La Terre tourne et le temps aussi...
J'ai eu mes notes....... et Doomsday peut aller se rhabiller!
Maintenant, me reste plus qu'à aller prendre une bière pour célébrer! Quoique je vais attendre la fin des séries... c'est déjà dur de célébrer quand la majorité de la testostérone environnante se trémousse d'anticipation à chaque fois qu'un joueur manque de pousser le petit bout de plastique dans les mailles du filet. Vous croyez que le hockey est une métaphore pour le sexe?! Je veux dire, c'est plein de symboles phalliques et le but est justement de loger un tout minuscule objet dans un endroit bien gardé... *hahaha* sortez-vous la tête de dans la gouttière bande de pervers!!! Made ya look!
Et ensuite... bon, voici un petit tidbit qui se baladait dans ma tête et sur mon PC depuis un petit moment.
Pour Daréval, qui m'a rappelé que cette histoire existe encore.
Un homme avait un fils de 3 jours dont la mère, son épouse qu'il aimait, était morte en lui donnant naissance. Désolé, l'homme avait sombré dans le désespoir et la mélancolie. Les villageois faisaient de leur mieux pour le consoler mais ivre de douleur, il s'enferma chez lui pendant 3 jours. Le quatrième jour, le prêtre du village vint cogner à la porte mais voyant que le père refusait de lui ouvrir, se contenta de lui rappeler que l'enfant devait être baptisé le plus tôt possible.
Cette tâche rappela à l'homme qu'il se devait de trouver un parrain ou une marraine pour son fils. Il refusa de considérer les autres villageois, cherchant au-delà des limites du royaumes et songeant à toute une panoplie de possibilités. Personne ne put assumer ce rôle selon les critères qu'il avait établit.
Puis, un matin, une lumière douce et claire filtra à travers une fenêtre et l'homme leva la tête, voyant au-dessus du berceau de son fils un être de lumière. Reconnaissant immédiatement un ange, il se prosterna sur le sol et se mit à prier.
"Relève-toi, lui dit l'apparition. Je viens de la part de mon maître qui souhaite être le parrain de ton fils. Sous sa tutelle, il deviendra un homme riche et bon qui sera admiré de tous."
Toujours prosterné, l'homme considéra l'offre pendant un bref instant. Relevant les yeux, il secoua la tête et dit:
"Ton maître est bon et généreux mais il ne peut pas être le parrain de mon fils. En étant admiré de tous, il sera envié et détesté de plusieurs. Non. Dit à ton maître qu'il ne peut être le parrain de mon fils."
Et l'ange parti, amenant la lumière avec lui.
Le soir du même jour, alors que l'homme était assoupi dans sa chaise, la porte s'ouvrit sur un coup de vent et une haute silhouette toute de noir vêtue entra en trombe. L'être releva son capuchon et l'homme se jeta au sol d'effroi.
"Sache que je serai le parrain de ton fils, homme! Avec moi, il sera plus riche et plus puissant que n'importe quel roi. Les femmes et les hommes baiseront ses pieds et vénéreront le sol qu'il foulera."
Encore une fois, malgré sa peur, l'homme considéra l'offre et répondit:
"Non, étranger. Je sais qui tu es et le Malin ne sera pas le parrain de mon fils. Avec toi, il deviendra un homme tyrannique et avare et de cela je ne veux pas. Quitte cet endroit et ne songe plus à mon offre car elle t'est refusée."
Aussi rapidement qu'il était venu, le Diable quitta la petite maison, dans un grand coup de vent qui arracha la porte de sur ses gonds.
Trois jours passèrent, puis, à l'aube du quatrième jour, une silhouette, grande et mince et s'appuyant sur un long bâton fit son entrée. Elle se pencha au-dessus du berceau et formula son offre.
"Je serai la marraine de ton fils, car seule moi décide du destin des hommes."
Cette fois, l'homme avait reconnu l'apparition pour ce qu'elle était et n'en avait nulle crainte. La Mort était venue et il lui répondit:
"Ma Dame, j'accepte votre offre puisque vous êtes juste et impartiale. Avec vous, il saura rendre raison sans s'encombrer des tentations de la richesse ou du pouvoir. Oui, vous serez sa marraine."
Et il en fut ainsi.
Le bébé grandit pour devenir un vigoureux petit garçon. Le jour de son dixième anniversaire, sa marraine vint le voir et lui offrit une plante à fleurs bleues dans un pot.
"Place cette plante au-dessus de l'âtre et prend-en bien soin. Je reviendrai pour elle le jour de ton vingt-et-unième anniversaire."
Et elle fit exactement cela.
