Bonjour!
Juste pour vous aviser, j'ai finalement affiché les images du "shoot" de StarWars sur mon blogue "Deux Reines".
De plus, j'ai la joie de vous annoncer la création d'un nouveau blogue pour le projet Final Fantasy de 2009-2010, "Single Ladies"!!
À voir, sous mon profil!
Ciao!
Aaridys
Humeur: Fin des vacances... bouh!
Musique: "Labor of Love" Star Trek 2009 OST
4 septembre 2009
Petit nouveau
12 août 2009
Dans un monde idéal...
Steve Proulx, sur son blogue du journal Voir, se défoule cette semaine contre le mauvais service à la clientèle et préconise l'art du "cornichon", cette petite attention supplémentaire et gratuite (très important!) que les entreprises devraient accorder à leurs clients; du bon "people's skills" quoi.
Son opinion est exprimé du côté unique du "consommateur" et demeure correcte... jusqu'à la fin, qui a inspiré ce billet.
LE PRINCIPE DU CLIENT-ROI
Monsieur Proulx termine son billet en clamant haut et fort que la prochaine fois qu'il reçevra un service qui n'est pas à la hauteur de ses attentes, il ne se gênera pas pour donner son avis "honnête" au représentant et ira faire affaire ailleurs. Soit.
Il réprime les représentants de DELL qui travaillent d'Inde et des Philippines, parlent un français (et un anglais) plutôt bancal et ne possèdent pas les connaissances techniques requises pour offrir un service approprié à leurs clients.
D'un autre côté, il se plaint qu'au moment de choisir la livraison de son frigo (qui a coûté $1000 quand même!!) il se devait d'être disponible entre 8h et 16h (un total de 8h!). Tout de même.
La plupart de ses accusations se tournent vers de grosses compagnies qui n'ont probalement même pas de siège social au Canada et qui gèrent une quantité énorme de personnel. Ces grosses compagnies cherchent à offir un servce uniforme sur l'ensemble de leur territoire. Après-tout, il serait illogique d'aller chez IKEA à Montréal et acheter un meuble puis découvrir que celui de Boucherville vend des chèvres!
Donc, quelqu'un, quelque part est probalement (et certainement!) grassement payé pour établir les "normes" pour la compagnie, ces grandes lignes de conduite que tous les IKEA devront suivre... et par conséquent, vendre des meubles!
Mr Proulx, face à un tel scénario, renchérirait qu'un vendeur de meuble, ça devrait avoir une formation de charpentier... ou d'ébéniste... ou de menuisier... que sais-je?
Laissez-moi répondre avec un exemple.
Mon dernier emploi, vous le savez presque tous, était dans une librairie. Ma seule et unique tâche était de vendre des livres. Maintenant... en tant que libraire, l'on pourrait s'attendre à ce que je lise un peu beaucoup. Je pourrais même être au BAC en littérature ou un domaine de la communication. Sans verser dans le cliché absurde (quoique j'aie une paire de lunettes...) l'on pourrait s'attendre de moi que j'en sache un peu sur ce que je vends. Et vous auriez raison! Néanmoins, ce facteur n'avait aucune incidence sur la nature mon emploi et voici pourquoi.
En un moment de clairvoyance (ou d'étourderie) j'abordai le sujet d'une lettre de présentation pour CV avec ma patronne. Mon argument était que cette lettre, vu son importance en tant que premier apperçu du potentiel employé, était une chose délicate à rédiger. Fautes d'ortographes, grammaire bancale, expression simpliste, abbréviée, inadéquate... toutes ces choses dévoilent un peut de la personne qui cherche à travailler pour la librairie, un haut lieu d'éducation (ouais...)
La réponse que je reçu à cet argument fut tout simplement ceci: Peut-importe le niveau d'éducation... voire même de savoir lire. Savoir sourire et vendre un livre suffit. Cette réponse révèle plusieurs choses sur mon ex-patronne sur lesquelles je ne m'attarderai pas mais une chose en transpire. Dans une libraire, pourquoi savoir lire? Si vous savez vendre le livre, quelle importance?
Alors maintenant, vous, petits lecteurs de tous niveaux, vous vous présentez dans cette librairie où l'on vous acceuille avec un sourire immense (et peut-être même une grosse paire de .....) et vous demandez à ce que l'on vous conseille. Le représentant tout sourire (et le reste...) vous dirige vers le premier best-seller (terme très élastique et ô combien usé) sous la main et vante en termes insipides et clichés les mérites de l'oeuvre.
Vous achetez le livre, enthousiasmé par tout ce positivisme et cette énergie. Le soir venu, bien calé au fond du lit/sofa, vous soulevez la couverture et lisez le premier chapitre. Après quelques lignes, vous refermez le tout, dégoûté et espérez avoir conservé votre reçu.
Le lendemain, vous retournez à la boutique (bien-entendu, ça vous prend de votre temps... que vous aimeriez perdre ailleurs... *quel argument typique*) pour échanger le tout ou au pire, obtenir un remboursement.
Le représentant, toujours heureux, s'exclame avec vous du malheur qui vous est tombé dessus et vous annonce, bien contrit, que le magasin ne fait pas de remboursement mais un échange est possible. Peut-il vous conseiller autre chose?
Maintenant, cher aventurier, trois options s'offrent à vous:
1- Si vous acceptez son offre et suivez son conseil une fois de plus, allez à la page 68
2- Si vous vous offusquez, lancez quelques insultes bien saracstiques (et généralement personnelles) à l'employé, vous mettez à hurler que "vous êtes client et donc roi" et finalement quittez la boutique en faisant un spectacle de vous-même, allez à la page 131
3- Si vous réalisez que vous vous êtes bien fait avoir par le "people skill" de cet employé et qu'au fond, cette personne ne connaît rien à rien de ce qu'il/elle vend et décidez de refuser son offre en allant, dépiter, chercher quelque chose vous-même, continuez votre lecture plus bas.
Bien-sûr, la réponse 3 n'est pas satisfaisante. Néanmoins, la faute relève de qui? L'employé n'a pas caché qu'il était illettré. Mais il avait un sourire charmeur (et une paire de grosses...) alors pourquoi pas? La vente a été faite, l'argent rentré, cachling!
Ce qui me ramène aux grosses compagnies. En voulant uniformiser l'expérience, en voulant réduire les coût et maximiser les profits, ces entreprises créent des situations idéales pour la prolifération du mauvais service et du client-roi(chiâleux). Je ne dis pas que le représentant n'est jamais à blâmer. Néanmoins, ce n'est pas le représentant qui a établi les règles. Il "représente", c'est tout. Et si dans ses règles, il risque de perdre sa job s'il offre un clou gratuit à l'achat d'une table, pensez-vous qu'il va perdre son gagne-pain pour éviter d'avoir droit à une scène digne des Bougons? Le feriez-vous, vous clients-roi(chiâleux) qui gagnez 4 fois notre salaire annuel (on est au courant, inquiétez-vous pas... selon vous, tout le monde fait plus d'argent que nous), laisseriez-vous tout tomber (oui oui, la BMW, Cuba tous les hivers, la TV plasma aussi!) pour un clou?
Maintenant, on a tous parfaitement le droit d'être mécontent et de s'en plaindre. Mais une fois de plus, il y a une façon de le faire. Croyez-moi, une attaque sur un individu ne donnera rien à réfléchir à cette personne. Enfin, rien d'autre que de la meilleure manière de découvrir quel est votre voiture dans le stationnement et la technique de griffage à la clef qui donnera le plus de résulats pour un minimum d'efforts (oh non, la BMW!!)
On n'attrape pas des abeilles avec du vinaigre dit le dicton.
