Ma déesse a plusieurs noms, elle a plusieurs visages. Elle partout, dans le vent, les arbres, la route sous mes pieds et dans les voix qui ondulent autour de moi, toujours.
Aujourd'hui, j'ai eu à subir la plus douloureuse expérience de ma vie, quelque chose qui ne m'étais jamais arrivé auparavant et qui, à la lumière de ce que j'ai ressenti à ce moment, ne m'arrivera plus jamais. J'ai menti à ma mère afin de cacher le grand trouble qui m'habite.
J'ai eu si mal dans ma poitrine, plus jamais...
Je veux bien me taire et prétendre que je suis de mauvaise humeur, mais mentir, agir comme si de rien était avec ma propre mère, jamais plus, la douleur est bien trop vive.
Ma déesse, si elle m'entend, se contente de m'observer. Elle n'écoute pas vraiment mes lamentations puisqu'elle sait que je suis assez forte pour surmonter tout ce qui se dresse devant moi. Pourtant, j'aimerais tellement qu'elle me prenne dans ses bras. J'aimerais me rouler en boule, me cacher sous mes couvertures et pleurer toutes les larmes de mon corps. Pleurer sur mon sort, pleurer sur celui des autres, appaiser toute cette souffrance.
Mais je n'ai pas de larmes à verser, seulement cette douleur, derrière mes yeux qui me rappele que ma tête est sur le point d'exploser.
Techniquement, à la base de tout, je ne devrais même pas me sentir concernée par ce qui se passe parmi mes amis. Je ne suis pas le sujet des haines et des frustrations. Toutefois, certains de mes amis le sont et ça, je ne puis le supporter. Lorsque la colère gronde et que des paroles dures et froides sont lancées, j'aimerais me lever à la défense du monde, mais ceux qui ont prononcés ces paroles sont également des amis chers.
Pour être pragmatique, je suis coincée entre une bataille de couple. Les deux partis se lancent de la vaisselle (en prétendant bien-sûr qu'ils ne font pas pareille chose) et c'est moi qui me coltine les assiettes et les bols en plein visage. Bon d'accord, je suis dans cette position un peu par ma faute mais tout de même! Je n'aime pas être entre les tranchées. Je ne veux pas couper les ponts ni avec les uns, ni avec les autres.
Ça serait bien trop simple, d'ailleurs, d'ignorer tout cela et vivre dans ma petite bulle ouatée de bonheur innocent.
Alors je fait comme je peux, et je prie ma déesse.
Montana's Gal
Humeur du moment: En voie de rétablissement.
Musique: "If I were Gay", Stephen Lynch
ps: Le post précédent en a envoyé plus d'un aux barricades. Je tiens d'ailleurs à remercier Quartz, qui tout en me servant de réveil matin (^^), m'a aussitôt contactée afin de comprendre et de parler avec moi. Il est un ami cher et je tiens à lui de tout mon coeur. Je tiens à spécifier que rien de particulier ne s'est produit au sein de mon groupe d'amis. Je suis tout simplement arrivée au bout de ma tolérance et de ma patience, en ce qui concerne tous les troubles qui bouillonnent chez Miki. J'avais besoin de ventiler et aller pousser des cris de mort dans le boisé derrière chez moi... heu... pas bonne idée.
4 février 2005
at 3:08 a.m.
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