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24 avril 2007

Beyond Immon's Gate
Kernios, Earthlord, sleeper of stone,
Take this soul in your arms as this body fades,
In the cool wet soil that is your home.
Beyond Pig's Gate,
In the land of Twilight.
Think of those still above, weeping and alone,
A gentle prayer, Kernios Hades,
In the dark hall that is your home.
from Tad William's Shadowplay
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La nuit du désert se refermait lentement sur les voyageurs. Ceux, trop épuisés pour continuer tombaient là où ils étaient et se lovaient au creux des dunes un espace suffisant pour dormir. D'autres, plus chanceux, montaient tentes et abris et tentaient tant bien que mal de s'accomoder aux rudes conditions d'une nature ingrate.
Les étoiles le fascinaient. Sous leur regard scintillant tant d'hommes et de femmes s'étaient connus, avaient aimés, haït et étaient morts et toujours elle étaient là, toutes les nuits et comme il l'avait apprit tout jeune, tous les jours également. Les étoiles, avait dit son père, seront toujours dans le ciel pour guider l'homme qui a perdu sa route. Il suffit simplement de lever les yeux et elle seront là. Il serra les dents mais cessa rapidement, sa mâchoire lui faisant trop mal. Que pouvait faire les étoiles quand le chemin perdu n'était pas sur cette terre?
Son corps, lézardé de coupures et de bleus portait la marque de cet égarement. À chacun de ses mouvements, un muscle protestait ou parfois, il le craignait, un os. Il avait perdu deux molaires et de sa bouche, il n'arrivait pas encore à effacer le goût amer et métallique du sang. Il avait refusé les soins immédiats d'Anima et d'Ania. Mais les blessures de son corps lui importaient peu pour le moment, moins que celles de son esprit qu'elles reflétaient.
Alors qu'il se précipitait dans la château impérial, il n'avait pas eu le temps de questionner le serrement de peur qu'il avait ressenti lorsqu'Ania avait lui la sentence de mort de Genma. Il avait réagit, tout simplement. Un acte automatisé qu'il avait brièvement analysé alors qu'il ouvrait une quantité indécente de portes aux étages supérieurs mais qu'il avait rapidement placé de côté pour plus tard lorsqu'il l'avait finalement retrouvée, amorphe et sans réponse.
Maintenant, tout en achevant sa réserve de bandages en tentant de mettre son bras en écharpe, la réponse lui apparaissait trop clairement pour qu'il ose même y songer. En fait, sa réponse, il l'avait eue lorsque le fou d'empereur avait décidé de lui démontrer son attachement pour Genma. Mais de ces longs instants, il préféra rien se remémorer, sinon de la vue de son corps exposé, torturé et manipulé négligement, comme un enfant ferait d'une poupée trop vieille pour être vraiment chérie ou d'un homme d'une catin qui a passé ses jours de gloire. Il chassa vite les images de sa tête. Il se crispait à chaque fois qu'il y pensait et son corps lui rapellait diligement les tourments pas lesquels il était passé.
Lorsqu'ils étaient sortis, elle n'avait pas voulu qu'il ne la touche. Il avait compris mais le temps était mal choisit. Ravalant son orgeuil et son inquiétude, il avait préféré lui indiquer qu'elle n'avait qu'à ne pas le considérer comme un homme mais comme un allié; un outil pour se sortir du pétrin, tout au plus. Maintenant, elle ne faisait pas grand cas de ce qui s'était passé et il ne savait si c'était parce que la drogue lui avait effacé la mémoire, qu'elle avait vécu pire ou bien, comme il le suspectait, qu'elle était bien trop orgeuilleuse pour n'en monter trace. Cela lui convenait parfaitement. Il préférait ne pas trop attirer l'attention, après l'horrible scène qu'il avait causé en sortant de la ville.