Le respect appele le respect.... bref, vous voyez où je veux en venir?
Dans un monde idéal, tout le monde se respecte et exprime son opinion de manière subtile et avec du tact. Malheureusement, on ne vit pas dans un monde idéal et quand j'en vois faire une scène horrible parce les souliers étiquettés chez Wal-Mart à $10 scannent à $12,30, je me demande si on essaye vraiment...
Aaridys
Humeur: Rationelle
Musique: CJPX 9,5 MTL Radio Classique
30 juillet 2009
Disney Sing-Along "Hellfire"
Confiteor Deo Omnipotenti (I confess to God almighty)
Beatae Mariae semper Virgini (To blessed Mary ever Virgin)
Beato Michaeli archangelo (To the blessed archangel Michael)
Sanctis apostolis omnibus sanctis (To the holy apostles, to all the saints)
Beata Maria
You know I am a crazy girl,
Of my sanity there is some doubt.
Et tibit Pater (And to you, Father)
Beata Maria
You know I'm so much better than
Those people she chose over all I gave.
Quia peccavi nimis (That I have sinned)
Then tell me, Maria
Why I see her staying there,
Why her sorrowed face haunts all my dreams?
Cogitatione (In thought)
I feel her, I see her
The rage of battle in her eyes
Is twisting in my heart the knife of hate.
Verbo et opere (In word and deed)
Like poison
Sweet poison
This poison in my mind
This burning
Jealousy
Is turning me to sin
It's not my fault
Mea culpa (Through my fault)
They're all to blame
Mea culpa (Through my fault)
It's those crazy folks,
Who set her mind from me.
Mea maxima culpa (Through my most griveous fault)
It's not my fault
Mea culpa (Through my fault)
If in her heart,
Mea culpa (Through my fault)
She chose to turn from me and
Throw her lot with them.
Mea maxima culpa (Through my most griveous fault)
Protect me, Maria
Don't let her fall for their love spell
Don't let her forget all we had before
Destroy these damn meddlers
And let them taste the fires of hell
Or else let her be mine and mine alone
Hellfire
Dark fire
Now traitors, it's your turn
Come to me
My true love
Be mine or they will burn
Kyrie Eleison (Lord have mercy)
God have mercy on them
Kyrie Eleison (Lord have mercy)
God have mercy on me
Kyrie Eleison (Lord have mercy)
But she will be mine
Or they will burn!
***
Tel que promis! Biscuit pour celui/celle qui devinera d'où provient l'original et à qui s'adresse cette chanson!
Aaridys
Humeur: hihihi!!!
Musique: "Hellfire" j'vous dis pas c'est d'où!!
21 juillet 2009
Renaître de ses cendres
Le premier film (Philosopher's Stone) fut à l'image du premier livre: un territoire inexploré. Tout était neuf, tout était inconnu. Tout était à découvrir avec l'émerveillement de l'enfance et c'était, avant toute chose, un film destiné à un public plus jeune.
Le deuxième film (Chamber of Secrets) a suivi la même voie. Tout comme son homologue littéraire, le film passe un peu sous le radar. Néanmoins, le retour de personnage aimés à l'écran émerveille encore, surtout que suite au premier tome, nous n'avons eu droit qu'à un apperçu infime de cet univers fantastique qu'a créé JK Rowling. La faim est toujours là.
Le troisième opus (Prisoner of Azkaban) est un petit chef-d'oeuvre littéraire. Son jumeau sur pellicule, quant à lui a souffert. Soudainement, la "grandeur" d'Hogwarts devient inexistante, suggérée même mais jamais démontrée. Le regard se tourne vers l'intérieur, vers les personnages et leur vie de tous les jours. La trame, complexe, du livre est respectée seulement dans ses grandes lignes. Le reste demeure piètre, un ornement fade.
Quatrième (Goblet of Fire) est une déception peu importe sous quelle forme. Sur papier, il se traîne les pieds, offre trop de détails inutiles, contribue peu à l'avancement du narratif et enchaîne cliché après cliché. Seule réussite, la création de Dolores Umbridge, une des antagonistes les plus détestées du monde littéraire. Le film suit la même voie et même empire. Événements importants sont retirés du scénario, effets spéciaux sont ajoutés inutilement, voulant transformer Harry Potter en production à gros effets spéciaux. Inutile d'en rajouter, croyez-moi. Le roman en contient suffisamment, même si ceux-ci n'explosent pas tous en rugissant.
Le cinquième tome (Order of the Phoenix) est plus sombre. Il tente de démontrer au lecteur que l'univers de la magie n'est pas seulement constitué de gentils sorciers et de créatures bienfaisantes. Le film aussi, soudaiment, en prend pour son rhume. Harry fait une crise d'adolescence assez prononcée (et ô combien ennuyeuse... maman, papa... je vous comprends!) et souffre perpétuellement d'un syndrôme de l'importance. Néanmoins, il est beaucoup plus fidèle au roman que son prédécesseur et ramène les choses sous bon ordre.
Finalement, le clou de ce billet: Le sixième chapitre: The Half-Blood Prince.
Hé bien, chapeau.
Oui oui!! Chapeau que je dise. Je n'en saute pas de joie mais he suis, en tant que fan d'Harry Potter et cinéphile, immensément satisfaite de cette nouvelle création. Finalement, après tout ces trébuchements, voici une représentation juste, fidèle (mais toutefois unique) de l'univers de JK Rowling et du message transmit par son roman. À des fins d'économie (le roman est long... le film 2h30), certains événements ont bien-entendu été tronqués... mais rien d'essentiel. De plus, certains autres moments ont été fusionnés avec d'autres à des fin d'efficacité; pas de problème. Ça passe bien. La trame sonore est plaisante, mariant bien les thèmes originaux de John Williams tout en apportant de nouveaux éléments.
Le travail graphique est soigné, les effets spéciaux appropriés au thème et sans prétention. Ils complémentent bien l'ensemble.
Ma seule critique négative est la quantité un peu excessive de petits moments "romantiques" qui détractent parfois de l'ensemble. Ils sont mignons par eux-même et loin de moi l'idée de ne pas les apprécier. Mais leur présence parfois, dérange.
Et pourquoi Alan Rickman?

a) c'est un acteur de première classe
b) il est super hot avec son accent british
c) Severus Snape!
d) toutes ces choses?
*hahaha*
Aaridys
'Art is magic delivered from the lie of being truth.' Theodor Adorno
Humeur: Joyeuse
Musique: "In Noctem" Nicholas Hooper 'Harry Potter and the Half-Blood Prince OST'
15 juillet 2009
14 juillet 2009
12 juillet 2009
30 juin 2009
Découverte intéressante...
Vous pensiez qu'elles n'existaient plus?
Vous vous trompiez!!
Je les ai scannées et même retouchées...
Néanmoins... l'humiliation est cuisante.
Je vous les épargne donc messieurs.
Vos expériences de cross-dressing passées demeureront bien gardées...
Mais c'était tentant!!
Au fait... Tome Cruise et Brad Pitt peuvent aller se rhabiller...
Ce nouveau vampire suédois a la cote (il a même essayé pour Thor mais n'a pas été retenu... dommage... 6'3" de muscles et de splendeur Viking... mais à quoi ils pensaient?? Lol...)
Miam.
Ce fusse donc cela...
Aaridys
I am extraordinarily patient, provided I get my own way in the end. Margaret Thatcher
Humeur: Relax
Musique: "Bones" Little Big Town
30 mai 2009
New Blood
Nom: Saphira Jamilé
Sexe: Féminin
Race: Demie-elfe
Âge: 35 ans
Taille: 5'5"
Poids: 130lbs
Cheveux: Roses
Yeux: Verts
Groupe sanguin: AB+
Classe: Monk - Cleric/Wondermaker
Profession: Biochimiste/Botaniste
Religion: La Science!
