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15 décembre 2006

Voici 10 affirmations me concernant; 5 sont vraies, 5 sont fausses. À vous de deviner lesquelles. J'offre une Terry's chocolate orange au gangant(e).

1- Je suis du type qui croit que lorsque quelque chose doit nous arriver, ça arrivera, sinon, tant pis et qu'un besoin intense et justifié suffit à influencer le cour des événements.
2- J'adore conduire mais ne peux m'empêcher de commenter sur les autres conducteurs autour de moi... et ce, en mal, généralement.
3- J'ai la phobie des hôpitaux.
4- L'argent brûle un trou dans mes poches à chaque paie.
5- Plus je suis déprimée, moins je parle.
6- J'exprime toujours ce que je pense, généralement au moment où je le pense.
7- Chacun de mes persos de donjons étaient et sont encore une petite facette de moi... même Elliot.
8- Je crois fermement que Sean Connery est l'homme le plus séduisant de la planète.
9- Quand une conversation ne m'intéresse plus, je me met généralement à être d'accord avec tout ce que la personne dira et en répondant avec des termes très génériques du style: mmm... oui oui... ah ok... ouain...
10- Je pense que l'abus d'alcool est mauvais, sauf quand j'en suis la victime volontaire.

Voilà, amusez-vous bien.

Aaridys

Humeur: Congé... wow... vive le métro fermé...
Musique: 'God is a girl' Groove Coverage

5 décembre 2006

GUERRE

Ils furent réveillés au milieu de la nuit par les cris effrayés de leurs femmes et les pleurs de leurs enfants. Dans la pénombre, au milieu de la faible lumière projetée par les braises encore fumantes des foyers, les hommes d'Hernystir durent chercher leurs épées dans le noir, ceux qui n'y parvenaient pas aggrippant la dague sans laquelle ils ne dormaient jamais. Dehors déjà, les cris d'effroi se changeaient en hurlements stridents, puis, se joint à ceux-là le chant métallique des premières lames s'entrecroisant.

Dreosan se précipita en dehors du corps de garde, la bouche pleine de jurons contre la boucle usée de sa ceinture, tentant tant bien que mal de s'équiper sans bousculer la foule de jeunes soldats qui se précipitaient dans tous les sens. des rugissements assourdissants leur provenaient de derrière les murs du Taig, des rugissements que Dreosan, en sa qualité d'homme du nord n'aurait jamais voulu entendre ailleurs que dans des contes pour enfants. Si les dieux étaient vraiment justes, pensa-t-il, quelle faute Hernystir avait-elle commise pour s'attirer des ennemis aussi puissants qu'une horde de Hünens? Et que faisaient donc les soldats du Taig?

Le ciel, jusqu'alors voilé par de sombres nuages se teinta d'ambre et ceux qui avaient encore le luxe de lever les yeux au ciel n'eurent qu'un instant pour admirer la beauté d'un ciel embrasé d'étoiles incandescentes. À peine avaient-ils eu le temps de tendre le bras vers leurs boucliers que les soldats accumulés dans l'enceinte du Taig furent criblés de flèches enflammées, chacune faisant mouche avec une précision mortelle. Sur la colline d'Iscrhinnich, le Chaudron se mit à sonner, appelant les alliés d'Hernystir à l'aide.

Les Hünens, géants du nord vêtus de peaux et portant au cou les crânes de leurs victimes descendirent la colline qui menait à la petite vallée où était nichée le Taig, couvrant la distance qui prenant normalement plusieurs heures à cheval en quelques minutes. Dans leur foulée les précédaient toute une horde de monstres; gobelins, orcs et loups sauvages mais des archers qui avaient inondé le Taig d'une pluie de feu, nulle trace.

