La déprime
Bah oui... j'ai beaucoup de gratitude envers mon ami Marc qui m'a trouvé ce boulot quand même cool qui paye... wow... qui paye vraiment bien.
Mais, 2 ombres: les horaires... et la distance.
J'habite la rive-nord, le boulot est downtown et quand tu fais un shift de merde, le transport public aussi... c'est de la merde. Et ma minoune... ben, elle a plus 150 000km... elle en a 220 000 alors...
Alors je suis déjà rendue au point où je me dis... mmm... tant que je travaille à temps plein pour plus que 8$ de l'heure... de jour, je peux être heureuse, non?
L'autre solution, c'est de tougher ça jusqu'en juin et de déménager à Montréal... mais avec qui? Et puis est-ce que je veux vraiment m'en aller aussi loin que Montréal?
Mais devrai-je retourner dans le détail pour pogner des horaires raisonnables? Ou tougher ça encore 6 mois, ça devrait me permettre de repousser les shifts dégueus... mouais...
Anyway, alors je regarde, je cherche mais je suis picky... et c'est normal je pense.
Avec Noël et le Jour de l'An qui est scrap pour moi, je suis un peu beaucoup déprimée...
Enfin, je vais survivre, comme toujours.
Aaridys
'No matter how bad things get, they can always get worse.'
Humeur: Under the weather
Musique: 'Wake me when september comes' Greenday
23 novembre 2006
6 novembre 2006
L'abus de magie peut nuire à la santé
Je n'y comprends plus rien...
Je rentrais paisiblement chez moi... bon, d'accord, paisiblement est un bien large mot. Disons que j'ai probablement laissé une piste large comme un boeuf dans la forêt avant de trouver mon chemin.
Et puis, quelques heures à peine après avoir revu mes parents, je les ai perdus. La dernière chose que j'ai dite à mon père était des bêtises. Je me suis moquée de lui parce qu'il abusait encore de sa magie. Et maintenant... il est mort!
Et ensuite, c'était la course, la peur au ventre, la mort encore une fois et les chiens. Seigneurs, les chiens! Tout est devenu noir.
J'ai rencontré un homme, un autre musicien. Il chante assez bien et est mignon. Mais à cause de lui, je me suis retrouvée en prison alors j'ai redéfinis mon terme 'mignon'. 'Vous avez utilisé de la magie...' Quoi?! De la magie?! Pour faire quelque chose de parfaitement réalisable à la main? Jamais! Et ensuite, ce musicien, Zak, m'a sortie de prison... enfin, il s'est sortit de prison avec moi sur les talons. J'ai utilisé de la magie dans la prison... c'est mon père qui aurait été content...
Un autre homme est apparu, on a débarqué dans la salle du trône et nos vies semblent s'être jouées dans un concours de volontés entre ce Crow et le ministre. Pourquoi le roi est-il si amorphe? Une elfe et un goblin, enfin je pense que c'est un gobelin, se sont joint à nous ainsi qu'un moine qui s'est catapulté de je ne sais où du plafond. Et vraisemblablement, on doit aller tuer Tsin... un des plus grands mages de notre ère.
Comme si on allait vraiment tuer ce magicien sans y laisser plus que notre part de nos anatomies...
Mes Seigneurs, entendez ma voix, je ne veux pas mourir et je suis une pauvre âme lâche, indigne de chanter vos louanges, je sais. Je ne cherche pas les problèmes... cet état refuse la magie. Parfait! Excellent! Je n'ai que faire de la magie! Alors pourquoi... pourquoi pourquoi m'envoyer tuer un magicien?
Je suis musicienne... pas guerrière. Je sais écouter aux portes et me déguiser mais en quoi des chansons pourront-elles empêcher une fin tragique à cette quête?
Un autre magicien s'est joint à nous, un dénommé Alexandre avec une personnalité assez explosive. Il semble savoir où il va et ce qu'il a à faire et paraît connaître cette dame, Fate. Peut-être a-t-il des réponses? Note à part...il abuse de sa magie, vraiment.
Je veux bien aider ces gens, surtout si c'est pour une plus noble cause mais je ne peux m'empêcher d'être rebutée par une quête qui m'a été donnée par les assassins de mes parents.
Où est le bien dans cela? Et qui est donc cette belle dame Iris? Elle semble avoir un pouvoir étrange sur les hommes... sauf le moine et Monsieur Alexandre.
