CLICK HERE FOR THOUSANDS OF FREE BLOGGER TEMPLATES »

16 octobre 2008

La Décision

Il y avait eu à ce moment un silence terrible.

Un silence hideux, rempli de fiel et de pus; rempli de rancunes, de déceptions et de colère, un silence impuissant.

Le genre de silence qu'un homme ne peut affronter, que personne ne peut empêcher d'arriver mais que tous redoutent pire que la mort.

La mort eût été plus simple.

D'autres diraient que la mort aurait été la solution d'un lâche - ils ont tort.

Aucun homme brave n'aurait pas redouté le silence de cette décision. Aucun homme sain de corps et d'esprit, fort de sa volonté et sûr de ses capacités n'aurait pu résister au poids de ce choix.

Se battre pour protéger ceux qui lui sont chers il le faisait depuis qu'il avait 16 ans. Néanmoins, jamais ce combat, ces sacrifices qu'il faisait de sa personne pour une autre multitude ne s'étaient retournés contre lui. Jamais les visages des gens qu'il tentait de protéger ne s'étaient tournés vers lui, accusateurs, leur bouches pleines de récriminations, pleines de malédictions et de reproches. Pourtant, en ce jour, il les avaient tous vu et ils hurlaient.

Partir ou rester, le résultat était presque le même.

Il avait cru pouvoir se réconforter auprès d'Héléna. - à tout le moins, obtenir une réponse.

Il eut les deux, mais pour un prix.

Nova, Lunar, les Watchers, Gen, Collin; ils avaient tous joué un rôle dans la satyre de l'existence. Pire, certains l'avaient supporté, avait tenté de la manipuler, de changer le cours des choses. Si Gen avait été le père de l'enfant d'Héléna, Collin ne serait pas né... les pouvoirs de Kami et du Berserker d'auraient jamais trouvé corps unique. La ligné d'Arthur aurait perduré calmement, à l'abri des grands remous du monde.

Et lui, soldat sans nom, sans pouvoir autre que celui de son coeur et de ses bras; homme dans les veines duquel coule le sang d'une immortelle, il avait tout gâché.

Dès qu'il avait posé les yeux sur elle, c'était comme si soudainement, l'air s'était matérialisé dans ses poumons; comme si de sa vie, il n'avait jamais respiré avant ce moment. Elle était cette image dont tout homme rêve, à sa façon, dans le secret de son coeur. Leur histoire commençait seulement.

Collin était né. Un enfant dont les pouvoirs dépasseraient l'entendement un jour. Un enfant dont le sang n'était pas ce qu'il devrait être; le produit d'une combinaison interdite. Et pourtant, un petit garçon heureux dont les yeux, remplis de l'avenir du monde ne voyaient pas le mal autour de lui; son chemin, qui aurait crû qu'il le menât si loin...

***

La gorge en feu, la poitrine douloureuse, il avait couché sur la feuille de leur conversation les craintes, les doutes, les peurs et les faiblesses de toute son existence. Il exposa la torture qu'il s'imposait chaque jour en côtoyant Collin sous les traits du protecteur dédié.

Mais Collin savait. Il avait toujours su.

Gen aussi.

Il avait cru souffrir ainsi dans le passé. Il avait tort. Rien n'avait égalé le remords qui avait tordu son coeur face à cette révélation. La douleur, comme un étau de feu dans sa poitrine s'était emparé de lui alors que ses souvenirs de dévoilaient sous une lumière encore plus cruelle, encore plus à vif.

Tant de temps perdu! Tant de joies et de bonheurs gaspillés, éparpillés au quatres vents comme autant de feuilles d'automne.

Tant de mensonges inutiles! Cruel pour lui, cruels pour Collin!

Tout ce qu'il avait cru être juste, tout le jugement et la punition qu'il s'était imposé et avait acceuillit avec satisfaction parce qu'elle lui était due! - gaspillés, inutiles!

Il s'était arraché le coeur, avait muselé ses sentiments, tut l'appel de son sang pour son fils toutes ces années pour une culpabilité qui n'avait pas de raison d'être! Pour une chimère, une illusion, une image de brume.

Pleurer lui avait alors paru salvateur. Il n'avait pas de rage à donner. Il était anéanti.

Il se sentait abject d'avoir causé tant de tristesse à Collin. Il se dégoûtait tellement, sa peau lui faisait horreur. Comment pourrait-il jamais lui demander pardon? Comment pourrait-il jamais regarder Gen en face?

***

Il avait choisi de partir.

Partir parce qu'Hime souffrait et ça, il ne pouvait le supporter.
Partir parce qu'où il irait, il était un homme traqué et il était fatigué de courir.
Partir parce qu'une enfant était prisonnière, la petite soeur de Darya, sa meilleure amie.

La décision de Sayako lui avait déchiré le coeur. Les liens qu'ils avaient tissés ensemble, il les chérissait. Néanmoins, il comprenait sa réserve et quoiqu'il avait souvent dans le passé critiqué ses choix, il ne pouvait la blâmer de vouloir protéger les siens. Aucun lien direct ne la motivait à se lancer dans une mission suicidaire qui ne se terminerait peut-être même pas de notre vivant... si nous y survivions.

Elle allait lui manquer.

Il avait aussi peur pour elle. Maintenant qu'il se jetait dans la mêlé, elle serait traquée aussi pour ses liens avec lui.

Il détestait cette peur mais elle était les éperons de son courage; toujours elle s'enfonçera dans ses flancs, jusqu'au sang.

Aaridys
By three methods we may learn wisdom: First, by reflection, which is noblest; Second, by imitation, which is easiest; and third by experience, which is the bitterest. Confucius

Humeur: Reposée mais le voisin est bruyant...
Musique: Evanescence "Call me when you're sober"