Le jeune homme avaiy grandit et avait étudié la médecine. Le jour de son anniversaire, sa marraine revint le voir et lui dit ceci:
"Avec cette plante, tu pourras guérir tous les maux et même sauver les moribonds des griffes de l'au-delà. Néanmoins, à chaque fois que tu iras voir un malade, si tu me vois à la tête du lit, tu pourras le soigner. Si, par-contre, je me tiens au pied de celui-ci, tu retiendras ta main et me laissera emporter ma charge. Si tu devais aller à l'encontre de cette consigne, cela signera ton arrêt de mort."
Impressionné, le jeune homme acquiesca.
Avec le temps, il devint un médecin rennomé. Partout où il passait, les gens malades renaissaient et lorsqu'ils mourraient, tous savaient qu'il n'y avait rien à y faire. Le jeune homme était apprécié et aimé de tous.
Or, il advint un jour que le roi entendit parler de lui et le convia au chevet de sa fille, mourante. Lorsqu'il la vit, le jeune homme en tomba éperdument amoureux et fut brisé de chagrin lorsqu'il constata la présence de sa marraine au pied du lit. Aveuglément, il ignora les directives qu'elle lui avait donné et administra la plante bleue à la princesse. Aussitôt, celle-ci ouvrit les yeux et vit le visage de son sauveur.
Dans le royaume, tout n'était qu'allégresse, la princesse renaissait! Toutefois, isolé dans sa demeure, le médecin craignait pour sa vie. À la nuit tombée, la Mort entra et dit d'un ton qui ne laissait rien à discuter:
"Tu m'as désobéi."
Le jeune homme se contenta d'hocher la tête misérablement.
"Mais pour cette faute, je ne te donnerai qu'un avertissement. Tu es mon filleul et je t'aime. Néanmoins, ne t'avise pas de recommencer."
Et sur ce, elle quitta les lieux, emportant froideur et peur avec elle. Le message était clairement passé et le jeune homme eut une conduite exemplaire dans les années qui suivirent.
Or, il advint ce qui arrive lorsque deux jeunes gens se retrouvent dans une situation extrême. La princesse était tombée amoureuse de son médecin et le couple était devenu inséparable. Ému, le roi laissa libre cour à la passion des deux tourteraux et lorsqu'il tomba malade, le jeune médecin accourut au chevet de son futur beau-père. Quel ne fut pas son dépit de constater que sa marraine se tenait au pied du lit!
Troublé, il se retira dans ses quartiers où la princesse vint le retrouver, priant pour la vie de son père qu'elle adorait par-dessus toute autre chose. Le jeune médecin avait en tête l'avertissement de sa marraine mais dans son coeur, il souhaitait que sa princesse fut heureuse.
Résigné, il prépara la potion avec la plante bleue et l'administra au roi. Toutefois, en cet instant, la Mort fit décrire à son arme un grand arc qui fendit la chambre du roi en deux. Lorsque le jeune médecin s'éveilla, il était couché dans une caverne éclairée seulement par des milliers de bougies.
À ses côtés, la Mort attendait.
"Viens."
Sans rien dire, il se leva et marcha à ses côtés alors qu'elle lui décrivait ce qui les entouraient.
"Ces chandelles représentent la vie de tout ce qu'il y a sur la Terre. Certaines sont hautes et fortes, d'autres, moins."
Elle continua de marcher jusqu'à une paire de chandelles. L'une d'entre-elles était sur le point de s'éteindre tandis que l'autre avait à peine consumé la moitié de sa cire.
"Voit ces bougies, dit la Mort. Ce sont celles de ton roi et la tienne."
Incrédule, le jeune homme s'accroupit et fixa les deux lumières. Alors que la plus petite des deux allait s'éteindre, le médecin étendit la main afin de retenir la mèche mais ses doigts n'atteignirent jamais la flamme.
Ses robes tournoyant autour d'elle, la Mort avait une fois de plus fait glisser sa faux dans l'air qui les entourait et le mouvement avait soufflé les deux bougies. À ses pieds maintenant gisait le corps de son filleul, sans vie.
Sans une parole, la Mort se retourna et disparut dans les tréfonds de la caverne. Laissées seules, les deux bougies achevaient de consumer leur mèches lentement, la fumée s'échappant d'elles s'élevant doucement pour se mêler à celle des autres chandelles éteintes.
-Fin-
Ce conte est issu d'une tradition africaine.
Aaridys
'Il n'y a pas dans le coeur des hommes ce qu'ils appelent amour; seulement un désir égoïste de satisfaire leur propre besoin de reconnaissance."
Humeur: Songeuse
Musique: "Dante" Fullmetal Alchemist OST 2
13 avril 2006
at 4:20 p.m.
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)

1 comments:
Super conte! J'adore ce genre de truc. héhéhé
Publier un commentaire