Anniversaire: 25 août
Signe: Vierge
Élément: Terre
Pierre: Péridot
Lieu de naissance: Cape Town - Afrique du Sud
Arme: Ses poings
Fleur: Glaïeul
Couleur: Vert
Loisirs: Décortiquer un génome
Qualités: Optimisme, aplomb, ténacité, méticuleuse, fidélité
Défauts: Têtue, tempérament chaud, rationalisme extrême
Talents: La recherche
Ce qu'elle aime: Le café, un laboratoire, de nouvelles espèces de plantes, résoudre un problème, aider les gens.
Ce qu'elle déteste: La cruauté, la paresse, le despotisme, la politique.
Phobie: Oublier une formule à un moment crucial.
Famille: Sa mère était elfe, son père humain. Tous les deux travaillaient pour Médecins Sans Frontières. Sa mère a continué sa pratique en Afrique du Sud en neurologie. Son père est mort dans la jungle lors d'une escarmouche avec la guérilla. Sa famille est ancienne, elle remonte aux colons anglais et portuguais qui géraient le passage de Cape Town. Elle fait partie de 'l'aristocratie blanche africaine' quoiqu'elle se définit plus comme une 'afrikan' qu'une étrangère à l'Afrique. Elle est enfant unique.
Société: Saphira est une chercheuse, une scientifique. Elle ne se mêle pas aux foules, n'a jamais eu de petit ami quoiqu'elle ait exploré la 'chose' à quelques reprises sans grand résultats. Elle ne sort pas dans les bars, dort 4 heures par nuit et ne comprend rien à l'art. Elle s'occupera de n'importe qui ayant besoin de son aide qui lui demande. Elle ne comprend pas le concept d'ami-ennemi dans un conflit, haït la guerre et se contrefiche des convenances à ce sujet. En société elle est souvent perçue comme étrange puisqu'elle rationalise tout froidement. Toutefois, cette attitude lui permet d'être très tolérante face à toutes sortes de choses étranges, bizarres ou nouvelles.
Héhéhé... j'adore Saphira!
Aaridys
Earth laughs in flowers. Ralph Waldo Emerson
Humeur: Fatiguée
Musique: Era "Don't Go Away"
27 avril 2009
Rêve 25-26 avril 2009
La plage était petite; nichée entre le palais royal dont les murs blanchis se jetaient dans la mer et les falaises rosies par la bruyère, la courte étendue était telle une bouchée curieuse que la mer aurait prise de la terre. Sa surface était couverte de petits galets ronds, certains plus petits que des oeufs de merle mais tous dans les même teintes terreuses d’ocre et crème. En fait, la plage possédait si peu des qualités de celle-ci que les habitants des alentours ne l’appelaient pas vraiment ainsi. De toute façon, puisqu’elle jouxtait le palais, personne sauf quelques nobles et serfs en mal de loisirs pour les uns et de travail pour les autres ne s’y aventuraient jamais. Et le Prince, évidemment.
Elle était sortie de la mer par ses propres moyens, aggripant les galets à pleines mains, tirant son corps lourd hors de l’eau. Ses jambes, dont elle devinait la fonction ne répondaient pas encore aux messages que son cerveau leur envoyait, lui-même un peu décontenancé par la tournure des événements. Une partie d’elle-même, celle qui avait souhaité ce changement jubilait et la force de ces émotions se traduisaient sur son visage en un sourire un peu niais mais néanmoins béat. L’autre partie qui hurlait au désastre était donc présentement complètement ignorée.
Elle essaya de se lever; les galets sous sa peau nue commençaient à lui faire mal. À la force des bras, elle réussit à s’asseoir, étendant les longs membres se terminant par une drôle d’excroissance de chair qu’elle savait se nommer ‘jambes’. Elle sentait les muscles sous la peau, tous neufs et jeunes, bruissant de vie et de force. Oui, se dit-elle. Elle arriverait à marcher.
Serrant la langue entre ses dents, elle entreprit de s’appuyer contre un bloc de pierre plus ou moins anguleux afin d’élever son corps plus haut. Ne sachant trop comment s’y prendre pour vraiment se mettre debout, elle usa encore de force contre le bloc et réussit à placer ses nouveaux membres sous son corps, comme elle avait vu les hommes le faire si souvent en position ‘debout’. Lorsqu’elle sentit son poids s’installer sur ces nouveaux appuis et ceux-ci répondre en se crispant un peu, elle lâcha prise de la pierre, triomphante.
Et atterit durement sur son siège.
Un rire la fit sursauter.
“Se tenir debout et marcher sont deux choses bien différentes mais l’une vient invariablement avant l’autre.”
Un homme! Et Lui de surcoît! La peur qui l’avait brièvement secouée la quitta comme une vague balaie les débris d’un naufrage. Elle lui sourit de toutes ses dents en essayant de se remettre debout.
Il l’observa pendant quelques tentatives, son apparente nudité ne le troublant pas. Pourtant lui, elle remarqua, était simplement vêtu d’une chemise immaculée et de longues jambières de cuir usées. Ses cheveux noirs lui tombaient dans les yeux. De temps à autre, il secouait la tête comme pour déloger les mèches rebelles à l’aide du vent qui soufflait constamment du large. Quant à elle, elle était toute sur sa tâche concentrée.
Puis, finalement, elle réussit à demeurer à la verticale et tenta de mettre une jambe devant l’autre... sans résultat. Elle chuta sur les galets et une douleur soudaine fleurit dans l’une de ses nouvelles extrémitées. Elle aggripa le membre douloureux et grimaça.
“Ah, c’est ce qui peut arriver dans des cas comme celui-ci...”
Il s’était déplacé lors de sa chute et était maintenant accroupi devant elle, un sourire malin sur les lèvres. Elle lui tira la langue ce qui le fit rire.
“Ne t’en fait pas, on va arranger ça.”
Joignant la parole à l’action il s’approcha et la souleva d’un seul geste, un bras sous ses genoux et l’autre sur ses épaules, son torse appuyé contre son flanc. D’un pas leste il se dirigea vers le palais et elle, plus heureuse que jamais, souriait toujours en le dévorant des yeux. Il ne paru pas surpris ni ne s’en offusqua.
***
Elle rêvassait tranquillement, bercée par la cadence de son pas régulier, émerveillée par la palette de couleurs qui s’offrait à son regard. Ils montaient un long escalier en conlimaçon et de tous les côtés, de grands vitraux jetaient des arc-en-ciels de lumière chaude. Les pastels se mariaient, se fondaient les uns aux autres dans un ballet de tons chatoyants. Outre les vitraux, les murs étaient éclatants de blancheur, le marbre pur parfois veiné d’or et d’argent. Le soleil entrait à pleins rayons, transformant les escaliers en un royaume enchanteur.
Néanmoins, les paroles du conseiller les suivant un peu en retrait n’avaient rien à voir avec la splendeur des lieux.
“Majesté, il vous faut choisir. La Princesse vient d’une ancienne lignée. Son sang est noble et sa dot considérable. De plus, l’union forgerait des liens bien difficiles à briser entre votre Royaume et celui de son père.”
Elle le sentit soupirer doucement.
“Je sais tout cela.”
“Mais alors, Majesté, pourquoi attendre si longtemps pour lui répondre?”
Au mot “dot” une image d’une grande couronne toute de perles tissée, enchâssée d’un énorme topaz carré et jaune se forma dans son esprit. Elle savait les joyaux provenus des ressources inépuisables de la Mer. Le bijou était muni d’un long voile éphémère dont elle ne distinguait pas la longueur. Elle se nicha un peu plus près de lui; il resserra ses bras autour de son corps.
