CLICK HERE FOR THOUSANDS OF FREE BLOGGER TEMPLATES »

4 mars 2005

Musique

Un coeur qui pleure et qui crie.
Qui saigne!
Oh, si fort, si désespéré!
Sa gloire se peint de son sang,
Accroche ses lettres de feu sur les murs de mon esprit.
Brûlée, tarie, désolée.
Toujours désolée... jamais vraiment triste.
Jusqu'à la moisson,
Où la pluie gorge le sol et se déverse,
Oh, tant de fleuves de mes yeux!
Et ce coeur de chair qui saigne toute sa vie,
Qui bat si fort parce qu'il veut exister!
Qui papillonne dans sa cage, demande à être dévoilé.
Un lion de paille embrasé.

Et les jouets, brisés sur le sols,
Comme autant d'ilôts de souvenirs prenant la poussière du temps,
De l'oubli.
Les sourires perdus, les rires, éparpillés.
Si rares d'honnêtetés, jadis, remplis de bontés.
Immobile,
Mes yeux de pellicule, si froids, ne peuvent pas saigner!
Je ne peux pas prendre cette douleur qui m'est donnée!
Je ne puis la pleurer!
Je n'ai pas de larmes à donner,
Je ne peux que miroiter comme autant de givre.

Attrait fascinant, qu'un bijou dans un écrin de soie.
Un éclat de soleil sur le sol,
Fugace.
Intouchable, inviolable, je n'ai pas d'amour à donner.
Ma gloire de sang sacrifie à son autel,
Tous les battements de mon coeur.

Mais je suis un ange aux ailes iridescentes.
Au bord de la falaise, je m'élance, de désespoir,
Et espère qu'il viendra vite.
Qu'il me prendra de son souffle et m'embrassera,
À jamais, comme le vent.
Ma muse, ma muse!
Il vient de mon tourment et caresse mes plumes,
Mon visage, y dépose cent milles baisers.
Ivre d'espoir, je frissonne à chaque contact,
Ma peau, un tambour pour ses doigts,
Et mon coeur saigne d'amour.

Un amour de soupirs et je m'élève,
Le ciel.
Car sa voix, maintenant m'appele.
J'éclate en milles particules,
Ni d'amour, ni de bonheur, ni même grande clameur,
Seulement ce coeur brûlé qui crie!
Si fort! Oh, sa voix!
Ardeur.
Je ne suis qu'inspiration, gonflée d'espoir.
Gorgée de soleil et de tout ce qui est chaud et bon et bien.

Il n'est que paroles, mélodies et pourtant, il me prend.
Il me balotte, me jette et me fait renaître,
Force.
Car je ne suis plus que puissance, un pillier d'éclairs,
Une force qui affronte la nature et clame son pouvoir!
Une voix au-dessus des autres,
Un chant de guerre qui fait trembler la terre!
Mon cri résonnera à l'infini de l'univers.
Ma muse, il m'accompagne.
De ma gorge il prendra source et éclatera dans le monde.

Soyez prêts.

Aaridys Tuscany
Tous les chevaliers ne sont pas morts.
L'honneur règne encore.

Humeur: Solemn
Musique: "The Mass" Era