Il était mortifié au seul souvenir de sa réaction. Qu'il ait été en colère était juste mais qu'il s'en prenne aux Tengus, tous individus confondus, non. Sur le coup, bien-sûr, ce n'était pas tous les Tengus qu'il charriait dans sa grogne. Dans sa tête, certains individus se démarquaient brillament mais ses paroles avaient dépassés sa pensée. Hikaru le lui avait signalé de la pire manière possible. Alors qu'il était couché par terre à se prendre encore de coups d'un autre membre de la gent masculine Tengu, tout ce qu'il voyait, ce n'était pas le visage du jeune homme; c'était celui de l'empereur, lui offrant le même traitement pas même quelques heures plus tôt et il ne réagit point, tout comme il l'avait fait. Sauf que cette fois, il n'y avait pas de Genma pour fixer son regard. Il n'y avait que les étoiles.
Il ferait des excuses à Hikaru le lendemain. Si celui-ci acceptait de lui parler.
Pour l'instant, il s'appliquait à traiter ses bleus les plus sévères et se remettait en grogne dès qu'il pensait à toute l'horrible situation avec Genma. Il se choquait de savoir qu'un homme pouvait s'abaisser à être si vil avec une femme, même Tengu et sa colère n'allait pas en diminuant en pensant à l'attitude nonchalante de Genma face aux mauvais traitements qu'elle subissait. Éolair était persuadé que ce n'était qu'une façade mais tout de même. Et au fond de lui-même, il était frustré de voir à quel point il avait du mal à penser à autre chose pour plus de deux minutes à la fois et de constater qu'il était trop lâche pour ouvrir cette boîte dans laquelle il jetait toutes les pensées de ce genre à chaque fois qu'elles lui traversaient l'esprit.
Il avait promis à Genma de l'aider dans sa vengeance mais plus il analysait la situation, plus il était persuadé que pour punir cet homme et le faire souffrir, il fallait qu'elle l'abandonne. Qu'elle ne revienne plus jamais lui chercher réparation. Setsuna lui avait dit lui-même, alors qu'il lui arrachait lentement la peau du dos; son plaisir était de savoir qu'invariablement, elle lui reviendrait. Mais Genma écouterait-elle? Et quel droit avait-il seulement de lui dire quelque chose comme ça alors que lui-même désirait une vengeance plus que tout?
Tout cela, il y avait pensé pendant les heures qu'il avait passé avec l'empreur. Son regard s'était fixé sur Genma et c'est tout ce qui lui avait permis de rester en vie. Alors que ses poumons avaient cessé de prendre de l'air et qu'il avait recraché une quantité malsaine de sang, il avait gardé son regard sur elle. Il s'était relevé à chaque fois, sachant pertinement qu'un coup attendait toujours qu'il le fasse et il les avaient reçus sans broncher. Il l'aurait fait jusqu'à sa mort si ce n'avait été de l'intervention de Sonia.
Maintenant, il devait prendre cette boîte et l'ouvrir.
Je suis un imbécile, pensa-t-il, pardonnez-moi Maegwin. J'arrive toujours trop tard.
La tête dans les mains, il fixa le sol et tenta de faire le vide dans on esprit. Au-dessus du petit camp, les étoiles elles, continuèrent leur course.
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Ouf, extrêment dur d'exprimer ce que ce pauvre homme a du mal à s'admettre! Si ses pensées vous paraissent disjonctées, c'est qu'elles le sont et tout ceci est purement intentionel. Prions pour lui! ^_^
Aaridys
Musique: "All of Them" Hans Zimmer's King Arthur