“Je ne répond pas parce qu’il me plaît d’attendre. J’aimerais avoir le loisir de choisir qui, où et comment je deviendrai un mari et non plus moi-même.”
“Mais... Sire... et...vous ramenez cette... cette femme! D’où vient-elle au juste?”
Il sourit.
“La Mer ma l’a donnée.”
Le conseiller s’offusqua et ils continuèrent d’argumenter pendant un moment. Elle se laissa glisser dans une torpeur douce, bercée par les ondes sourdes de sa voix lorsqu’elles traversaient son corps.
***
Lorsqu’elle reprit légèrement conscience, ils étaient seuls à l’exception d’un téléviseur dont elle comprit implicitement l’usage mais auquel elle ne porta pas attention. Il était assit sur un large fauteuil, son corps toujours recroquevillé contre le sien.
Soudain, sa nudité lui fit un peu honte et elle tenta de glisser à bas des ses cuisses afin de prendre place elle-même contre les coussins profonds du fauteuil.
“Non,” dit-il en resserant les bras pour la recoller contre lui. “Je ne suis pas embarassé.”
Il lui sourit pour la rassurer et elle se détendit de nouveau. Cette fois, le sommeil et le bruit sourd de l’écran la firent dériver doucement. Il lui parla et elle entendit mais ne réagit pas, trop confortable dans son cocon de chaleur.
Il lui murmura de douces paroles, des mots à séduire n’importe quelle femme. Sa conversation semblait suivre un plan précis et le contenu de son discours évolua doucement. Elle l’écoutait attentivement, le corps languide, les yeux perdus dans les siens.
Puis, sans même qu’elle ne remarque le changement de teneur de ses paroles, il lui fit connaître crûment son désir physique pour elle, son corps pressé, nu, contre le sien et comment il la prendrait, si elle choisissait de se donner à lui. Toutes ces choses il les lui dit sans retenue, en toute franchise mais elle ne réagit pas quoique pendant un bref instant, elle senti une chaleur éclore au creux de son ventre. Sa torpeur ne la laissait pas réagir. Elle entendait et comprenait ses paroles mais son corps, lourd de fatigue devenait de plus en plus las. Elle senti sa main perdre prise sur son épaule.
Elle ne le vit pas mais il lui sourit alors que son corps perdait de sa tenue et la déposa doucement sur le fauteuil en appelant la femme de chambre.
Il donna des ordres brefs pour que l’on s’occupe d’elle, promit de revenir la voir plus tard puis quitta la chambre.
S’il vint se pencher au-dessus de son lit alors qu’elle dormait, elle n’en eu pas connaissance.
***
Aaridys
Humeur: Good
Musique: Immediate Music "Coronation"
16 avril 2009
How It's Done

We were trapped. Pathetically, sadly, ridiculously trapped. All these fights, all theses quests! I looked upon the faces of my friends and comrades, my beloved's eyes briming with fresh tears; where was Ben?
We were all bound together by enchanted ropes of steel. Hung in the middle of the room, our feet at least 6 feet from the ground, we despaired as the giant clock ticked ahead, midnight too close for comfort.
When the twelfth bell would ring, we would die he had said. He had laughed at us and swirled away, his black cape billowing at his back. Unimpressed, we all remained very calm. We knew already of the clock and it's sentence. Ben was quietly fixing it...at least, he was supposed to.
Minutes passed in silence, the steady ticking of the clock the only sounds in the large room. We tried not to panic.
Then, after agonizing minutes, finally, movement above. A dark silhouette emerged. Ben! we all thought just as the clock ticked 5 to midnight. A smile spread on my lips-
Abruptly, a terrible jolt rocked the chain holding us to the ceiling followed by a loud grinding sound. The darkness around us took a red tinge and the temperature suddenly soared in the room. My beloved shrieked and I saw it too. Below us, a pit of molten rock the size of a large pond bubbled menacingly.
An evil laugh brought our attention back to the dark silhouette. It was Him again! On his face, a malevolent smile was grotesquely being deformed by the shifting shadows of red and gold the lava projected.
"You'll never get away with this! We'll get out and kill you!" I screamed, gathering my courage. Where was Ben?
He made no reply, which was uncommon. Why was he not threatening us? Why was he not exposing his plan, now he had us at his mercy? Why did he not take my beloved away to torture us?
Another strong jolt on the chain brought me out of my thoughts. He had pushed a large lever.
I only heard the shrieking and then, the burn...
"Master!"
I heard the cries of my superintendent just as the last inches of the Hero's fingers sunk into the magma. He scuttled towards me, his face contorted in confusion.
"Why Master? Why kill them so quickly and not use the Device to torture them?"
I arched an eyebrow at him and glowered somewhat.
"Because, my friend, had I waited, surely they would have found some way or another to get free. No time like the present I'm afraid. I'm sure you understand." I answered coolly while walking away. He followed without another word.
When Ben finally stopped the clock at 10 seconds to midnight and feeling very proud of himself, he slunk down into the dark room quietly, intent on freeing his friends. He walked slowly, trying to peer trough the gloom and then, so suddenly he did not even feel it go, the floor became an infernal pit of lava and he was waist deep in the scorching fire. By the time he registered to scream and feel the pain, he was already dead and his head sunk below the golden, bubbly surface.
The Lesson of the Day:
If I have the hero and his party trapped, I will not wait until my Superweapon charges to finish them off if more conventional means are available.
Aaridys
When you have plenty of ammo, you never miss. When you're running low, you can't hit the broad side of a barn.
Humeur: Good
Musique: "Five Millenia Later" Eric Serra, 5th Element OST
7 avril 2009
Éclaboussure de cerveau
Il neige... encore... après une semaine de pluie... après quelques semaines de temps plus ou moins au-dessus de 0... il neige...
AAAAAAAAAAAAAAAAAH!!
Mori a décidé d'adopter la poche en filet pour les vêtements fragiles du lavage. Alors tous les jours, elle se plante devant les portes qui camouflent laveuse/sécheuse et braille à gorge éventrée comme la chatte en chaleur qu'elle ne pourra jamais être! C'est plutôt déconcertant.
J'avais plein de drôles d'idées toute la semaine... des petites taches de pensées qui tombaient ici et là mais comme j'ai pas l'habitude de transporter un carnet, je m'excuse de les avoir bien perdues!
"Monsters VS Aliens" m'a bien fait rire dimanche. Le film a été réalisé avec Imax en tête et personellement, je ne pense pas qu'il soit aussi bon en version "plate"... L'animation est bonne, les textures aussi. Ils utilisent sensiblement le même driver pour les cheveux que les Incroyables et le reste est bien typique. J'ai adoré les caméos et les parodies poussées ici et là.
Au fait avant que j'oublie, Joyeuses Pâques en avance.
Bon... ben là, j'me sens cheap... aw well...
À la revoyure alors!
Aaridys
I have not failed. I've just found 10,000 ways that won't work. Thomas Edison
Humeur: C'est good
Musique: "Little Light of Love" 5th Element OST Eric Serra
15 mars 2009
Entre Terre et Feu

Samedi soir, j'ai eu l'occasion d'être spectatrice du concert "Zenshin" de la troupe Arashi Daiko de Montréal.
Arashi Daiko est une équipe d'artistes du tambour japonais, le taiko, issus de Montréal et passionnés pour cet art musical japonais ancien.
En Mars de 2008, j'avais également eu la chance d'assister au concert du groupe international Kodo lors de leur One Earth tour.
Entre les deux, mon coeur balance. Néanmoins, comparés à leurs homologues japonais, Arashi Daiko a offert une solide performance, ponctuée de simplicité, de passion et de rires. Le talent et la créativité était au rendez-vous.