But, the show must go on...
Alors, on sourit et on va de l'avant.
Filomena Callisto
Barde
Humeur: Songeuse
Musique: 'Astérix est là!' Plastic Bertrand
3 novembre 2006
Tête de Ryu
Fatigué;
Oui;
Mes bras portent les épées de mon clan et sans relâche, celles-ci s'élèvent contre ceux qui barreraient notre passage.
Monstres, magiciens, assassins et ennemis de tout acabit, qu'ils viennent, nous les attendons.
Mais;
Fatigué.
Tous les soirs du monde, je m'endors en quelques secondes et dors du sommeil d'un mort, sans rêves, sans images avec parfois la chance d'avoir mon aimée à mes côtés.
Et les combats viennent;
Toujours.
Bien.
Non.
Non, pas de sang, pas de cette sensation qui m'emplit de satisfaction, oui, mais pas de joie. Je veux me battre pour protéger ceux que j'aime. Jasna, Ania, Wayne, Yue, mes amis, enfin, ceux qui sont chers à mes yeux mais la vue du sang, l'adrénaline qui se propage dans mon corps lorsque je dégaine ma lame, que ce soit Haku ou cette autre arme du Clan, elle me laisse un goût si amer.
Oh allons, ça n'est sûrement pas si mal, tu as quand même l'air de t'y plaire?
Oui, et je sais à quel point ça serait facile. Facile de céder, de baisser les barrières de mon esprit et de débrider cette force, la laisser me mener au-delà de tout ce que je pourrais espérer. La force...
Oui, la force. La puissance. La précision. Cette possibilité d'avoir la chance de sauver tes "amis". D'arrêter ces joueurs qui veulent vous voir vous faire tuer pour le plaisir. Elle est là tu sais, juste à ta portée.
Suffit.
Je ne sais ce qui m'enrage le plus. De savoir ce qui nous attends après avoir détruit Akajiku ou bien de ne pas encore réussi à effacer cette horreur de ce monde. Tant de gens dépendent de cette quête et leur vie est maintenant si facile à détruire. Il suffirait d'un fou, d'une seule entité malsaine qui contournerait les défenses de la ville et il suffirait d'un sort, d'un seul pour anéhantir cette quête. Tant de choses dépendent de si peu.
Ania rêve de mort plus que jamais. La lourde responsabilité de sa charge lui pèse, comme un collier de bât mal ajusté et l'idée qu'elle sera responsable de la destruction du monde la torture. De nous tous, elle est la plus brave. En effet, depuis le premier jour, il y a toujours eu une mauvaise étoile pour cette jeune femme que je considère comme une petite soeur et pourtant, elle continue de vivre. Elle vit intensément tous les jours que les dieux nous laissent. Elle se donne, elle se tue à la tâche et elle ne sauve jamais de son énergie pour elle-même. Et elle est seule... si seule. Le support que nous pouvons lui offrir a ses limites. Ania a besoin de quelqu'un qui se préoccupe d'elle et d'elle seule. Quelqu'un qui lui ouvrira les portes d'un réconfort exclusif, un support inconditionnel et quelqu'un qui la prendra pour un être humain. Pas une arme, pas un outil, pas une entité de mort, pas une particularité de la nature. Quelqu'un qui la verra pour ce qu'elle est: une femme de chair et d'os, avec un coeur qui n'est pas froid comme la mort. Si Ania doit être la mort, alors il faut réviser notre perception de cette entité.
Wayne m'inquiète. J'ai une confiance aveugle en cet homme. Nous avons étés ensemble depuis notre plus jeune âge et je connais suffisament son caractère pour savoir que cette quête lui dévore l'esprit. Lui dire qu'il gardait trop de choses pour lui m'en a coûté. Je ne souhaitais pas l'offusquer et ça me terrifiais parce que ça n'étais jamais arrivé auparavant. Jamais la facade de Wayne n'avait eut besoin que je ne la contourne. Je savais qu'elle était là mais les circonstances ne justifiaient pas que je m'insère dans quelque chose que Wayne désirait visiblement taire. Mais, ça n'avait non-plus jamais été 'personnel' à ce point. Je suis heureux qu'il se soit ouvert à nous. Un sourire que je sais avoir paru très idiot m'est monté aux lèvres lorsqu'il a pris le temps de parler avec nous pendant que la grand-mère d'Imako parlait avec les autres. Wayne avait répondu à mon appel et cette marque de confiance m'avait et m'emplit toujours de joie.