12 avril 2007

The ways of gods...

Le sentier qui s'offre à nous n'est pas prédéterminé mais il n'existerait pas si les dieux ne l'avaient placé dans le monde. Certains croient que leur souffrance est injuste, qu'elle est le fruit de la malchance et de la haine d'autrui et qu'ils n'en sont que la victime. Pourtant, la douleur, la tristesse, la peur et le désespoir sont tous des sentiments humains et indissociables de la chair. Le mal a présence divine mais de ses influences, l'homme prend ce qu'il veut, ce qu'il choisit d'avoir et de s'imposer.

Les dieux ne choisissent pas le destin des hommes. Ils choisissent les sentiers. Le reste, le coeur et la tête des humains font la différence et posent les pieds de chaque être sur le chemin qu'il s'attribue. Bien-sûr, chaque divinité aura son favori ou sa favorite; chaque entité ses penchants pour le bien, le mal, l'amour ou la haine et de ces penchants se reflèteront les destins de leurs élus.

Mais le choix demeure toujours.

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Un part de lui, celle qui réfléchissait et qui lui imposait de continuer son existence déjà consummée un peu plus chaque jour lui criait de se retourner et de partir à la recherche de cette autre créature, celle dans les veines de laquelle battait encore le sang de la vie et dans les yeux de laquelle il pouvait voir son propre désespoir; la torture, la douleur, la rupture et les illusions brisées, l'amour qu'on avait piétiné comme tant de fleurs de printemps. Il savait. Il savait que sa vie devait continuer parce que si elle n'avait pu, il serait déjà mort. Les dieux lui auraient accordé ce qu'il ne pouvait pas prendre pour lui-même.
Mais son coeur, cette chose qui battait encore dans sa poitrine sans vraiment savoir pourquoi et qui lui soufflait qu'il avait agit trop tard, qu'il n'avait pas su décoder les signes à temps et que par sa faute, une fleur s'était fanée avant la fin de l'été lui disait aussi que cette fleur pourrait revenir à la vie, qu'en fait, elle n'attendait qu'il tourne ses pieds dans sa direction et qu'il fasse le premier pas.
Un pas si grand et dont la signification était sans équivoque. En cet instant précis, il haït les dieux de toute son âme et souhaitâ n'être jamais né homme mais plutôt animal ou même de ces dragons dont il avait occis un si grand nombre.
Il avait cru ne plus avoir de choix à faire. Après-tout, son existence n'était plus vraiment une vie. Seulement un passage et vers quoi? La paix, se disait-il. Le repos. En fait, il n'en savait rien mais il se convaincquait de l'inverse. Il devait y croire sinon, pourquoi ne pas tout simplement rester là où il était; dans ce rêve demi-éveillé où au moins, sa vie n'avait pas encore prit l'horrible tournure qu'elle s'apprêtait à prendre?
Mais il n'eut pas à choisir. Pas encore.
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Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Je n'avais pas oublié la douleur. J'avais simplement oublié qu'elle ne partait jamais. Éolair de Nad Mullach
Humeur: Maudite neige...
Musique: "When you really love a woman" Bryan Adams

8 avril 2007

Blogue de... la blogueuse!

Pour une fois... lol.

Petits principes de base de l'utilisation d'un carte de crédit, valables pour toutes les banques et toutes les cartes...

1- La carte ne vous appartiens pas. Ni le crédit qu'il y a dessus. Le plastique et l'argent sont la propriété de la banque émettrice et doivent tout deux lui être retourné sur demande. Si vous ne me croyez pas, lisez attentivement l'endos de votre carte. L'argent appartient à la banque qui est assez gentille pour vous le prêter. Ce n'est PAS votre argent.
2- L'utilisation que vous faites du crédit est à votre discrétion mais la banque se réserve le droit de refuser des transactions pour des raisons de sécurité. Rappelez-vous... c'est PAS votre argent!
3- En signant la carte et en payant vos comptes tous les mois, vous vous engagez à respecter les ententes visa/mastercard/amex etc... qui sont dans le splendide petit pamphlet qu'on vous envoie avec la carte mais que bien-entendu, vous ne lisez jamais...
4- En payant votre compte, vous signalez à la banque que toutes les transactions y apparaissant son légitimes. Donc, svp, ne vous suprenez pas si on vous tiens pour responsable d'une fraude que vous déclarez 3 mois après coup.
5- Lorsque les transactions sont RÉFÉRRÉES... pas REFUSÉES... RÉFÉRRÉES... il est la responsabilité du marchand d'appeler la banque émettrice pour obtenir une autorisation. La banque se moque totallement de votre fierté et de vous mettre dans l'embarras... rappelez-vous, c'est n'est PAS votre argent!

Bon, maintenant que vous avez compris tout ça, svp, arrêtez de faire chier avec vos histoires d'honneur et vos innocences. Prenez connaissance de ce qu'on vous offre et si ça vous convient pas, abstenez-vous. Le crédit, c'est un prêt à court terme avec un haut taux d'intérêt. Rappelez-vous en.

Et si votre nom c'est Robert Michel, svp, pas besoin d'épeler votre nom... on a compris... et si le nom de jeune fille de votre mère c'est Roberte Michelle... on a compris aussi. C'est bô. Continuez comme ça et on vous demandera d'épeler votre date de naissance.

Alors voilà. Du reste, tranquille tranquille...

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Foreign places have always been a mystery and now I remember why I was an embassador. Eolair of Nad Mullach

Jasna: 15%
Ania:40%
Yue:5%

ps: Je veux une surjetteuse! Ou à tout le moins, une machine avec l'overlock!

Humeur: Mmm... bored
Musique: Zéro... 'Just Communication' Gundam Wing

3 avril 2007

I've found words in my head... are we having fun yet?

2 ans et 17 jours, quelques heures et encore plus de secondes. Reverrai-je un jour Nad Mullach; ses champs verdoyants, les pommiers croulants sous les fruits tardifs de l'automne et le manoir de mes ancêtres? Cette demeure petite mais remplie qui fut le noyeau de mon enfance? Je ne sais.