Ce qui m'a attiré vers le taiko, à l'origine était tout simplement le fait que ce soit une forme d'art scénique japonais. La culture nipone avait alors son grand attrait sur moi et j'avais joyeusement payé les frais d'entrée de ce concert de Kodo.
Toutefois, après le choc initial (littéralement!) ce fut le coup de foudre instantané. Difficile de ne pas être envoûtée par le rythme tonitruant d'une dizaine d'immense tambours que l'on frappe de toute ses forces et qui résonne, non-seulement dans le creux de mes oreilles mais dans la totalité de mon corps, ce faisant que le son se distille et redevient son essence même, une vibration tangible, brutale et majestueuse.
Et donc, ce fut un oui certain lorsque qu'Arashi Daiko fit son entrée!
Le son de ces tambours me rappelle un tremblement de terre. Les basses, les graves et les vibrations évoquent un sentiment primal. Néanmoins, la passion, l'énergie et le bonheur béat et entier que dévoilent les percussionistes lorsqu'ils jouent m'évoque plutôt un incendie ravageur. Ce curieux mariage d'éléments est à peu près la seule image mentale que je puisse conjurer lorsque je me rappelle les concerts.
Visuellement, le taiko est spectaculaire. La gestuelle est exagérée, théâtrale et ritualisée. Ces hommes et ces femmes épanchent leurs forces et leurs énergies sur la surface tannée de ces peaux. Leur endurance force le respect et leur habileté l'admiration.
Le taiko est à voir, à entendre mais étrangement, est beaucoup plus fait pour être ressenti. Dans quelle catégorie de sens doit se classer les vibrations féroces que cet art dégage? Comment décrire les tremblements qui nous agitent? Peut-être un mariage d'ouïe et de toucher. La vague sonore transmutée par tant d'énergie.
Le taiko alors, est un alchimiste artiste?
Je divague! À découvrir!
Sur une note plus sombre, lors du concert j'ai une fois de plus constaté à quel point les gens n'ont plus aucun respect. Cellulaires, conversations, flashs d'appareils photos et caméscopes abondaient. La même chose au cinéma. Combien de minuscules écrans voit-on s'allumer, s'éteindre? Combien de textos s'écrivent alors que le film (ou le concert) défile? Combien d'imbéciles même osent répondre et chuchoter pliés en deux derrière le dossier du siège?
Si vous êtes incapables de mettre le monde extérieur de côté pour quelques heures, ne vous donnez pas la peine. Le principe d'un film, d'un concert et autres de ce genre sont de vous évader de la vie de tout les jours. Si c'est trop difficile pour vous, épargnez à ceux qui choisissent de s'évader de les entraîner dans votre vie. Nous ne sommes pas réunis dans une même salle pour y participer.
Aaridys
The length of a film should be directly related to the endurance of the human bladder. Alfred Hitchcock
Humeur: OK
Musique: John Williams Geisha OST "Confluence"
11 mars 2009
Watchmen aka The Joke that Took Itself Seriously

Cheapie night tuesday, off to see the new Hollywood child; Watchmen.
Reviews abound, critics praise and fans delight.
What's not to like? The team that gave us 300 is back on again, including Tyler Bates.
This should be quite the evening.
It was.
3 hours worth of evening to be exact.
Now now, I know what you're all thinking; damn, she's going to go off the handle again, drag the movie in the mud and point out all the horrible faults she found.
And you'd be right... partially.
I didn't enjoy Watchmen but I liked it and here's why:
Firstly, Watchmen culture was respected to a T. I'm not a big fan myself but when you think of a comic who's made to be serious and yet poke fun at all the stereotypical comic genres, you're left to wonder how a movie can translate that well without falling into ridicule. Watchmen does. If you're not interested in the carefully embedded subtleties ingrained in the design and plot and just want to enjoy a superhero movie that's okay, you can still like the movie but don't get your hopes too high. Now on the other hand, if you're a hardcore fan, you're in for a delectable treat because Watchmen delivers superbly.
Delivery from the actors was consistent, with one exception, Malin Akerman, in the role of Silk Spectre. She gives no dimension to the character, her delivery is flat, naive and inconsistent. Patrick Wilson shapes up as the movie goes, fitting more and more comfortably in his role as Nite Owl and Billy Crudup is quite convincing in the role of Dr. Manhattan, which in itself was quite a character to portray. Rorschach really steals the show though, Jackie Haley giving tangible realism and depth to a character that could've easily been butchered by satyre.
Stylistically speaking, Watchmen suceeds. Costumes, makeup, effects, props and sets are crafted meticulously with precision and care to fidelity. It's all in the details.
Tyler Bates was disapointing though. Loud, 80's music served as background, very intrusive, very omnipresent and sometimes so obviously delivering a message, you're left to ask yourself, "huh... do they think I'm that stupid I wouldn't get it?" As a viewer, you feel underestimated. Were has all the 300 epic-ness gone? There was so much potential there.
Storywise it where it falls short. Being a satyre, Watchmen has for objective to expose the weak sides of comic book stories, from psychologically deranged heroes that realistically speaking shouldn't even be accepted by any normal societies to dysfunctional relationships where impotence can only be cured by a round of heroïsm and sex with a multi-bodied "electrical" being is possible, even though he keeps an eye on his nuclear reactor in the other room at the same time.
It's all about pushing the boundairies. Watchmen shows this in a true fashion.
But nothing binds these things together. The plot is thin, at best and in the end, you are left with a sense of "huh..." which doesn't imply afterthought or even speculation. You watch it, you leave it. Or you don't.
No main story, no backbone, which in my opinion, is essential in a movie. Maybe not in a television series, but in a 3 hour feature? I think yes!
Which lastly brings me to... yes... 3 hours. Urgh. That, if I need to simply gratuitously bash at something about Watchmen, it would be the length. Too long, way too long for what it's worth. The little juicy tidbits are interesting, don't get me wrong, but they serve no other purpose than to expose another satyre of comic book heroes and deviate us from the main point too often. Entertaining yes, distracting, very much.
By the end, people were leaving. Either because they couldn't take it anymore or it was simply too late. I almost wished I'd left myself but my moviegoer principles held me back... for no good reason I discovered as the credits rolled. Meh.
So in the end, go see it, early if you fall asleep easily when it's dark. Don't expect anything and you won't be worried about anything.
In the meantime, I'll continue salivating on Wolverine Origins.
Aaridys
Wit is educated insolence. Aristotle
Humeur: Happy
Musique: "England to Oz" David Hirschfelder Australia OST
4 mars 2009
Nights in London
At night, the streets didn't quite look so bad.
In the dark, with only the occasional flare of headlights to disturb the gloom, details blurred around the edges, making them softer, making everything look peaceful and faded.
Like a distant memory.
People scuttled about, quickly darting from one building to another; from one pile of rubble to the other. From one dream to another nightmare.
Remaining media called it a catastrophy, others called it judgment and others, more devoted to obscure faiths called it retribution; the Coming.
Of what he wondered?
Nights in the streets of London reminded him of his days in Amsterdam with Collin. On his way back from work, he would have had to cross several districts that even the authorities avoided. They all looked the same to him. They all looked like this but for one crucial difference. At intersections, below the overpasses and in the deep dark alleys, it wasn't ruthless, cold-blooded thugs that would welcome you. Warming their hands over fire-lit dustbins, men, women and children would keep warm, their eyes filled with disillusions, lost hopes, dreams shattered. They didn't really see him whenever he would pass them. His build and his clothes had them avert their gazes, shrink deeper into shadows. Soldiers had become threats, vigilantes bent on scouring out Origins, the Plague they called them.