La vague de ces horreurs se brisa sur les murs solides du Taig mais les Hünens, en avantage de taille eurent tôt fait de déraciner les larges troncs qui en formaient la base, les jetant ça et là, au fi de leur alliés et de leurs ennemis. La masse grondante à leurs pieds s'écartait avec des cris rageurs mais nul n'osa les affronter. Bientôt, une brèche suffisamment grande dans le mur permit à un flot de monstres de s'engloutir dans la ville. N'ayant eu que peu de temps pour se préparer, les citoyens du Taig n'avaient pu qu'élever une maigre barricade derrière laquelle se terraient des lanciers dont les mains moites menaçaient à tout instant de laisser tomber leurs lourdes armes. D'un revers d'un de leurs larges gourdins, les Hünens les éparpillèrent ça et là, à la merci des loups qui se ruaient sur les corps offerts avec des hurlements à glacer le sang de ceux qui en avait encore coulant dans leurs veines.

Dans la cour du Taig, Dreosan hurlait à qui voulait l'entendre, tentant de rassembler les troupes survivantes. Les soldats éparpillés écarquillaient les yeux de peur, plusieurs d'entre eux se terrant sous les toits et les rabats de la citadelle. Une deuxième volée de flèches avait suivit la première de peu et si moins d'hommes étaient tombés sous les coups de celle-ci, plusieurs d'entre-eux avaient été pris d'une frayeur qui prenait racine dans l'ombre des temps. Un homme avait identifié une flèche, toute de blanc empennée et les runes marquées le long de la hampe; les Renards Blancs! Des démons du nord, pires que les Hünens et une légende revenue à la vie. Si les Hünens servaient de démons pour faire peur aux enfants, la mention seule des Renards Blancs suffisaient à faire taire une compagnie entière d'hommes bien armés et aguerris. Si ces diables s'étaient alliés avec cette armée de monstres, alors Hernystir avait vraiment perdu la faveur des dieux.

Où était le roi? Où était Lluth alors que son peuple se faisait massacrer dans la noirceur de la nuit?

Le tonnerre se mit à gronder et Dreosan jura encore abondamment. Si la pluie se mettait à tomber maintenant, c'en était fini du peu de résistance que lui et les hommes survivants pourraient offrir. Il allait lancer un cri pour la retraite; peut-être espérait-il, arriveraient-ils à se barricader dans les halls de la citadelle lorsqu'un éclair foudroya la cour intérieure. Aveuglé, Dreosan chercha à tâtons pendant un moment et mit la main sur l'épaule d'un de ses hommes. Il approcha son visage de son compagnon d'infortune, recouvrant la vue peu à peu. Sa première vision lui fit souhaiter n'avoir jamais recouvré l'usage de ses yeux.

Il avait posé la main sur un cadavre. L'homme qu'il avait touché était mort sur ses pieds, touché par la foudre et calciné en un instant. Le corps, horriblement brûlé fumait encore et commença à se détacher en pièces charbonneuses. Dreosan recula, ravalant la bile qui lui remontait dans la gorge et leva le regard vers les marches qui menaient au Taig. Ce qu'il y vit fut pire que l'homme qui gisait en cendres à ses pieds. Une figure sépulcrale se tenait debout au sommet des escaliers, le capuchon d'une cape blanche comme neige repoussé, dévoilant une créature diabolique aux yeux d'onyx et aux lèvres retroussées dans un rictus qui dévoilait un rang de dents aussi blanches que la cape et des gencives si rouges qu'elles auraient pu être faites de sang entièrement. Un Renard Blanc se tenait là, avec dans sa main une dague souillée de sang. Son sourire, s'il en était un, s'élargit lorsqu'il vit Dreosan debout sous le proche de l'écurie. Vraisemblablement, il était le dernier homme debout de tout le Taig. En dehors des murs, les cris avaient cessés mais les grognements et les rugissements des monstres n'avaient pas diminués.

Ton roi est mort, humain et bientôt, toi aussi.

Dreosan crut entendre les paroles résonner dans son esprit. Le Renard Blanc n'avait pas esquissé un geste mais l'homme n'aurait pas pu bouger s'il avait voulu tant son coeur était saisi de terreur. Un autre éclair fendit l'air. Dreosan ne cligna pas des yeux. Lorsqu'il recouvra la vue de nouveau, de longues minutes plus tard, le Renard Blanc avait disparu.