Tout sur moi est révélateur du chemin que j'ai emprunté; mes armes, usées, abusées et toujours prêtes à êtres sorties du fourreau. Quel genre de chasseur se promène avec des flèches si longues et si épaisses qu'elles ocieraient un boeuf d'un seul trait? Mon cheval n'a plus peur de rien, il met un pied devant l'autre sans plus jamais regimber. C'était une bête splendide autrefois. Fougeuse et nerveuse. Maintenant, il est à l'image de son maître. Un pied devant l'autre.

Ils sont tous trop jeunes. Beaucoup, beaucoup trop jeunes. Même le roi Wayne. Physiquement, ils sont tous prêts. Mentalement et socialement, c'est une autre histoire.

Ania, pauvre jeune femme. Son regard ne lui donne pas son âge. Elle semble être plus vieille que le monde. Tous se tournent vers elle lorsque les ennuis commencent et tous s'en détournent lorsque c'est terminé; à moins d'avoir le bras cassé... ou d'être mort. Son amour se fane jour après jour et si, finalement, elle pleurera, ce sera certainement des larmes de sang. Son sang qu'elle donne continuellement pour jamais ne le voir retourné. Et pourtant, son savoir est immense. L'étendue de son influence dépasse même les monarques les plus puissants car ce ne sont point les hommes qui son maîtres du monde mais bien les dieux et elle en est une des voix les plus fortes.

Son Altesse Anima me plaît. C'est une femme simple d'une sincérité désarmante et son amour pour son époux va au-delà de la passion. Son engagement dans la quête est peu complexe et je pense que c'est ce qui lui permet de continuer sans trop regarder en arrière. Ses devoirs de reine ne lui pèsent pas encore et je pense que son mari joue pour beaucoup dans cela. Ce qui est bien. Elle ne perdra pas sa candeur. Je souris toujours lorsque je me met en tête ses transformations. Certaines lui vont si bien.

Imako va mourir si elle ne desserre pas les dents du mords. Je déteste penser cela d'une personne aussi jeune mais elle ne devrait pas s'imposer de telles épreuves alors qu'elle a des gens autour d'elle qui pourraient supporter une partie de son fardeau. Son corps ne résistera pas à la pression des deux entités qui l'habitent, spécialement Var. Cette créature ignoble fera tout pour l'entraîner dans ses rets. Ce n'est qu'une enfant. Une enfant qui a perdu sa mère d'horrible façon et qui refuse de pleurer. En fait, personne dans ce groupe ne pleure jamais. Ils n'en on plus la force. Et son esprit. Déjà, son esprit porte plus de cicatrices que mon bouclier et elle n'a même pas vingt ans! J'ai essayé de la raisonner. Elle va s'auto-détruire.

On m'a dit que Cécil était un paladin. Depuis, j'ai cherché les signes mais j'en suis toujours arrivé à la conclusion que tout en étant juste et d'apparence divine, Cécil semblait n'être le paladin de personne, sinon de lui-même. Il a un caractère incroyablement têtu et très imprévisible pour un homme de sa stature. Je ne sais trop où me placer par rapport à lui. Mon status de chevalier me somme de le respecter en tant que frère d'armes mais il ne m'a jamais donné l'occasion d'entrevoir qu'il suivait un quelconque code d'honneur. Mais ma parole sur ce sujet n'est qu'un tissu d'illusions maintenant, bien-sûr.

Et il y a Jin, pour qui mon intérêt vacille d'un dégoût net et déterminé à une forme de respect couvé. Le temps que j'ai passé avec Jin, ou plutôt, avec son double, a énormément noircit mon opinion de lui et le prenant pour le pire des malfrats, j'ai plus que fait ma part pour le tenir à l'écart. Depuis qu'il est 'redevenu' lui-même, cet avis change graduellement. Toutefois, sans vouloir sauter à trop de conclusions, Jin restera Jin.

Et les autres; Yue vers qui j'aime me tourner car il a un esprit aiguisé et une curiosité naturelle pour le savoir, Suwa, que je désire protéger. Si j'avais eu des enfants, j'aurais voulu avoir une fille comme elle. Le roi Wayne, qui m'a tant offert et envers qui j'aurai une dette pour l'éternité. Hikaru, le partenaire étrange d'Ania et Genma, avec qui j'ai été terriblement injuste et cruel. Compte tenu de son passé, je n'ose trop espérer qu'elle pourra me pardonner.

Mon chemin a croisé celui de toutes ces personnes. Puisse-t-il continuer encore quelque temps.

Éolair, 18ième comte de Nad Mullach

Humeur: Fatiguéeeeeee
Musique: Bzzzzz... la fanne de l'ordi!