Sans tambour ni trompettes,
Est arrivé mon quart de siècle.
Un siècle de moins et j'étais déjà vieille,
Un siècle de plus, je l'aurais été encore plus.
Cognant, trébuchant, avançant aveuglément,
J'ai fais mon chemin et maintenant je suis ici.
Demain, sûrement ailleurs, enfin j'espère...
Des coups, des bleus, des cicatrices j'en ai eu,
Mais aussi autant de bonheurs et de rires,
Sûrement.
À l'ombre de mes malheurs, pessimiste,
J'assiste silencieuse,
Au dénouement de mes actions.
Aux conséquences de ma vie.
Le quart de siècle qui s'agite.
L'horloge qui tourne, les minutes qui tiquent.
Un siècle plus tôt, cela avait-il de l'importance?
Un siècle plus tard, ça n'en aura sûrement plus.
***
Mummy: Tomb of the Dragon Emperor
"C'est tellement abysmal que c'en est vraiment bon!"
Cette citation de ma frangine illustre asser bien nos impressions sur la nouvelle sortie de la série des momies.
Techniquement:
L'editing était beaucoup trop serré. Dans la plupart des scènes d'actions, surtout les combats rapprochés, les plans étaient coupés si rapidement que l'oeil n'arrive pas à se fixer et il n'y a pas moyen de 1: comprendre ce qui se passe, 2: apprécier la qualité du combat.
Le script lui-même est un exemple parfait du modèle typique "momie"; archéologue(s) un peu aventurier déterre un cadavre maudit. La bestiole se réveille et menace de détruire le monde. Les héros doivent donc sauver le monde. S'ensuit des préripéthies rocambolesques, parfois ajoutées d'un peu de slapstick et bien-entendu un peu de mystère, de mysticisme et d'une romance.
Jusque là, aucun problème. Après-tout, les premiers tomes de la séries ont respecté cette règle depuis leurs débuts et la franchise a bien marché. Néamoins, la déception gît avec le flafla qui a été brodé autour de cette structure de base.
Le jeu d'acteur lui-même n'est pas en cause. C'est plutôt ce qu'on leur a demandé de dire et d'agir qui souffre. Le dialogue est cliché, peu avenant et rarement délivré avec sincérité. La profondeur des personnages est inexistante. La trame du narratif est un modèle usé où rien de nouveau n'a été apporté pour rafraîchir le contenu.
Certains personnages sont sur-exploités, d'autres, pas assez. Jet Li, un gros nom d'affiche pour ce film n'a que peu ou pas de temps d'écran. S'attendre à des combats à couper le souffle est une erreur. Personne n'a pris le temps d'exploiter le talent et les possibilités qui s'offraient au niveau de l'action en incluant un athlète du calibre de Jet Li au listing d'acteurs. Même chose du côté de Michelle Yeoh. Cette actrice a plus d'un film d'action dans son sac et beaucoup de charisme. Néanmoins, malgré son jeu impeccable, son personnage tombe à plat. Un duel attendu entre elle et Jet Li ne produit pas l'effet escompté, l'action est brève, lente et rapidement terminé.
L'actrice choisie pour remplacer Rachel Weiz dans le rôle d'Eve, quoique donnant son maximum au personnage passe à côté de la marque. L'impression que j'ai eue est qu'elle a regardé le travail de Rachel Weiz, a étudié le personnage et décidé "non, moi je vais la faire comme ceci..." Nous avons donc droit à une Eve très différente des autres films de la série. Que ceci soit bon ou pas, personnellement, j'ai trouvé que la différence était trop flagrante pour passer correctement.
Même chose pour Alexander, le fils des O'Connell. L'acteur choisit paraît vraiment vieux comparativement à ses parents.
Jonathan, le typique comedic relief des films passés tient la barre solidement et ne perd pas son flegme face au ridicule de certaines situations. J'applaudit son effort et déplore qu'on l'ai laissé en tag-along second-plan.
Finalement, l'équipe technique a, j'imagine, voulu gonfler son rendement en incluant quelques effets CG au film. Quoique le narratif lui-même aurait pu justifier quelques effects spéciaux intéressants, les concepteurs ont choisit d'ajouter autre chose, empilant plus encore les bêtises au narratif pourtant très léger. Sans vouloir révéler quoique ce soit, disons que l'abus de créatures magiques nuit sérieusement à ce film.
Moi et mon frère, on a arrêté de s'en faire au moment où le yak vomit. À partir de ce moment, le ridicule du film nous l'a rendu sympatique et divertissant. Dès qu'il se prend au sérieux, le film devient vraiment ostentieux.
À louer quand il sortira... et encore...
Aaridys
"The ability to speak does not necessarily make you intelligent." Qi-gon Jin SWPM
Humeur: Sombre
Musique: CHOM

1 comments:
JOYEUX ANNIVERSAIRE EN RETARD!
Je te souhaite, pour ce quart de siècle tout nouveau, tout ce que tu désires le plus. En même temps, place à la santé, au bonheur, à l'amour, à la créativité, aux sous (parce qu'honnêtement on ne peut pas s'en passer)... J'espère que ta convention va être des plus agréables, j'espère que ta fin d'été va être appréciable et j'espère également que lorsque j'aurai enfin déménagé (ce qui est today btw), nous pourrons nous trouver une petite soirée pour aller manger des sushis et jaser un brin!
Fais attention à toi, sache que tu as une petite place au soleil dans mon coeur et bonne chance avec le reste!
Marzcatou xxxooo
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