CLICK HERE FOR THOUSANDS OF FREE BLOGGER TEMPLATES »

30 mai 2010

Paté chinois perse

AVERTISSEMENT: CECI SERA UN "RANT"... of sorts...

J'essaie de rendre mes critiques de film justes et les plus objectives possibles. Néanmoins, une critique demeure une critique et reflètera invariablement une partie de mes opinions. Et donc...

Qu'arriveverait-il si Indiana Jones, Lord of the Rings, Pirates of the Carribean et Monthy Python fusionnaient?

CECI!


Parlons-en, justement.

Après avoir visionné ce nouveau segment de la course cinématographique printanière, je dois persister et signer; cette année me fait pitié.

Hypothétiquement parlant, décidons que le printemps a commencé en avril.
Semaine 1: Rien... bon!
Semaine 2: "Date Night" avec Carrell et Tina Fey. Une comédie romantique pour commencer la saison. OK...
Semaine 3: "Kick-Ass" Encore à dire?
Semaine 4: "The Losers" Réchauffé...
Semaine 5: "The Human Centipede" Le seul mérite de ce film est d'avoir redéfini les barrières de "Brain Dead" et "Bad Taste" L'horreur de série B a trouvé une nouvelle voie.
Semaine 6: "Iron Man 2" Triste... triste...
Semaine 7: "Robin Hood" Solide, sobre, sévère, honnête. C'est un début! Finalement!
Semaine 8: "Shrek 4" Si vous êtes encore capables de le supporter...
Semaine 9: "Sex & the City 2" ............................................................... SUIVANT! "Prince of Persia"

Nous y voilà donc! Pas encourageant n'est-ce pas?

Mais voyons!
Je vous réfères au blogue du 30 décembre 2008 où je tentais de prédire la catastrophe qu'allait devenir Prince of Persia aux mains de Jerry Bruckheimer tout en gardant espoir. Et mes lecteurs, je sais que je vais sonner horriblement prétentieuse mais je ne peux m'en empêcher...

J'AVAIS RAISON!
À mon plus grand chagrin.

Maintenant j'ai compris ce que Marc ressentait lorsqu'il disait que Michael Bay avait violé Transformers pour lui. Jerry Bruckheimer a non-seulement violé Prince of Persia, il a ensuite... AH!!! .... c'est indescriptible!

Bon, je m'explique... maintenant que ces propos choquants sont passés.

Par où commencer sans me répéter (voir décembre 2008!!)...

Les décors:
Quelqu'un a fait ses devoirs... ou bien a joué à PoP. Plusieurs de plans intérieurs étaient superbes et rendaient justice à l'opulence de la Perse mais aussi au visuel du jeu. Les extérieurs étant moins élaborés, je lève toutefois mon chapeau à la représentation de la cité d'Alamut. Le peintre de mattes a bien capturé les tourelles et dômes qui sont les icônes de PoP (on s'imagine tous en train d'acrobatiquement les escalader!)

La musique:
Pas vraiment un positif mais pas de négatif en soi. Harry Gregson-Williams signe une trame sonore typiquement Bruckheimer, mais sans les basses de Hans Zimmer ou les cuivres de Klaus Baldet ou même les cordes de John Williams. Ordinaire, la trame m'a un peu rappelé SpiderMan 3 avec ses signaux musicaux qui annonçent tel ou telle sorte de scène avec tel ou telle sorte d'émotion. Pour le spectateur paresseux qui a besoin de se préparer d'avance à ressentir quelque chose.

Les costumes:
Encore ici, les designers on fait leurs devoirs. Le Prince passe de Warrior Within à PoP sur la PS3, ce qui est amusant. Toutefois, il aurait été plaisant d'avoir un peu de Sands of Time (après tout c'est là le titre du film!) dans le costume et un peu de fan-service aurait ici été tellement simple! Une manche ici, une manche là... ha ben le reste aussi tant qu'à y être! Vous voyez ce que je veux dire???

