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12 avril 2007

The ways of gods...

Le sentier qui s'offre à nous n'est pas prédéterminé mais il n'existerait pas si les dieux ne l'avaient placé dans le monde. Certains croient que leur souffrance est injuste, qu'elle est le fruit de la malchance et de la haine d'autrui et qu'ils n'en sont que la victime. Pourtant, la douleur, la tristesse, la peur et le désespoir sont tous des sentiments humains et indissociables de la chair. Le mal a présence divine mais de ses influences, l'homme prend ce qu'il veut, ce qu'il choisit d'avoir et de s'imposer.

Les dieux ne choisissent pas le destin des hommes. Ils choisissent les sentiers. Le reste, le coeur et la tête des humains font la différence et posent les pieds de chaque être sur le chemin qu'il s'attribue. Bien-sûr, chaque divinité aura son favori ou sa favorite; chaque entité ses penchants pour le bien, le mal, l'amour ou la haine et de ces penchants se reflèteront les destins de leurs élus.

Mais le choix demeure toujours.

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Un part de lui, celle qui réfléchissait et qui lui imposait de continuer son existence déjà consummée un peu plus chaque jour lui criait de se retourner et de partir à la recherche de cette autre créature, celle dans les veines de laquelle battait encore le sang de la vie et dans les yeux de laquelle il pouvait voir son propre désespoir; la torture, la douleur, la rupture et les illusions brisées, l'amour qu'on avait piétiné comme tant de fleurs de printemps. Il savait. Il savait que sa vie devait continuer parce que si elle n'avait pu, il serait déjà mort. Les dieux lui auraient accordé ce qu'il ne pouvait pas prendre pour lui-même.
Mais son coeur, cette chose qui battait encore dans sa poitrine sans vraiment savoir pourquoi et qui lui soufflait qu'il avait agit trop tard, qu'il n'avait pas su décoder les signes à temps et que par sa faute, une fleur s'était fanée avant la fin de l'été lui disait aussi que cette fleur pourrait revenir à la vie, qu'en fait, elle n'attendait qu'il tourne ses pieds dans sa direction et qu'il fasse le premier pas.
Un pas si grand et dont la signification était sans équivoque. En cet instant précis, il haït les dieux de toute son âme et souhaitâ n'être jamais né homme mais plutôt animal ou même de ces dragons dont il avait occis un si grand nombre.
Il avait cru ne plus avoir de choix à faire. Après-tout, son existence n'était plus vraiment une vie. Seulement un passage et vers quoi? La paix, se disait-il. Le repos. En fait, il n'en savait rien mais il se convaincquait de l'inverse. Il devait y croire sinon, pourquoi ne pas tout simplement rester là où il était; dans ce rêve demi-éveillé où au moins, sa vie n'avait pas encore prit l'horrible tournure qu'elle s'apprêtait à prendre?
Mais il n'eut pas à choisir. Pas encore.
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Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Je n'avais pas oublié la douleur. J'avais simplement oublié qu'elle ne partait jamais. Éolair de Nad Mullach
Humeur: Maudite neige...
Musique: "When you really love a woman" Bryan Adams

1 comments:

Quentin a dit...

Tjrs aussi captivant et évocateur! *S

Muuu! Je veux écrire comme toi! LOL Non, à chacun son style! Mais quand meme, t vraiment bonne.