Le roi!

Animé par un instinct plus puissant que sa peur latente, Dreosan se précipita dans les escaliers et gravit les marches du Taig deux à la fois. Son entrée dans le Hall résonna dans la pièce étrangement silencieuse. Au fond, sur le trône, Lluth agonisait, sa fille Maegwin à ses pieds, pleurant. Une fumée âcre emplissait la pièce et sur le sol, les cadavres des membres de la famille royale jonchaient le sols. Ceux-ci n'avaient pas été tués par des monstres sauvages nota Dreosan en passant rapidement entre eux. C'était l'oeuvre des Renards Blancs, chaque coup précis et mortel. Sur son trône, Lluth gémissait, un filet de sang s'écoulant de sa bouche à chque expiration rauque.

Dreosan s'élança et aggripa le roi sous les aisselles. Maegwin, surprise par son arrivée s'était levée pour protester mais quand le soldat lui intima d'un geste de la tête de mener le chemin vers les anti-chambres du palais, elle comprit et se faufila devant lui, ouvrant et refermant les portes devant lui et son fardeau royal.

Le trio déboucha dans les cuisines de la citadelle où s'étaient barricadé une bonne partie de la maisonnée. Avec l'aide supplémentaire de ces bras et des quelques soldats qu'il avait pu rallier en chemin, Dreosan mena tout ce monde vers l'arrière de la citadelle et rapidement, sur les plaines sombres qui menaient aux montagnes de Grianspog. Les collines étaient riches de tunnels et d'anciennes grottes qui dataient d'un autre temps et Dreosan savait y trouver un refuge pour ce qui restait des survivants du Taig.

Dans leur fuite, l'homme du nord prit un temps pour se retourner et marquer dans son esprit l'image du Taig, couronné de flammes et habité par une horde de créatures monstrueuses. Il jura qu'Hernystir retrouverait un jour son pays et aurait sa vengeance. Mais pour le moment, il fallait fuir.

Fuir dans la nuit.

Aaridys
'Destiny is what you make of it.'

Humeur: Mmm... épique
Musique: 'Safe Passage' Last Samurai OST

2 décembre 2006

Eolair of Nad Mullach

Beaucoup se demandent, voici donc un preview (ô DM, soit assuré que tu recevras la version intégrale de tout ça puisque certains détails sont 'for your eyes only', évidemment ^_^)

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Éolair, comte de Nad Mullach, chevalier du roi Lluth et émissaire de l'étranger, voici son histoire, voici sa douleur.

Bordé d'océan et de montagnes, le pays de Lluth, situé à l'est du continent, était un pays de liberté et de grands espaces. Lluth avait conservé l'indépendance de son pays et son peuple était florissant. De sa famille, Lluth avait une fille, grande et sauvage Maegwin ainsi qu'un fils, l'impétueux Gwythinn. Âgé mais respecté, Lluth faisait régner la justice dans son petit pays.

Puis, le temps obscurs arrivèrent. On entendit vite des rumeurs d'un envahisseur venant de l'ouest. D'une armée composée de monstres et d'un millier de soldats, assoifée de pouvoir. Une citée entière avait été ensorcelée par le chef de cette grande armée et résistait encore... mais pour combien de temps? La sorcellerie avait refait son apparition dans le monde, amenant avec elle un temps surnaturel, l'hiver au milieu de l'été, la mort au lieu de la renaissance du printemps. Lluth acceuillit les nouvelles avec intérêt mais préféra demeurer neutre.

Le temps arriva que l'envahisseur, non-content de ses conquêtes de l'ouest détacha une partie de son armée en l'envoya vers l'est. Il n'y eu pas de conseil, pas de guerre non-plus, ils nous tombèrent dessus comme des vautours sur une charogne; au milieu de la nuit, dans le secret de la noirceur. Le pays de Lluth fut brisé à l'échine en l'espace d'une nuit.