How ironic now he walked among them.
Ex-soldier, ex-member of the WG, wanted man, Major Origin, Leo Guild Master.
Quite a pedigree.
It never failed to bring a sardonic smile to his lips whenever he'd think of himself that way. He didn't hate being all these things. Some of them, he couldn't help and others had just come to him. But never had he felt more out of place. Sometimes, he felt like a stranger in his own skin. Some things he'd done were horrific. They were cold, calculated ploys and plots to gain and create certain things and scenarios.
Other things he had done were terrifying. They were terrible, powerful and amazing. They revealed a strength and a ruthlessness in him he wasn't sure he liked but he knew he needed now more than ever.
And that was why he scoured the streets at night, walking the lanes of memory, living a life with blurred edges, waltzing with a direct, tangible danger he could deal with with his own two hands if need be. His hands, his body, his weapons, they were all trained for direct combat and reacted at the slightest command in effective and economical ways. Disabling his opponents appeased his conscience but it takes a conscious effort to stop the hand from fatally breaking bone and twisting neck. To stop fingers from pulling the trigger.
To rein the blood thirst.
He knew those traits were part of his nature. They just had always been carefully controlled. Consciously released and always in measured amounts. Now, events unraveled that pushed the limits of these filters, that forced him to redefine them and the transition was unsettling, to say the least.
But walking helped.
Aaridys
Everything we hear is an opinion, not a fact. Everything we see is a perspective, not the truth. Marcus Aurelius
Humeur: Cool and composed
Musique: 'Breathe In' Frou Frou
22 février 2009
Journal de rêve
Rêve du 21*22 février 2009
Vide... elle ressemble à une de ces maisons modèles Remax; un condo-démo qui ne sert qu'à jeter de la poudre aux yeux d'acheteurs potentiels.
Trop propre, trop grise.
Vide.
Sauf pour la vendeuse Remax... et ma tante.
Au sous-sol, ma vieille chambre de Croissant Mathys avec sa colonne de verre et le poster de minous au plafond.
Le train passe dans la cour.
Rien de spectaculaire.
Dans l'autobus, moi, Yannick et Monica B. sommes en route pour les cours. Nous sommes des étudiants "d'échange" en visite.
L'autobus est bondé, le centre-ville est étouffé par les gratte-ciels, les rues sont peu larges. Il y a du traffic.
Soudainement, le ciel s'obscurcit. Levant les yeux, un spectacle suprenant nous acceuille.
Tout comme une envolée d'oiseaux migrateurs, une flotte d'avions de tous acabits voile le ciel. Les gros airbus se disputent l'espace avec les plus petits appareils; jets privés, Cessnas et autres. Il y a quelques hélicoptères, des jets et même une navette spatiale. Tous volent à très basse altitude; les lumières des gratte-ciels caressent leurs ventres gonflés. Ils volent en sens inverse de nous.
L'autobus continue son chemin sous cette toile étrange puis débouche hors des tours à bureaux. La scène est mise de manière époustouflante. Le ciel devant nous est couleur charbon. D'énormes nuages étouffent l'horizon. Noirs, gris, violets et crépitants de foudre bleue, ils s'avançent menaçants vers la ville. La tempête est de taille et il n'y a aucun doute dans notre esprit qu'il nous faut trouver refuge car la catastrophe est de proportion quasi-nucléaire.

Engagé sur l'autoroute, l'autobus se rue vers l'extérieur de la ville. Autour de nous, voitures et autres bus suivent le même mouvement. À notre gauche, des trains s'échappent du centre-ville à toute allure. Puis, soudainement, dans un horrible bruit de métal et de tôle froissée, un train déraille et un des wagons happe un bus adjacent au nôtre dans une traînée de feu et d'acier. Dans notre autobus, c'est la panique totale et pourtant, Monica B. reste calme.
Finalement arrivé à la station de métro, je descend du bus et encourage Monica B. et Yannick à me suivre. Il faut nous mettre à l'abri, c'est urgent! Pourtant, aucun des deux ne semble intéressé à sortir du véhicule. Tant pis, je cours sous terre....
Pour aboutir dans le food-court d'un centre d'achats souterrain où ma mère est en train de commander du PFK avec mon frère et ma soeur, beaucoup plus jeunes qu'ils ne devraient l'être. En panique mais soulagée de la voir là, je cours vers elle. Elle semble calme et s'exclame sur l'horreur de la catastrophe qui approche au-dessus de nos têtes. Néanmoins, elle a confiance en cet endroit pour la garder saine et sauve. Quant à moi, j'ai besoin de savoir ce qui se passe. je remonte...
Et abouti sur un terrain vague tout près de l'aéroport. D'où je me tiens, j'ai une vue parfaite sur les pistes, bondées d'avions qui se bousculent pour décoller en direction de Montréal. À l'horizon, les gratte-ciels se sont fait dévorer par l'horrible tempête...
Ja...
Aaridys
There are those who look at things the way they are, and ask why... I dream of things that never were, and ask why not? Robert Kennedy
Humeur: Yep...
Musique: 'Call me when you're sober' Evanscence
14 février 2009
Amour
3 février 2009
The Movie/Game/Book etc... Rant

Well at least her dress is torn... although I'm not sure if its because of the jungle adventure or... I mean, he kinda looks like he's leering at her...
For the first time in my life this winter of 2009, I watched Peter Jackson's King Kong.
In Margarita, Venezuela.
On a crappy Zenith TV.
With spanish subtitles no less.
But all of this, except for the very first statement, is not what makes this movie a total waste of electricity, not to mention three hours. More on this below...
Some people... well... no, I shouldn't say it like that... Those who know me generally accept that I will sneer and look down upon those many things that too many of us get hyper over. Be it a movie, a game, a book, a TV show... whatever it may be, the more you create an anticipation around it, the less inclined I shall be interested... unless I've hyped myself up on my own, which is rare but not impossible.
And here's why;
Epic stories, destroyed. Grand ideas, trampled. Intricate plots, wasted. Enormous capital, spent all on Happy Meals advertisements and not on actual quality. And that's only the biz machine.
But let's not put aside friends, relatives and co-workers working up a buzz about upcoming projects as well.
Now, let me make a clarification though. Anticipation is all good. After all, how many amazing previews have we seen that were linked to as amazingly good pieces - Transformers anyone? But how many more were linked to horrendous pieces of cinematography that only belong in the Hall of Fame of Odities? And I'm being nice.
So, boiling down all this, it comes to it: Anticipating something, yes. Placing it on a pedestal before actually seeing the finished product, touching it, experimenting it, tasting it, whatever! No!
Which is why it took me so long to watch King Kong. Which is why I snubbed Superman Returns and many others. The more effect put on a product not actually in existence yet, the less I'll be inclined, personal preferences aside.
One must draw the parallel with vacuum sellers. Or, more in my line of work if you'd prefer, credit card sellers. We are bombarded with them every single day of our lives and yet, we feel so jaded. Doesn't constant publicity bore you? Annoy you?
But why is it seeing Jack Sparrow's face on a Coke drink at McD's incite you to higher levels of glee? Wasn't seeing his face on your Happy Meal enough? Or in the metro, in the bus, on TV, on the radio, in your magazines, on your little rubber rainboots or even... on a cake at the grocery store at some point getting a little TOO MUCH?
Mmm... mayhaps its Johnny Depp...
