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5 mars 2008

CET ARTICLE EST 17+
Evanescence - Hello
(post décent d'O'Leary plus bas)
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Doucement effleuré, sagement admiré.

La peau qui se soulève sous la caresse, le tremblement anticipé. Un voile de chagrin, de désir, de peur et de doute mais cette envie qui souffle, qui souffle.
Des visages qui se touchent.

Oh, si doucement.

Les braises qui somnolent, attisées par le contact. Des lèvres douces, si douces qui se caressent et se cherchent. Une respiration, un soupir, l'air qui se mélange et se condense - oui, un fusionnement, une incandescence. La flamme qui s'éveille, elle brûle, elle brûle.

Et si je pose ma main là, sur ton encolure et ta peau se couvre de chair de poule; je sens le tremblement de ta vie sous mes doigts, le palpitement de ton coeur, le rythme de ton vouloir. Et mes doigts qui courent sur toi, des frissons agitent les draps. Est-ce moi? Soupir.

Une peau prend l'air, se secoue et s'électrifie. Pourquoi n'as-tu pas autant de mains ou de doigts pour m'explorer? Mon corps est un instrument, il doit s'accorder. Là, mes lèvres sur ta peau, là, ta nuque, cet espace inconnu, cette peau privée si sensible qui t'arrache un soupir et moi un sourire. Là, encore. Oui. Simple.

Des bras qui m'encerclent, qui me protègent et auxquels je m'abandonne. Un souffle sur ma peau, la baiser d'un papillon peut-être ou sinon, la caresse d'un nuage. Si doux, comme si j'allais me briser sous la force de ce désir. Et me prendre oui car je me donne.

Toucher de ses yeux et de sa bouche et de ses cheveux et de ses mains et de ses bras et de son corps, oui, tout le long de moi un contact incessant, insistant, exigeant. Sur ma peau la brûlure d'une fusion, d'un contact temporel et qui me dévore. Que je me fasse flamme et bois et étincelle et oxygène que je me consumme. Ardeur.

Découvrir, sur cette peau, les marques et les zones de feu. Ma main qui descend, lentement, explore la courbe d'une hanche, la rondeur d'une fesse, l'ardeur de ton désir. Là, tu te tends sur les draps et pousse un soupir. Une douleur? Non. Tes doigts qui s'agrippent dans mes cheveux, cette souffrance si brève, si insignifiante elle apporte le plaisir. Tu tires, les yeux tournés vers le ciel et je m'en réjouis. Ma main sur ton ventre, si doux, qui s'agite et s'enflamme. Là où ma caresse se pose, ta peau crie.

Ivre de toi, je me saoûle, gourmande. Tu protestes, ou peut-être pas. L'air est chaud, humide, lourd.

Ma peau, le long de toi, là où nous ne sommes qu'un et la mer, la houle qui nous soulève, oui. L'océan de l'histoire qui se condense pour s'arrêter. Nos soufflent qui se mélangent, s'accordent et se font la course. La chaleur, la sueur et nos gémissements.
Si fort.

Aveugle, sourde et muette, seule ma peau qui me guide. Chaque instant de chaleur se transforme en tison, en braise fumante qui me marque. Des doigts creusent ma chair et ta bouche me dévore, me fait tienne, pour toujours, sur mon corps, la marque de ton désir. Là, dans l'étau de mes jambes, au coeur de moi, la vague se soulève et t'emporte. Des hanches qui se soulèvent et encore, l'air qui se condense. Tu trembles. Là. Il n'y a plus rien de toi et rien de moi, il n'y a que nous et l'espace et le moment et rien n'est jamais arrivé avant et rien n'arrivera jamais après. C'est le début et la fin de tout, la totalité d'une vie dans un seul moment d'éternité ou rien dutout dans l'éternité d'un moment; le Big Bang dans des draps de satin.

Là, doucement.

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Aaridys

1 comments:

Anonyme a dit...

On se sent soulevés. Comme la houle, tu le dis si bien. Comme l'océan qui se déchaîne, doucement. Comme l'ouragan qui souffle délicatement dans nos oreilles. C'est d'un clair-obscure chavirant et j'ai aimé voguer sur cette étreinte lucide l'instant d'une petite éternité.

Merci!

Cat