Incapable de résister!
Ben oui, fraîchement de retour de Varennes, je me suis promis d'aller voir mes mails, faire le tour des blogues et de me tenir tranquille ensuite. Écouter les Incroyables avec ma coloc peut-être, mais that's it. Hé bien non, évidemment, je n'ai pas pu résister.
Comment commencer un commentaire comme celui que je désire exprimer? Difficile à dire. D'un côté, je ne désire froisser personne et rester neutre. De l'autre, j'ai beaucoup d'affection pour les partis impliqués dans cette brouille pour ne pas me sentir touchée. Depuis jeudi, j'ai l'impression d'être le caporal dans 'Apocalypse Now', drogué, perdu au fond de cette jungle vietnamienne qui attaque ses hommes et son équilibre mental aux moments les plus incongrus et qui finit par devenir presque fou. Et pourtant, je fais des efforts pour garder mes 2 pieds de l'autre côté de la limite des flèches. Présage ne cesse de me dire de ne pas m'en mêler, que je ne devrais même pas être affectée par tout ça car ça ne me touche pas. C'est en partie vrai dans le sens où les troubles ne sont pas dirigés vers ou par moi. Néamoins, demandez à une amie de rester de marbre alors qu'un pan de mur s'écroule sur la tête des personnes qui lui sont chères? Je serais une bien piètre amie dans ce cas et pour moi, la définition de l'amitié ne colle pas dutout avec ce concept. Alors, de temps à autre, je glisse ma tête dans l'entrebaîllement de la porte et j'essaie d'arrêter quelques assiettes; si j'en suis capable. Voici une page de mon journal:
Le problème a prit racine dans un endroit qui pour moi est obscur et il a maintenant tant de ramifiactions que je m'y perds. Pour plusieurs d'entre vous qui êtes touchés, le problème est clair. Vous connaissez sa source et ses conséquences. À tout le moins, vous êtes au fait de ce que ça vous cause. Personnellement, je ne comprends plus. Je sais que des gens que j'adore se sont évertués à me l'expliquer. Peut-être que je suis sur la lune. Ou bien le fait de rencontrer la plupart des gens seulement 1 fois par semaine cause problème à ma compréhension. Quoiqu'il en soit, je ne vois plus pourquoi certains sont encore en brouille. Où est l'abcès qu'on le crève? Car tout ce que je vois, et pardonnez ma métaphore peu ragoûtante, c'est un acnéique qui gosse après un clou depuis une semaine, qui se fait mal et qui désespère de le voir grossir et blanchir de plus en plus. Je suis sûre que vous savez tous de quoi ça aura l'air quand ça va sauter... Bref, je vous éparge un cours de dermathologie mais je n'y suis plus dutout. Comment tout ceci a commencé? Pourquoi en sommes-nous là, à nous déchirer?
J'aimerais m'asseoir et comprendre. Sauf que même en réussissant cela, je ne pourrai pas agir. Pas parce que je ne peux pas, mais parce que je ne veux pas. Ce n'est pas mes affaires. Je sais que ça paraît soudainement absurde de dire ça alors qu'il y a 2 minutes je prônais l'amitié par-dessus tout mais laissez-moi finir mon point. Je ne m'en mêle pas, un, parce que si je ne vois pas la source du problème clairement, je ne ferai que m'embourber plus ou embourber les autres. Deux, parce que ce gros furoncle laid est entre d'autres gens et pas moi. Trois, parce que je pense que toutes ces personnes sont capables, et doivent impérativement faire cette recherche de la source du bobo, de la comprendre et que même si on n'arrive pas à recoller les morceaux, à tout le moins, de passer le balai et de ramasser les dégâts.
Dans ce cas-ci, il n'y a malheureusement pas de rafistolage à la va-vite, pas de bec-et-bobo ni de récupération expéditive. Le mal est trop profond. Asseyez vous, seuls, pas de copains, copines, chums, blondes, (les chiens et chats sont permis!) et plongez en vous-mêmes. Remontez à la source du mal et quand vous l'aurez trouvé, cherchez plus loin. Le coeur, le nexus de cette noirceur n'est pas bien en évidence au milieu de la place publique. Il vous paraîtra évident, c'est sûr. Cherchez plus loin. Prenez 1 heure, 2 ou 3 s'il le faut. Écrivez 20 pages dans un journal, peu importe ce que vous écrivez, tant que c'est vos impressions sur tout ça, vos peurs, vos peines, vos colères, tout. Ça vous aidera à remonter le courant. Dessinez si vous préférez, marchez, trouvez l'activité de réflexion qui vous permettra de faire le point. Je sonne condescendante et comme si je savais ce que je faisais. Pas dutout. J'exprime ce qui me vient à l'esprit et une possibilité dans la multitude qu'est l'univers. Mais une chose est sûre, il faut prendre un pas de recul. Tout le monde.
Nous sommes à l'aube d'un tournant; positif ou négatif, ça dépend de nous, de la chance et encore de nous. Cessons de nous détacher de nos impressions et de rationaliser la chose. À ce que je sache, ce ne sont pas nos cerveaux qui brûlent dans notre poitrine quand nous avons mal. Accordons un peu de crédit à ce qui nous garde en vie, un battement à la fois.
Bonne nuit, bonne semaine.
Aaridys
'Something burns in my chest when I see her. She says she wants me by her side. She'll suffer for it. How can I live with that?' Ryu Ue
Humeur: Accomplie (mon film est fini!) et mystifiée
Musique: 'You Gotta be Strong' Desree, à mon avis, le meilleur thème pour Ryu et Jasna!
22 janvier 2006
at 9:24 p.m.
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1 comments:
Xia, encore une fois, tu me sidere! Positivement! Sérieux, ces derniers temps (et pas seulement avec les derniers événement) tu es vraiment surprenante!
Et tu as parfaitement raison. Etje comprends, en passant, comment tu te sens, a vouloir intervenir sans vouloir intervenir. C'est vraiment chiant comme feeling! Mais on peut pas s'en empêcher, hein?
Et oui, on est assez grand pour s'en sortir. Que les morceau se recolle, qu'on achète un nouveau service de vaisselle ou qu'on le jette carrément, ca va finir par se régler. C'est juste que le résultat final ne fera p-e pas l'affaire a tout le monde a 100%. Mais encore la, on n'y peut rien.
Talking is a great deal... to deal with!
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