That brings me to personal preference. One phrase I like to quote when in an argument about the "good" or "bad" value of something is this: "You may like, I don't. Vice-versa." After all, we can't all get along and love the same things. My best friend loves slashers and I personally can't stand them. They're either in "Bad Taste" (pun intended) or hilarious. I adore quiet, deeply psychological genres. She falls asleep on them. But we still get along. ^_^
All this being said does not make my reasoning ironclad against lemons and not all things I snub in this way turn out to be crap. Once I got down to it, I very much enjoyed Superman Returns. I felt it was a refreshing but yet true-to-form return of the most popular alien of all time (after ET of course!). It was a nicely done picture as well. A bit too "styled" but it was consistent. And not in-your-face obnoxious either.
Which, finally, finally gets me to King Kong.
Whoe me, I'm so glad I didn't bother to watch it at the theater, buy it, rent it or even borrow it.
No amount of coaxing could force me through that again. Ever.
Three friggin' hours.
Of gratuitous, pointless, very-much-too "styled" action sequences which served no purpose other than to promote CG - which BTW, were not that good either. Sure the Kong is amazingly detailed. But he "looks" digital, which I didn't feel served the general ensemble well.
Three - huh - hours...
Of a girl in a white dress being thrown, tossed, fall down, scrape, bruise and hit foliage, mud, large animals, water, shrubs worse than a GI in the Vietnam jungle but that ultimately gets out of all that still wearing a STILL white, immaculate and WHOLE dress!! I don't think even dwarves could have made a mythril suit that amazingly invincible. Wow, I mean, hats off to the design team. I worship your seamstresses! Seriously! How many friggin' copies must that movie have needed? Oh and need I mention the hair? Nah...
Three... lord... hours!!
Plot got lost in too many holes. Our paved roads here in Quebec just pale in comparison.
Three... zzZzz... huh?
The famous scream was worth the 15 minutes it took for it to happen though. ^_^
So there you have it. My rule of thumb is generally to wait until I feel I really must watch/read/play this thing at least once, at least to give the poor thing a chance and not form a judgement before actually experimenting with the dang thing. That waiting period being flexible depending on my own preference. So unless I've worked myself into a drooling frenzy of wait - Wolverine - I won't bother. I'll just bid my time and let the ashes settle first.
Cheers,
Aaridys
Humeur: Capricieuse
Musique: "White Flag" Dido
27 janvier 2009
Rêve
Ceci est une transcription d'un rêve que j'ai fait la nuit entre le 26/27 janvier 2009.
Les étoiles signifient un changement de scène qui n'a pas nécessairement de sens avec ce qui la précède ou la suit.
Je suis désolée si l'écriture est parfois sèche mais les scènes défilaient, je ne voulais pas oublier ce rêve et de plus, je suis sûre que vous savez tous que parfois, certains moments durent des siècles alors que d'autres passent rapidement même si en réalité, ils ne sont que très brefs.
Bonne lecture.
Era – Flowers of the Sea
Je me suis réveillée lentement. Le lit était chaud, tout blanc et une autre personne s’y trouvait, assoupie, vulnérable. Un homme. Un homme jeune, blond, au corps ferme et beau à regarder. Il me souriait et j’ai réalisé que j’étais blottie contre lui. Remontant le long du matelas, je sorti ma tête de sous la couverture et lui sourit aussi. Tout ce que je savais vraiment, c’était que je désirais rester comme cela avec lui. Je ne voulais rien d’autre que le plus de contact physique avec lui. Peau contre peau, chaleur contre chaleur. Nous étions nus et cela n’avait aucune importance.
La conversation était simple, je ne me rappelle plus de quoi nous parlions, lorsque nous fûmes brutalement interrompu par quelqu’un tirant d’un coup sec sur la couverture. C’était sa sœur, une petite chose maigrichonne et blonde également.
Era- Sombre Day
Elle était en colère. Elle voulait que je quitte le lit de son frère et quoi que nos actions n’étaient rien de moins qu’innocentes, elle avait peur. Elle avait peur que je ne lui ôte son cher frère, que je n’accapare l’attention qu’il lui réservait normalement. J’étais une étrangère chez elle. Elle ne savait pas comment m’aborder.
Nous l’ignorions un peu, continuant de nous lover sous les couvertures, tentant de nous toucher le plus possible sans lui causer trop d’alarme. Néanmoins, alors que je m’allongeais à ses côtés, collée contre son flanc, la tête sur sa poitrine chaude et avec le bruit rythmique de son cœur sous l’oreille; alors qu’avec son bras, il encerclait ma taille, couvrait mon dos et m’entourait de sa chaleur; alors que nous avions trouvé la position la plus confortable offrant le maximum de contact, elle s’écria :
« Hé, tu pourrais enlever ta tête de là! »
Ce que je fis, simplement en tournant la tête au creux de son épaule alors qu’il me lançait un regard d’excuses pour la remarque acerbe. Je souris, ça n’était plus vraiment confortable maintenant.
***
Nickelback – Gotta be somebody
Le groupe se rassemblait autour des voitures. Une vieille Pontiac Transport beige avec les pare-chocs noirs en plastique très sale et une petite Jetta noire 4 portes qui ressemblait plus à la vieille Honda Civic de V qu’à une Volks. Presque tout le monde était là; V, Rick, Yan, ma sœur et d’autres que je n’identifiais pas. Nous devions partir, il fallait se rendre chez Vince.
Les routes, en chemin, longeaient la montagne. Tout m’étais familier, usuel. Néanmoins, les chemins ressemblaient à ces routes d’Italie à flanc de montagne. La terre était verte, couverte de végétation. Il faisait un peu gris, comme si Dame Nature n’était pas certaine si elle allait faire pleuvoir ou non.
Éventuellement, il a fallu arrêter pour « tanker ». Néanmoins, la première station n’avait plus de régulier, seulement du diesel mais personne ne pouvait utiliser ça. Nous sommes donc parti à la recherche d’essence plus loin.
La deuxième station n’avait plus de diesel mais le suprême et le régulier n’étaient pas un problème. Alors que les autres s’occupaient de la camionnette, je me mis à remplir la Jetta. Le pistolet était vieux et tout noir et l’essence qui en sortait était rouge/rose. Le « nosle » que je plaçai dans l’embout de la voiture ressemblait un peu à un fer à friser pour cheveux, rond avec une « palette » pour retenir les cheveux (dans ce cas-ci, je ne sais quoi mais il s’abaissait quand je tirais sur la gâchette). La « hose » coulait juste à la jonction du pistolet. Je retirai le tout le la voiture sans lâcher la détente dans l’espoir d’ajuster la pression pour l’empêcher de couler mais l’essence continuait de couler très rapidement, le flot rouge/rose faisant de l’écume, comme s’il se ruait dans le réservoir à toute vitesse. Je replaçai le tout contre la voiture. Si j’avais tiré le pistolet plus loin, j’aurais renversé du carburant partout.
Je me souviens de l’odeur de l’essence…
Dark Moor – Silver Lake
Pendant que je remplissais le réservoir, ma sœur vint me parler un peu. Pas longtemps après, un groupe de jeunes « gangster » nous aborda. Ils voulaient savoir d’où on venait, où ont allaient, si on était intéressées par eux bref. Toutes les deux, en un concert d’entente de « sœurs » nous refusâmes la proposition d’un bloc. Ils s’éloignèrent en grognant.
Ma sœur était venue me dire que Benjamin avait fait une crise. D’ailleurs, je constatais qu’autour de moi, il y avait soudainement une espèce d’activité urgente au sein de mes compagnons de voyage. Délaissant ma sœur et la Jetta, je partis vers le dépanneur, sachant d’instinct où il s’était réfugié et sachant également que Ben était un loup-garou et que sa crise de disait rien qui vaille.