La photographie:
Décevante. Trop de gros ou moyens plans. Les panoramas sont ordinaires et utilisés aux mauvais moments. Là où Lord of the Rings nous faisait découvrir la Nouvelle-Zélande, PoP laisse tomber et on se fait servir des plans typiques (lire ici "ordinaires" j'essayais d'utiliser des synonymes!) de dunes, déserts de rocailles etc... Le plan qui nous dévoile une vue splendide des Himalayas est gâché par un resserrement de la caméra qui nous force tout près des personnages et loin de l'univers splendide dans lequel ils évoluent.

La découpe (editing):
Mike Newell et Jerry Bruckheimer... *soupir* on dirait qu'un karatéka sur le speed et la mesca a demandé à son ami atteint de Parkinson de filmer ses excercices alors qu'il était ivre! Les scènes de combats plairont aux fans avides d'action. Elles sont, j'en suis certaines, merveilleusement bien orchestrées. Toutefois, on les apprécieraient beaucoup plus si l'editing n'était pas si serré que je me suis demandé s'ils roulaient la caméra à 24fps ou bien plus lentement (moins il y a de "frames" par seconde, plus le mouvement est rapide).

Scénario/Personnages:
Gros chunk ici et peu de positif. En termes de fan-service, on ne reçoit rien. Le Prince a un nom, Farah est passée à Tamina et n'est pas indienne mais quelque chose d'indéfini; pas vraiment perse, mais pas vraiement rien d'autre. Le Prince n'est pas vraiment un prince, c'est un fils adoptif sorti des rues. Il n'y a pas de méchant Vizir, juste un méchant mononcle, des frères unidimensionels et un père/roi qui débite de belles phrases fleuries pleines d'honneur et qu'on a entendu au moins 1 million de fois auparavant. Le Prince est un melting pot des 3 jeux de la PS2 et du PS3. Peu de candeur, peu de naiveté, beaucoup d'arrogance et de suffisance ce qui nous donne un Prince difficile à aimer de prime abord et avec qui il est difficile de se réconcilier lorsqu'il tente de paraître humble et noble. Les scénaristes ont voulu jouer la carte de l'orphelin des rues dont la valeur surpassera celles des nobles avec qui il aura grandit. Néanmoins, en rendant le personnage "cocky" et flamboyant, on a plutôt l'impression de voir quelqu'un se battre avec un trouble bi-polaire.

Il y a trop de plot-holes pour que je les aborde tous. À chaque fois que le fil du script prend forme, quelque chose de nouveau est ajouté qui ne fait pas tout à fait de sens, voire-même qui contredit l'action précédente. Au final, on est pas trop sûr exactement qu'est-ce qui est censé sauver l'univers même si les personnages, eux, savent où ils vont! On finit par hausser les épaules, WTF anyway?

Les personnages secondaires sont horribles et je m'attendais quasiment à voir John Cleese et sa bande débarquer et débiter une stupidité de plus. J'avais des échos de Clash of the Titans et c'était déplaisant. Évidemment, on a eu droit à un combattant africain hyper silencieux et puissant, ne faisant rien sauf à la toute fin où il devient un élément pivot du dénouement... go figure!!

Des répliques usées... ce film aurait pu être recréé avec un million d'autres. "The stars are veiled"..... ouaip!

Jeu d'acteurs:
Jake Gyllenhaal/Prince Dastan; il essaye ben fort! Est-ce de sa faute ou la faute de la direction? J'ai du mal à le dire. Il a le look et le physique de l'emploi, les grands yeux bleus innocents et la barbe mal faite. Il fait des backs-flips, court sur les pôles, s'élance des toits et nous sert un très beau "leap of faith" mais là s'arrête la comparaison. Je m'en réfère à mes commentaires sur le scénario. Je pense qu'il a fait de son mieux avec les moyens qu'on lui donnait.

