qui lui criaient de tout foutre en l'air. Il avait reculé et attendu.
Ce fut elle qui mit le feu aux poudres.
La dague que Shin repoussa, il ne la vit que trop tard mais elle fut l'élément déclencheur de sa rage. Il jeta prudence, sagesse et judicieux conseils aux quatres vents et se précipita sur elle.
Globus - Europa
Curieusement, il n'y eut pas de bataille. Il fit face à Montagne de riz, sûr de lui alors même qu'Hime protestait sur son épaule. Le gardien le laissa passer alors que Darya et Shin demeuraient dans le temple et que Sayako couvrait ses arrières. La Guêpe n'était pas loin mais il grogna lorsqu'il apperçu Saidah/Sek s'évertuer à la faire démarrer.
La repoussant peut-être un peu trop fort, il prit place aux commandes et fit rugir la mécanique. Saidah/Sek s'accrocha à eux en lui ordonnant de partir à la rescousse de Fiana. Il inspira profondément, se concentrant sur les contrôles de l'engin. La fille avait jeté le doute dans son esprit. Il leur fallait sauver l'île et l'arbre... donc Fiana.
Dooku était un adversaire de taille mais il était chaud pour un affrontement. L'image de Darya coincée dans cet univers mystique d'Anciens et d'Origins, complètement seule et généralement incomprise le frappa. Il plia et dévia vers la demeure du Comte pour le plus grand bonheur de Saidah/Sek.
Atlantis OST - The Secret Swim
Hime, toutefois, se débattait toujours sur ses genoux. Elle aussi, il avait endossé la responsabilité de la protéger en l'enlevant au Cancer... encore! Il avait fait son choix dans le temple et il avait laissé Saidah/Sek l'influencer vers une zone de conflit d'où il ne pourrait la protéger... pire, elle risquait bien plus que la capture dans l'Arche.
Saidah... Sek... elles étaient des Templiers maintenant. La seule notion de cette secte le révulsait. Il avait toujours été un homme direct et les complots religieux n'avaient jamais eu aucun attrait pour lui. Pire, Saidah/Sek avaient choisi de se joindre à eux de leur pleine volonté, avaient tenté de le tuer à quelque resprises et maintenant lui mettaient des bâtons dans les roues.
Jurant copieusement, il changea de direction une fois de plus, remettant cap sur le port. Satisfait, il se concentrait sur le chemin et Sayako à l'arrière lorsqu'il sentit le canon d'un assault rifle dans le creux des reins.
Globus - Diem Ex Dei
Ce geste scella irrémédiablement le destin de Saidah/Sek. Pour lui, elle n'était plus ni compagnon, ni alliée, ni connaissance. Elle était ennemi, danger et obstacle. Il ne sut pas ce qui le retint de la jeter brutalement par-dessus bord à 220km/h. Néanmoins, elle fit les frais d'un coude au visage. Il était révolté par sa trahison, impressionné par sa résolution, enragé par ses actions et jubilait face à cette chance d'évacuer toute la frustration et la rage qu'elle lui inspirait. Elle lui hurlait de rebrousser chemin à travers le sang qui la défigurait et la colère qui montait en elle.
Encore, il ne comprit pas quel ange de contrôle le fit arrêter pour qu'elle ne descende d'elle-même mais il n'attendit pas pour s'interroger. Ce fut pleins gaz à nouveau et cette fois, il ne divergea pas.
Au bateau, Ashura rageait contre l'elfe...
Tous les nerfs de son corps étaient en feu. La bête en lui tournait comme un lion en cage. Il voulait se battre mais l'ennemi n'avait envoyé personne à leur poursuite. Il ne pouvait pas partir, Collin et Hime étaient tous deux à bord du vaisseau et Sayako était du même esprit que lui. Personne ne resterait jouer les baby-sitter.
Il aurait voulu hurler. Encore, la confusion s'installait dans on esprit. Mieux vallait demeurer tranquillement ici... protéger le bateau et les autres. Ils étaient sa responsabilité après-tout.
Mais pour lui, à cheval entre deux mondes, l'univers ne se déchirait pas. La zone grise était éternelle; le combat, la gloire de la chair qui se déchire, des os qui se brisent et des cris de victoire l'appellaient. Edouard avait réveillé quelque chose en lui, un animal, un esprit, un fantôme, une autre version de lui-même assoiffé de conflits et du cri des cors de guerre. Il imaginait les éteincelles qui jaillissaient lorsque deux lames s'entrechoquaient, le recul du pistolet qui prend feu, l'odeur de la poudre et de la terre piétinée; pour peu il se retenait de sourire et de montrer les dents.