Des’ree – Kissing You
Le petit backstore était sombre. À ma droite, un long comptoir couvert de papiers, de nourriture et d’objets variés avec au fond, un évier double tout blanc avec une fenêtre sale nichée juste au-dessus. Sur ma gauche, des armoires et deux réfrigérateurs. Près de l’évier, il y avait tout une tas de papiers couverts de colonnes et de tableaux. Ça ressemblait à une feuille de temps pour le nettoyage des toilettes dans les restaurants. J’en ramassai un paquet; c’était une feuille d’horaire pour Noël qui venait juste de passer.
Dans l’évier, il y avait un grand bol rempli de mélange à gâteau au chocolat et d’œufs qui n’avait pas été bien mélangé. Les coquilles gisaient sur le comptoir tout près des feuilles de temps. La lumière qui filtrait par la fenêtre jaunie était faible et donnait à l’endroit un air de cabanon abandonné.
Je me tournai vers le plus petit des réfrigérateurs et l’ouvrit.
Coldplay – Fix You
Il était là, niché au coin du réfrigérateur, un air de terreur absolue sur son visage. Quand il me vit, cet air changea pour un d’irritation.
- Ben, faut que tu sortes de là-
- Non! Tu sais c’qui va arriver si je sors!
- Allez, c’est la nouvelle lune, ça devrait être correct.
- Non! Je le sens, la crise s’en vient et si je perds la tête, je sais que je vais blesser quelqu’un. J’veux pas ça!
Son corps tremblait tout entier. Il était couvert de sueur, je la voyait rouler sur son crâne chauve, le long de son nez pour se nicher dans le creux juste au-dessus de sa lèvre supérieure. Il fallait que je le sorte de là, mais je savais que cela prendrait de la patience et beaucoup de douceur. Ben avait les yeux bleus, bleus poudre, bleu bébé mais ces yeux allaient devenir complètement noirs s’il perdait la bataille contre la vague de transformation qui le traversait.
Je continuai de faire la conversation doucement dans l’espoir de le calmer suffisamment. Au moins assez pour le sortir du frigo quand deux filles entrèrent. Je fermai la porte du frigo un peu. Pas assez pour que je ne puisse plus voir Benjamin mais assez pour ne pas qu’elles ne le voient. De toute façon, elles ne portaient pas attention à moi.
Elles étaient grandes, bronzées avec de longs cheveux bruns/noirs et paraissaient matures. Elles discutaient joyeusement comme si je n’existais pas. Je leur tournai le dos et recommençai à parler avec Ben. Il était terrifié par les nouvelles arrivantes.
- Ben, Ben! Regarde-moi!
Il essayait de m’écouter mais ses yeux se détournaient constamment vers les filles derrière moi. Elles avaient décidé de continuer le gâteau et une mélangeait le mix avec ses doigts gantés de caoutchouc jaune.
- Ben, regarde-moi. Ne regarde rien d’autre, concentre-toi sur moi!
Je voulais qu’il se concentre sur moi parce que je voulais le calmer par la force pure de ma volonté. Je voulais accaparer suffisamment de son attention pour que la crise passe. J’espérais vraiment que les filles partent!
Je ne me souviens plus qui le dis, la compagne de celle qui mélangeait le gâteau ou moi mais un commentaire sur les dangers des œufs crus, comme quoi c’était cancérigène leur donna la motivation de cesser leurs activités et elles partirent précipitamment.
Je soufflai de soulagement et ouvrit la porte du frigo plus grande. La situation était plus urgente que jamais. Ben devait sortir de ce frigo et nous devions repartir!
Evanescence – Lithium
Une surprise m’attendait derrière le battant de la porte et je sursautai. La propriétaire du dépanneur était là, un air irrité sur le visage. C’était un petite femme grassette aux cheveux poivre et sel coupés très courts. Elle jetait à Benjamin des regards remplit de dégoût et de méchanceté.
- On m’a averti que quelque chose de louche se passait dans mon backstore.
- Ah?
- J’ai suivit les traces de sang et j’ai abouti ici. Vous pouvez m’expliquer ça?!
Il n’y avait aucune possibilité de sang dans ce scénario, je n’en avais pas vu en entrant et Ben était seul dans le frigo! Cette femme suspectait ce qui se passait et avait peur. Elle ne comprenait pas suffisamment le phénomène et cette part d’inconnu la rendait agressive. Elle voulait qu’on parte rapidement et j’étais d’accord. Mais Ben devait sortir du frigo d’abord!
- Écoutez, je ne vois pas de quoi vous parlez. Il n’y a pas de sang par-terre.
- Vous voulez que j’appelle la police c’est ça?!
Elle s’énervait, c’était mauvais signe et en plus, je sentais Ben s’agiter derrière moi. Je ne voulais pas que sa crise se déclenche à cause de cette femme têtue!
- Y’a bouffé quelque chose, j’en suis sûre!
Elle paniquait, la situation devenait urgente. Je me tournai vers Ben et sifflai entre mes dents.
- T’as rien fait en t’en venant ici non?
- NON! Absolument pas, tu me connais, j’ai touché à personne!!
Il était terrifié, ses yeux roulaient dans ses orbites, dévoilant le blanc. J’inspirai profondément, prête à confronter la femme une fois de plus mais lorsque je me redressai, je constatai qu’elle n’avait pas arrêté de parler et sur le coup, ses paroles me frappèrent durement.
- … p’tête que j’va appeler un prêtre…
- Non! Ok, ok, on va partir, svp, donnez-nous 1 minute.
Mon ton était final. J’avais jeté toute ma force de persuasion et ma volonté derrière ces dernières paroles et j’espérais de manière fervente qu’elle tourne les talons et s’en aille! Elle me toisa hautainement, clairement dégoûtée et quitta la pièce en reniflant.
Eric Serra – 5th Element OST – Protect Life
La tension dans l’air était à couper au couteau. Derrière moi, j’entendais Benjamin respirer bruyamment, au bord de l’hyperventilation. Je m’assurai que la femme était partie avant de me tourner vers Ben.
- Ben, Ben, écoute-moi. Il faut partir d’ici.
- Non, non, la crise est là!
- BEN! Regarde-moi. Fixe mes yeux, ne regarde pas ailleurs et sort du frigo.
J’étais désespérée. L’argument continua pendant quelques instants de plus, nous répétions toujours les mêmes choses mais à chaque fois, le regard bleu ciel de Benjamin demeurait fixé sur le mien de plus en plus longtemps.
Finalement, il accepta de sortir du frigo. Il en sorti lentement, il ne me lâchait pas des yeux et déplia son grand corps doucement dans l’air lourd de la petite pièce. Pendant quelques instants, rien ne se passa. Il me regardait intensément et je ne le lâchais pas des yeux. Il semblait encore craintif mais ne voulait pas risquer de briser le contact, ténu peut-être, qui l’empêchait de perdre son contrôle sur la bête en lui.
Je fermai la distance entre nous, posai mes mains sur ses bras et approchai mon visage du sien.
- I love you.
Les yeux dans les siens j’effleurai ses lèvres doucement. Elles étaient chaudes et sèches, sans traces de la sueur qui couvrait son corps précédemment. Puis, je réalisai que j’avais fermé les yeux et j’étais sûre que lui aussi, avait jeté aux 4 vents cette règle de contrôle car il réagit presque instantanément en entrouvrant la bouche mais le baiser demeura très chaste. C’était doux, c’était chaud et surtout, très tendre. C’était le genre de baiser que des amants de longue date s’échangent pour signifier toute leur dévotion, tout leur amour pour l’autre. Le genre de communion que deux personnes se donnent gratuitement et avec abandon. Le genre de baiser qui se termine toujours, mais sans regrets.
Le mien ne s’est pas terminé. Je me suis réveillée avant la fin.
Humeur: Bonne
Musique: Dusty Springfield "Son of a preacherman"