Blessé mortellement, Lluth rassembla son peuple et avec l'aide de Maegwin se cachèrent dans les tunnels des montagnes. Je vis mon roi agoniser longtemps avant de trouver la mort et Maegwin, toujours à ses côtés, sombrer lentement dans la mélancolie. Gwythinn, alors envoyé comme émissaire en pays étranger ne revenait toujours pas. Le peuple se tournait vers Maegwin mais la princesse, elle, se tournait vers le néant. Je vis son esprit se perdre dans les méandres de rêve éveillés qui lui laissait sur le visage une expression que je n'avait vu que sur les visages des simples d'esprits sur la place publique de Nadrachnn.

Puis, une idée vint en tête de notre princesse, une idée qui fut sa perte. Elle dit avoir rêvé des elfes, nos anciens alliés et d'une citée enfouie sous les montagnes. Elle se mit en quête de cette citée, abandonnant le peuple à lui-même. Éolair, alors revenu de sa mission dans le sud vit le changement de notre princesse et je reconnu son inquiétude. Il l'accompagna alors dans ses pèlerinages souterrains.

Quelques jours après le retour d'Éolair, alors qu'il réussissait lentement à ramener Maegwin vers la surface et ses gens, le corps de Gwythinn fut retrouvé démembré, étalé ça et là sur la plaine au pied de la montagne. Maegwin se referma comme une huître et se relança dans sa quête des elfes avec un acharnement frisant la folie.

Après plusieurs mois de recherches, Maegwin revint un jour des profondeurs de la montagne le visage couleur de cendre, avec Éolair à ses côtés, le visage crispé et dur. La princesse se cloîtra dans ses quartiers à partir de ce moment et jamais plus elle n'en ressortit. Éolair nous expliqua qu'une citée elfe existait réellement sous la montagne mais qu'elle était abandonnée depuis des siècles. Il n'y avait donc pas d'alliés pour sauver le peuple de Lluth.

Brisée, Maegwin refusa toute forme de secours et ne toléra que la présence du comte à ses côtés, et ce, même rarement. À chacunes de ces rencontres, je voyais le comte perdre un peu plus de sa contenance.

Des nouvelles arrivèrent qu'un groupe de gens avaient stoppé l'avance de l'envahisseur dans l'ouest. Éolair voulait se rendre auprès de ces personnes et leur demander de l'aide. Maegwin refusa, prétextant que le peuple de Lluth était condamné. Tiraillé entre son devoir et l'affection qu'il portait pour la princesse, Éolair demeura à ses côtés. Peut-être espérait-il pouvoir la ramener parmis les vivants, elle qui se comportait et parlait déjà comme une morte. Le pauvre homme.

Maegwin mourut, la flamme de sa vie s'éteignant comme une torche se consume. Elle se laissa aller dans la mort lentement, sans offrir aucune résistance. Lorsque ce jour arriva, Éolair émerga de la chambre de la princesse avec un regard sauvage, ses yeux bleus éteints et voilés. Il prit ses armes, son cheval et ses biens et partit le soir même vers l'ouest. Il vint me voir avant son départ, me contant brièvement le dernier entretient qu'il avait eut avec Maegwin. De leur dernière conversation, il me dit peu, suffisament, toutefois, pour que je comprenne les motifs de son départ.

À partir de ce jour, je ne revis plus jamais Éolair de Nad Mullach mais j'etendis longtemps les rumeurs d'un cavalier fou, brisé par un désespoir sans nom et habité par l'esprit d'une vengeance qui ne serait assouvie que lorsque le sang d'un ennemi inconnu coulerait sur la terre. Il hante la lande dit-on et offre son épée à qui voudra bien lui offrir de l'aide pour traquer sa proie.

Les Chroniques de Lluth; Chapitre XI: La chute d'un pays
Frère Strangyeard, disciple de Dieu

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Et voilà!
À écouter maintenant pour comprendre Éolair et sa princesse: "Far Away" Nickelback

Aaridys