
Samedi soir, j'ai eu l'occasion d'être spectatrice du concert "Zenshin" de la troupe Arashi Daiko de Montréal.
Arashi Daiko est une équipe d'artistes du tambour japonais, le taiko, issus de Montréal et passionnés pour cet art musical japonais ancien.
En Mars de 2008, j'avais également eu la chance d'assister au concert du groupe international Kodo lors de leur One Earth tour.
Entre les deux, mon coeur balance. Néanmoins, comparés à leurs homologues japonais, Arashi Daiko a offert une solide performance, ponctuée de simplicité, de passion et de rires. Le talent et la créativité était au rendez-vous.
Ce qui m'a attiré vers le taiko, à l'origine était tout simplement le fait que ce soit une forme d'art scénique japonais. La culture nipone avait alors son grand attrait sur moi et j'avais joyeusement payé les frais d'entrée de ce concert de Kodo.
Toutefois, après le choc initial (littéralement!) ce fut le coup de foudre instantané. Difficile de ne pas être envoûtée par le rythme tonitruant d'une dizaine d'immense tambours que l'on frappe de toute ses forces et qui résonne, non-seulement dans le creux de mes oreilles mais dans la totalité de mon corps, ce faisant que le son se distille et redevient son essence même, une vibration tangible, brutale et majestueuse.
Et donc, ce fut un oui certain lorsque qu'Arashi Daiko fit son entrée!
Le son de ces tambours me rappelle un tremblement de terre. Les basses, les graves et les vibrations évoquent un sentiment primal. Néanmoins, la passion, l'énergie et le bonheur béat et entier que dévoilent les percussionistes lorsqu'ils jouent m'évoque plutôt un incendie ravageur. Ce curieux mariage d'éléments est à peu près la seule image mentale que je puisse conjurer lorsque je me rappelle les concerts.
Visuellement, le taiko est spectaculaire. La gestuelle est exagérée, théâtrale et ritualisée. Ces hommes et ces femmes épanchent leurs forces et leurs énergies sur la surface tannée de ces peaux. Leur endurance force le respect et leur habileté l'admiration.
Le taiko est à voir, à entendre mais étrangement, est beaucoup plus fait pour être ressenti. Dans quelle catégorie de sens doit se classer les vibrations féroces que cet art dégage? Comment décrire les tremblements qui nous agitent? Peut-être un mariage d'ouïe et de toucher. La vague sonore transmutée par tant d'énergie.
Le taiko alors, est un alchimiste artiste?
Je divague! À découvrir!
Sur une note plus sombre, lors du concert j'ai une fois de plus constaté à quel point les gens n'ont plus aucun respect. Cellulaires, conversations, flashs d'appareils photos et caméscopes abondaient. La même chose au cinéma. Combien de minuscules écrans voit-on s'allumer, s'éteindre? Combien de textos s'écrivent alors que le film (ou le concert) défile? Combien d'imbéciles même osent répondre et chuchoter pliés en deux derrière le dossier du siège?
Si vous êtes incapables de mettre le monde extérieur de côté pour quelques heures, ne vous donnez pas la peine. Le principe d'un film, d'un concert et autres de ce genre sont de vous évader de la vie de tout les jours. Si c'est trop difficile pour vous, épargnez à ceux qui choisissent de s'évader de les entraîner dans votre vie. Nous ne sommes pas réunis dans une même salle pour y participer.
Aaridys
The length of a film should be directly related to the endurance of the human bladder. Alfred Hitchcock
Humeur: OK
Musique: John Williams Geisha OST "Confluence"
15 mars 2009
Entre Terre et Feu
at 10:13 p.m.
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1 comments:
Ah! À découvrir en effet. J'avais déjà entendu parler de cette "expérience" sensorielle sonore... Effectivement, les tambours, toute cette musicalité tribale vient chercher le nomade en nous, l'homme des cavernes quoi! ;)
Et pour ce qui est des gens stupides qui étaient couchés lorsque le savoir-vivre est passé, je les emmerde sévèrement. Malheureusement, le respect n'émerge plus aujourd'hui comme qualité première chez l'être humain. Ils se foutent carrément de tout et en plus, les gens ne s'émerveillent plus devant grand chose. (à part peut-être le techno, comme dirait mon prof antique du jeudi soir)lol.
Je dois avouer m'extasier encore devant la beauté simple d'un paysage d'automne, les couleurs, les odeurs, la petite marmotte qui se cache dans le pré et qui m'observe... Je vois tout ça et plus encore lorsque je lève les yeux pour voir ce qu'il y a caché derrière. Mais quel être humain aujourd'hui, veut voir ce qu'il y a caché derrière? A part ce qu'il y a derrière le compte en banque du gars d'à côté ou le linge de la voisine... Pas grand chose!
Marz xxx
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