CLICK HERE FOR THOUSANDS OF FREE BLOGGER TEMPLATES »

2 mai 2004

Le thème du jour: "Endurance"

Épuisez-vous de la manière la plus plaisante possible!:

Commencez d'abord par un chaud après-midi en ville,
Ajouter une soupçon de souper en bonne compagnie,
Relevez le tout de conversations hilarantes.
Lorsque tout est au point chaud, incorporez un trajet à travers Montréal,
N'oubliez-pas d'ajouter une pincée de cafféine.
Terminez par un retour au bercail sans anicroches et décorez d'une nuit blanche (parce que vous avez malencontreusement oublié que le café, ça ne vous réussit pas!).

Afin de relever le sentiment d'épuisement et pour lui donner un goût amer:
Incorporez une bonne dose de travail manuel sous un ciel de plomb,
4 petites filles qui courrent et crient partout,
Une jument qui vous charge et qui rue et un autre qui se cabre,
Et n'oubliez-pas la tasse d'oestrogènes (vraiment quel timing!) afin de compléter le tout.

Sans blague...

J'aime ma vie sociale, j'adore ma vie sociale et je ne suis ni ironique ni sarcastique, MAIS! Je suis paresseuse, et fière de l'admettre! Donc, lorsque je sais que je dépenserai de l'énergie un jour (et une nuit!) j'aime bien avoir le lendemain pour la récupérer. "Et le septième jour elle se reposa." Un truc du genre? Le dimanche n'est-il pas jour de repos? Ah bah, c'est ma paresse qui parle, ne l'écoutez pas!

Bon, alors attention, tous ceux qui n'y connaissent rien ou qui s'en foutent, vous pourrez sauter ce passage. Je vais parler de l'écurie. Holà, j'en entend qui prennent leurs jambes à leur cou! ^_^

Il est évident que j'adore l'équitation (attendez ne partez pas tout de suite!). Duh, j'en parlerais pendant des heures. On me demande souvent (et surtout chez les jeunes) pourquoi j'ai commencé à monter à cheval. La raison principale est bien-entendu évidente, j'adore ces bêtes! Pourtant, les cavaliers débutants réalisent bien vite que monter à cheval et se pâmer devant le-dit animal n'est pas dutout la même chose. Un cheval, c'est beau, ok. C'est doux, c'est généralement gentil et c'est beau à regarder (j'ai pas déjà dis ça?) Ah oui, et c'est beau hein? Voilà. Mais un cheval, et là je parle d'expérience, ça peut-être salaud (ou salope). Ça peut être méchant, mesquin, sournois et violent. Et quand 1 tonne de muscles de jette sur toi, tu te tasses, et vite! La seule chose qu'un cheval ne fait pas c'est parler dans ton dos et à moins de vraiment le traumatiser (et c'est long!) d'être rancunier. Un fer dans le front, sur la cuisse ou sur la main, surtout quand c'est un postérieur, ça fait mal, longtemps. Longtemps que tu ne dors plus sur le ventre pour une semaine et tu as un bleu instantané qui passera par toutes les couleurs dégueu que peuvent prendre les bleus.

Monter à cheval n'implique aucune relation visuelle avec le cheval. Combien de fois ai-je hurlé à mes élèves, "regardes où tu vas!" Bon sang est-ce que j'admire le capot de ma toto quand je roule à 120km/h sur la 13?! Enfin, quand tu as 21 ans et quand tu as 8 ans, c'est pas pareil j'imagine. Monter à cheval, c'est se servir de ses yeux comme d'un guide et de son corps comme d'un sentier. Le cheval suivra les lignes directrices des appuis physiques bien plus qu'une simple tension dans la rêne. L'objectif, comme A me l'a si bien dit jeudi dernier, c'est de donner l'impression que même si toi, à cheval, tu n'as l'impression de tenir qu'à un maigre fil, cela ne doit pas paraître aux yeux des autres. Tout un show non? Mais là je dévie du sujet.

Monter à cheval, ce n'est pas lié aux "oh!" et "ah!" que matante fait en s'arrêtant sur le bord du chemin lorsqu'elle voit un cheval dans un champ. C'est savoir qu'on est arrivé short devant un obstacle, qu'on a atterit du mauvais pied et que maudit, on n'a pas couvert sa foulée dans la gymnastique. Que peut importe à quel point la pouliche a bon caractère, quand elle se dérobe des sauts, il faut la punir d'une façon ou d'une autre. C'est savoir maîtriser la peur qui nous vient lorsqu'on s'apperçoit qu'un cheval, ce n'est pas un vélo et que oui, ça pense et que oui, ça lui arrive de ne pas avoir envie d'aller à droite ou d'avancer point. C'est découvrir le petit côté dominant en nous et s'affirmer un peu. Lorsqu'on a comprit ça, on est déjà un meilleur cavalier. Pour les autres, ça s'arrête quand le cheval n'avance plus. Que nous reste-il alors? Descendre, rentrer à l'écurie et avoir honte, soudainement, face au cheval qu'on aurait dû monter, de ne pas lui avoir donné notre 200% parce que lui, même si on ne s'en apperçoit pas (on est d'ailleurs convaincu que c'est une sale picouille qui ne vaut rien!), donne toujours son maximum. Mais ça, c'est si on reste assez longtemps pour voir les rubans et entendre les histoires de tous ces cavaliers qui ont monté cette "picouille" et en sont aujourd'hui sortis grandis.

Wow, mais que de philosphie!
Sur ce, bonne nuit!
Montana's Gal