Gemma Arterton/Princess Tamina; elle, elle m'a énervée. Farah était fendante, aguichante et déterminée. Tamina est arrogante, désagréable, infantile et têtue. Son accent britannique, sa moue chigneuse... non. Désolée mais non. Sa performance était sans profondeur ni subtilité. Le meilleur exemple est sa toute première scène seule à seule avec le Prince dans le désert. Mauvais editing ou performance accélérée? Tout dans ce film semble vouloir se dépêcher vers la fin. Et pourtant on n'en peux plus de le voir finir!

Ben Kingsley/Nizam; le méchant mononcle! La performance la plus constante du film. Attention, j'ai pas dit époustouflante, seulement constante. Ce qui la rend plus agréable que le reste!

Maintenant j'aimerais attirer votre attention sur les gros méchants en noir qui tirent des couteaux d'un gant mécanique, parlent aux serpents et tournent sur place; dans le film, leur clan s'appele les Hassansins.

Oui,

Les H(assa)n(sins) Je vous laisse savourer. Quelqu'un avait manifestement mangé trop de crème glaçée, trop vite au moment où ce "titre" a été choisit.

Tout le reste du cast "secondaire" ne mérite même pas à mes yeux d'être mentioné. Leurs performances respectives reflétaient l'horreur d'un mauvais script/directeur/acteur. Sans dimension, sans chaleur, sans intérêt.

Direction:
Mike Newell... l'homme qui nous a donné X-Men 1 et 2... puis Superman Returns... Harry Potter 4... vous voyez où je m'en vais avec tout ça? N'uff said.

FAN-SERVICE:
Après l'intro pénible de la vie d'enfant du futur Prince, nous avons droit à environs 20 minutes de fan-service Ubisoft. Les mouvements de caméra qui nous révèlent le parcours à suivre, le puzzle des portes, le "leap of faith" et quelques acrobaties spectaculaires. Wohoo!!! PoP!!! ....................... et puis après c'est fini!

Ah, la dague et les sables du temps... c'est vrai!! Finalement, on va en parler... après tout, c'est ce qui fait de Prince of Persia... Prince of Persia non? Ok, elle a l'air de ce qu'elle a l'air. Elle fait ce qu'elle a à faire et le sablier aussi. Au moins, Newell n'a pas ajouté l'injure à l'insulte en démolissant ce qui fait Sands of Time... Sands of Time! Mais c'est si peu, trop peu, trop tard.

Donc, personnellement, j'ai été cruellement déçue par cette production et toutes mes peurs se sont réalisées. Je suis satisfaite d'avoir été le voir, sinon je n'aurais pas pu être tranquille. Néanmoins, la seule raison pour laquelle je ne place pas ce film dans le même panier que Clash of the Titans est pour l'esthétique visuelle. Au moins, ces gens-là, ils avaient compris/joué/recherché/respecté PoP.

C'était long, merci de m'avoir lue!

Au fait, sur une petite note, je sais je plusieurs d'entre-vous en ont marre que je me plaigne de tout quand je vais voir un film. J'essaie d'objectiviser mes commentaires mais j'essaie aussi de donner mon opinion. En tant que spectatrice, je veux bien me laisser "divertir" mais il y a une marge entre "amuser" et "abuser". Prendre un spectateur pour un idiot est à mon avis la pire insulte qu'une équipe de production puisse faire. Donnez-nous un peu de crédit et nous en donnerons en retour.

Merci.

Aaridys
"Every great film should seem new every time you see it." Roger Ebert

Humeur: Soulagée!
Musique: "Not going anywhere" Keren Ann

1 comments:

Anima a dit...

lol tu ne fais que confirmer ce que je craignais depuis le début avec ce film. médiocre à la limite de ne pas voir nos yeux fondre. Je ne m'attendais pas à grand chose, mais au moins tu me rassure au moins qu'ils ont un minimum respecter l'essence général de PoP. pas comme cet horrible massacre qu'est Resident evil... eurk...