Pourtant, l'homme qu'il était devenu, le petit garçon gauche qui avait grandi et l'adolescent fou d'amour pour Hélène, le soldat de la guerre de 100 jours et le garde du corps de Gen, chef des Lions se débattait furieusement aussi. Il lui fallait rester, protéger son fils, protéger Hime, tenir le bateau, être prêt à supporter ses compagnons à leur retour. Il fallait montrer l'exemple à Sayako, réfléchir avant de se jeter dans l'horreur du sang et de la mort.
Mieux valût qu'il se calme.
Il n'en eut pas l'occasion.
L'Arche avait été activée... quelque chose avait mal tourné... du temple, il apperçu un rayon d'énergie jaillir... quelque chose qu'il avait cru mort, éteint et scellé pour toujours. Un frisson lui parcourut l'échine lorsqu'il comprit que Chaos était de retour et que Darya et Shin étaient seul à l'affronter.
Dieu... il fit son choix.
Bondissant sur la Guêpe une fois de plus, il aggripa Sayako au vol et mit cap vers les ruines et la bataille.
En lui, le lion rugissait.
Aaridys
Life has meaning only if one barters it day by day for something other than itself. Antoine de St-Exupéry
Humeur: Ouais!
Musique: Globus Epicon - Diem ex Dei
26 juin 2008
Errant
19 juin 2008
Bébelles
Inuyasha s'est finalement terminé...
Non V, ça ne se termine pas en queue de poisson; on a même droit à quelques scènes cuculs!
Bon bref, mieux que Ranma mais quand même destiné à un public beaucoup plus jeune que mon quart de siècle... *soupir* lol...
Mes vacances sont presques finies, j'aurais vraiment aimé avoir 2 semaines... 7 jours, c'est définitivement pas assez! Trop de choses à faire, pas assez d'argent à dépenser! Argh.
MAIS au moins ma putain de salle de bains est presque finie! Adieu le vert "petit pois", adieu fleurs de lotus au pochoir laides (le concept était bon mais il aurait dûr s'arrêter là, justement... au concept), adieu coulisses d'huile et murs pleins de trous! Finie la moisissure au plafond de la douche et la peinture du plafond qui s'épluche. Finalement, c'est beau et propre!
Et j'ai pu d'argent... et y'a de la peinture dans mes lunettes! *hahaha*
Il avançait dans les fourrés, terrorisé, pleurant parce qu'il avait froid et faim et parce qu'il était tout seul. La nuit tombait rapidement et il n'avait toujours pas retrouvé son chemin et sa famille. Ses parents seraient furieux. C'était la cinquième fois ce mois-ci. Son grand frère se moquerait bien de lui, comme toujours et ses soeurs l'ignoreraient... ou feraient comme si de rien n'étaient mais il voyait bien comme elles s'échangeaient leurs pensées secrètement. Il détestait lorsqu'elles faisaient ça.
Il avait bien essayé de grimper dans un arbre pour distinguer les toits de la maison principale mais il était encore trop petit pour vraiment atteindre les branches correctement. Pourquoi diable ne ressemblait-il pas un peu plus à son père? Son frère lui était déjà si grand et si fort! Il avait reçu ses premières armes le mois passé pour son anniversaire et lui n'avait même pas pu assister! Sa grand-mère lui avait bien expliqué que seuls les adultes pouvaient assister à ce genre de cérémonie mais ça lui était bien égal! Si son frère pouvait avoir quelque chose, il devait invariablement se le procurer aussi! Il allait avoir dix ans bientôt!
Mais pour l'instant, pas même un sabre tout neuf ne l'aiderait à retrouver son chemin. Dans le noir, il pouvait facilement voir. Son père avait déjà tenté de lui expliquer pourquoi les membres de sa famille avaient ce don mais pas leur grand-mère mais il s'était fait sèchement couper par sa femme qui avait simplement déclaré que c'était comme ça, voilà tout.
Il trouvait toujours cela drôle quand son père se faisait réprimander comme cela par sa mère parce qu'il ne s'en offusquait jamais; plutôt, il souriait toujours tendrement et embrassait son épouse, ce qui la mettait en rogne plus souvent qu'autrement.
Ces souvenirs tendres rappellèrent au petit garçon qu'il avançait sans trop de direction précise et qu'il était toujours tout seul. Les larmes redoublèrent sur ses joues et il se mit à sangloter bruyamment. Il n'avait pas peur des bêtes sauvages, il savait leur parler mais il était encore trop jeune pour vraiment se débrouiller.
