CLICK HERE FOR THOUSANDS OF FREE BLOGGER TEMPLATES »

13 mars 2005

Sur "House of Flying Daggers"
Réalisé par Zhang Yimou

Fidèle à son style vibrant et à sa recherche cinématographique poussée, Zhang Yimou livre "House of Flying Daggers", une petit merveille sensorielle.

Sur la cinématographie: Les images, tout comme "Crouching Tiger Hidden Dragon" et "Hero" se révèlent d'un équilibre très net. L'image est limpide et plaisante à l'oeil. La recherche des couleurs, quoique moins poussée que dans "Hero", supporte avec force des paysages surprenants de par leur pureté. Contrairement à "Hero" ou même CTHD, HSFD révèle, à quelques exceptions près des sites naturels qui n'ont pas étés "créés" ou modifiés digitalement. Bien-etendu, le traitement de l'image et le choix d'exposition joue pour beaucoup dans la saturation des couleurs; particulièrement dans les scènes de la forêt où les fonds dorés des feuilles contrastent fortement avec les uniformes plus sombres des protagonistes. La forêt de bambous est particulièrement suprenante par la saturation de vert qu'elle présente. Une telle uniformité me pousse à croire que l'image fut lourdement retouchée mais le résultat est toutefois impressionnant. Dans "Hero", Yimou présente ses thèmes "colorés" avec beacoup d'insistance, mais jamais la couleur n'est-elle omniprésente à ce point. HOFD présente peut-être un caméo de "Hero", tout comme la scène du combat de bambous est un rappel de CTHD.

Yimou se repose beaucoup sur les gros plans et les plans éloignés pour établir ses humeurs. On nous montre en détail des gestes qui prennent tout leur symbolisme plus tard et ajoutent à la richesse de l'image mais également des personnages. Les paysages sont spectaculaires et tiennent lieu eux-mêmes d'acteurs, i.e la tempête du dénouement. Les yeux et le visage du personnage de Mei sont également portés de l'avant, principalement durant les premiers moment du film, question d'accentuer son infirmité.

Sur les liens, caméos et détails: Il est impossible d'aborder HOFD sans citer "Hero", oeuvre parente et jumelle. Pour "Hero", l'oeil était suscité à son maximum, dans le plus grand spectrum possible. Les couleurs, les mouvements, tout se liait au contexte et devenait acteur, ce qui rend "Hero" impossible à visionner à moins d'avoir au moins une once de spiritualité (ou de créativité, appelez-ça comme vous voulez). Pour HOFD, Yimou transfère son attention sur l'ouïe et nous submerge d'une trame sonore si détaillée que s'en est parfois gênant! Tout son est rendu, multiplié et augmenté, si nécessaire, afin de le rendre omniprésent. Bien-sûr, l'infirmité de Mei n'y est pour rien dans ce choix, question de nous approcher de son univers. Il serait intéressant de savoir si Yimou a choisit de rendre Mei aveugle après avoir arrêté son choix de style ou si le fait que Mei ne puisse voir a justifié la recherche sonore du film.

HOFD fait également de nombreux clins d'oeil à ses prédécesseurs, notamment CTHD, comme je l'ai mentionné plus haut. Le combat de bambou (je l'appelerai comme ça!) m'a fortement rapellé CTHD, où les "marcheurs d'arbres" m'avaient beaucoup surprise. Ce qui se révèle, à prime abord un peu ridicule (ça m'a bien fait sourire) est en fait chargé de sous-entendu. D'abord, l'exploit de ces personnages qui arrivent à tenir en équilibre sur de minces tiges de bambous, leur imcroyable légèretée (ou maîtrise de leur équilibre) et la résistance du bambou lui-même, un reflet, peut-être, de l'endurance des combattants.

Bien-entendu, Yimou pousse à l'extrême les talents de ses personnages. Wind, qui tire à l'arc comme nul autre (en fait, ses premiers tirs m'ont rappelé les traits qui signeront la fin de Boromir dans LOTR!), Mei et ses dagues (mais aussi ses talents de danseuse et de chanteuse) et surprenamment, tous les guerriers qui se jetteront à leur poursuite. En fait, il n'est que normal d'assumer que Yimou créera des adversaires à la hauteur de ses personnages puisque rien de moins serait une insulte à leurs capacités!

Les costumes de Mei et des membres de la Maison des Poignards Volants m'ont également impressionnée. Les tenues que Mei porte dans le Pavillion sont riches de couleurs et de tissus, le desing, toujours fidèle au style chinois se permet toutefois d'être frais et contemporain. les détails des tenues sont suprenants également, surtout que Yimou se fait un point d'honneur que l'on en perçoive toutes les nuances. Bien-entendu, chaque tenue définit son personnage à merveille. La grâce et la délicatesse de Mei sont merveilleusement relevés par ses tenues bleues et roses du Pavillion (toutes des voiles et de soies chatoyantes) et ensuite, son innocence, par la tenue "garçonne" qu'elle portera jusqu'à son retour parmis les Poignards Volants. Wind, reflète bien sa liberté d'esprit avec ses teintes profondes de bleu et de violet, le tout rehaussé d'or et de motifs délicats. Finalement, l'antagoniste révèle sa nature d'homme mûr et quelque peu sévère par la sobriété de son accoutrement et les couleurs de vert foncé qu'elle aborre. Il est également intéressant de remarquer que Wind, une fois qu'il a changé sa tenue, ne reviendra jamais à l'uniforme militaire, alors que l'antagoniste y reste, ce qui permet de bien démarquer les personnages.

Je ne m'étalerai pas sur le narratif aujourd'hui, je crois que mon post est déjà beaucoup trop long!

Et donc, sur ce, je me prépare mentalement à descendre à Verdun demain matin!!! Et quand je dis descendre, je dis, descendre!! Sur le bord de l'eau, là, tout tout tout en bas!!! *soupir*

Buenas Noches!

Montana's Gal

Humeur du moment: Tranquille
Musique: "Boulevard of Broken Dreams" Greenday