Mais Wayne est un piège qui attend d'être déclenché. Il est comme cette fin du monde qui nous attends. Comme la magie qui s'accumule autour d'un être avant que son destin ne s'accomplisse et j'espère être là ce jour fatidique. Wayne est-il heureux? Son sourire, sincère? Je le crois incapable de supercherie mais je le connais comme un maître dans l'art de la dissimulation. Il serait atteint d'un mal incurable qu'il n'en parlerait pas de peur de mettre un poids supplémentaire sur nos épaules. Pour le moment, il semble satisfait, autant qu'on peut l'être, compte-tenu de la situation. Et son affection pour Anima fait plaisir à voir. Ils se méritent.
Je me demande bien d'ailleurs comment Anima réussit à s'y retrouver dans tout ça. Son arrivée était comme un soudain coup de vent et elle fut emportée dans le maëlstrom de notre quête. Leviathan semble s'entendre avec elle et son innocence fait plaisir à voir. Son courage aussi. Anima n'a pas encore tourné dos à ce qui lui arrivait et vu les circonstances, elle aurait eut tous les droits et toutes les raisons de le faire. Elle est, je crois, faite d'un matériau beaucoup plus solide que même Akajiku.
Et Jasna. Jasna que je regretterai toujours d'avoir entraînée dans cette quête. Elle a choisit, je sais et jamais je n'oserais lui dire que ses choix ne sont pas à mon goût et une partie de moi se réjouit de l'avoir à mes côtés. Bon, se réjouir n'est peut-être pas assez fort. Il y a une partie de moi qui exige que Jasna soit avec moi. Qu'elle soit à moi parce qu'en ce qui me concerne, il n'y a qu'elle. Certains me prendront bien pour un fou ou un sot, peut m'en chaux. Elle est libre de son destin et Jasna m'a fait découvrir que j'avais un espace vide dans mon coeur taillé juste pour elle. Quand je la vois blessée ou souffrante ou triste ou toutes ces choses à la fois, alors je sens un peu plus du poids de la responsabilité que nous portons tous de nous être engagé sur cette voie qui nous a mené et nous mènera encore sûrement à la tragédie. Jasna veut faire ses preuves. Elle a à sa disposition une puissance immense et sait s'en servir. L'occasion se présente parfois mais... pas assez pour elle, je pense. Et c'est en partie ma faute. Je ne veux pas qu'elle ait mal. Je ne veux pas voir son sang couler ou son visage se voiler de douleur. Elle m'est trop chère. Mais j'ai de plus en plus le sentiment de l'étouffer. Elle ne me dit rien sur cela et je crois parfois que c'est parce que mes craintes ne sont pas fondées. Je l'espère et tente plus souvent qu'autrement de mettre ma fougue de côté pour la laisser mener ses propres combats; qu'ils soient par la force ou par l'esprit.
Elle est la fougue, l'impulsion et la sincérité tout à la fois. D'uns pourraient qualifier son caractère d'intraitable voire même de mauvais mais je ne crois pas que ça soit tout à fait ça. Jasna est têtue, elle sait ce qu'elle veut... lorsqu'elle le décide et ne se gêne certainement pas pour le dire. Mais, c'est également une jeune femme. Une jeune femme très belle et réservée, selon la circonstance... qui est venue en possession d'un héritage d'une valeur inestimable et de qui l'on attend beaucoup. En cela, je la comprends. Un clan entier m'attends dans les îles et je ne sais ce qui se passera si ma mère ne s'éveille avant mes 21 ans... Je devrai invariablement prendre sa place puisqu'elle m'y a désigné. Quelles seront les responsablitiés de Jasna lorsqu'elle devra se trouver un espace, un jardin pour elle? Quels sont vraiment les rôles d'une Miama?
Pourrai-je espérer qu'un jour, elle accepte d'unir sa charge aux miennes?
Tu vas me rendre malade avec ta philantropie. Dors plutôt, tu vas nous donner mal à la tête.
Ces choses sont la toile de notre existence. Quel sera le motif de cette tapisserie lorsqu'elle s'achèvera et que le dernier fil sera coupé?
Ryu Ue
Humeur: ^__________^ pauvre Ryu, ça faisait un moment qu'il ne disait rien, voilà ce qu'il pense...
Musique: 'Dans la forêt des mal-aimés' Pierre Lapointe