La journée avait si bien commencée... Il avait reçu une galette d'avoine de plus ce matin de la part de la vieille servante et son père avait suggéré que peut-être serait-il temps qu'il apprenne les rudiments de l'équitation. Sa famille n'était pas reconnue pour leurs talents de cavaliers mais un guerrier devait tout de même savoir enfourcher un cheval lorsque nécessaire! Il avait sautillé de joie et promis d'être là après le déjeûner. Bien-etendu, ils utiliseraient le vieux poney de son frère puisque celui-ci avait maintenant un palefrois rien qu'à lui mais tout de même, monter à cheval!
Excité, il avait pris ses jambes à son cou et s'était élancé dans les collines derrière le domaine, endroit qu'il connaissait bien pour dévorer sa galette et rêver de batailles épiques. Il avait saisi une branche et avait feraillé contres vents et hautes herbes tout l'avant-midi, oubliant temps et distance.
Et maintenant, il était perdu.
Il essayait de ne pas pleurer. Il n'avait jamais vu son grand frère pleurer. Ses soeurs lui avaient déjà dit que c'était parce que son frère avait vécu quelque chose de si horrible quand il était petit que rien à ce jour n'avait pu être pire que ça. Lui, croyait plutôt que son frère était trop fier et essayait d'impressionner son père.
Il pleurait aussi de frustration. Cette île était son domaine depuis qu'il y était né! Il devrait la connaître comme sa poche! Et comment se faisait-il qu'il n'avait pas encore rencontré de serfs ou au moins croisé un hameau isolé? Tout le monde connaissait sa famille dans l'île et rendait hommage à ses parents et sa grand-mère.
Ils étaient après-tout de grands guerriers. Sa tante était une déesse très belle et puissante et ses oncles des seigneurs et combattants aguerris. Son arrière-grand-père, quoiqu'extrêment gâteux maintenant, avais jadis été un homme politique important pour sa famille. Il admirait sa grand-mère maternelle par-dessus tout. Elle avait toujours quelque chose de gentil à lui dire et une nouvelle découverte à lui montrer. Il avait toujours cru être son favori. Bien plus que son frère ou ses soeurs.
Découragé, le garçon allait se préparer à passer la nuit juché dans un arbre, loin du sol, des bêtes et de l'humidité lorsque son nom retenti d'entre les arbres. Il tendit l'oreille, incertain mais encore une fois et beaucoup plus fort, la voix grave et inquiète de son père retenti, rapidement suivie de celle plus stridente de sa mère. Il pris ses jambes à son cou et se précipita dans leur direction, essayant de crier par-dessus ses sanglots.
Il s'accrochait les pieds dans les racines et déchirait sa tunique sur les ronces mais il n'en avait cure. S'il tombait, il se relevait rapidement et les voix devenaient de plus en plus proches jusqu'à ce que dans un élan, il ne dégringole d'un gros buisson pour atterrir le nez sur une paire de pieds.
"LIAM UE!"
La voix rententi dans la plaine alors que deux petites mains fines le relevaient abruptement pour l'écraser contre un torse chaud et réconfortant. Le visage enfoui dans le giron maternel, le petit garçon ne remarqua pas l'attroupement dans la clairière mais il devina par le son des voix que son père donnait des instructions aux autres chercheurs. Tout allait bien maintenant.
Il leva les yeux et croisa ceux de son grand frère, impassible. Il lui tira la langue mais ce-dernier ne réagit pas. Toutefois, son père surprit l'échange et fronça les sourcils. Liam se détourna le premier pour se lover contre sa mère qui le tançait vertement tout en l'écrasant contre elle. Il avait déjà entendu ses reproches des centaines de fois mais il ne s'empêchait pas de pleurer encore.
Il était sain et sauf. Ses parents ne le détestaient pas. Ils l'avaient cherché.
"Liam espèce d'étroudi," gémit sa mère. "Il faudra que je t'apprennes à te retrouver. On ne peut pas passer nos journées à tourner la maison sans dessus dessous! Si tu tiens tant à explorer l'île, il va falloir que tu portes un peu plus attention à tes leçons de géographie!"
"Allons mon aimée," commença son père en prenant le garçon dans ses bras pour le jucher sur son dos. "Liam est fatigué mais je suis sûr qu'il se souviendra de la leçon," poursuivit-il en lui lançant un regard perçant. "N'est-ce pas Liam?"
Le petit garçon hocha de la tête, misérable et s'agrippa au dos de son père. Il n'eut pas conscience de la suite puisque dès que son père se mit en route, son pas régulier et la chaleur de son dos envahirent l'enfant, le plongeant dans un profond sommeil. Les derniers mots dont ils se souvint furent ceux de sa mère;
"Ryu! Tu ne peux pas le laisser aller comme ça... il faut -
Humeur: Weird
Musique: "Salve Regina" Chanticleer gregorian chants

