Bonjour,
Du bureau je vous écrit!!
Young Victoria
Du jeune réalisateur québécois à qui nous devons C.R.A.Z.Y et Martin Scorcese, 'Young Victoria' se concentre principalement sur la jeunesse de cette reine légendaire et les toutes premières années de son règne.
Joli film d'époque où on nous présente une Victoria malheureuse, isolée et bien loin de toutes les intrigues de la cours d'Angleterre, le film se veut mi-documentaire, mi-fiction. En cela, il réussit bien, sans toutefois marier les genres. Ainsi, la toute première partie du film est bien structurée, on nous emmène d'un événement à l'autre en nous tenant en haleine. La musique, enlevante, nous transporte d'un scandale à l'autre et d'un palais sombre et lugubre aux splendides couloirs d'un Buckingham Palace fraîchement construit. Du jeu des acteurs, je lève mon chapeau à Emily Blunt dans la peau d'une jeune femme qui n'a jamais autant souhaité ses 18 ans. Malheureusement, je m'arrêterai là.
Quoique la romance entre le Prince Albert et Victoria soit aussi légendaire que le règne de cette-denière, son 'avatar' cinématographique relève peu le défi. Jeu insipide our personnage déludé? Difficile à dire. Toutefois, c'est d'ailleurs dans la deuxième partie du film qu'on passe de mi-fiction à documentaire et puis tout simplement à un résumé. Le 'pacing' disparaît et le spectateur est laissé en plan.
Jolis costumes, bien étudiés.
Dans l'ensemble, une belle production, sans prétention mais malheureusement, sans beaucoup de saveur. Ma seule critique vraiment néagtive est l'événement de pure fiction inséré pour 'besoin de drame' où le Prince Albert se prend une balle pour sa belle. Quoiqu'elle ait été souvent dans la mire de plusieurs revolvers, jamais Victoria ne fut sauvée par son chéri. L'événement détonne tellement dans la trame qu'il est évident qu'il y a été inséré par besoin de réveiller un peu les spectateur légèrement assoupi.
À voir, mais ne vous pressez pas.
Avatar
Ah, le gros morceau du gâteau.
Totalement tourné en 3D, ce film doit être vu - que dis-je!! - vécu, à travers ces lunettes affreuses mais ô combien magiques.
D'abord, laissez-moi vous dire que Cameron n'a pas réinventé la roue. L'histoire qu'il nous sert est typique, clichée et usée à la corde. La fin du film est déjà devinée dès le premier 'synopsis' lu dans un journal. Mais que diable! Ce film est-il donc si plate?
Oui et non.
Non parce que le contenant de ce conte traditionnel est époustouflant. Cameron a marqué d'une pierre blanche le monde du cinéma 3D et du motion capture - en fait, on ne parle plus ici de motion capture mais bien de performance capture! WETA, l'enfant chéri de Peter Jackson, s'est officiellement installé comme la nouvelle machine à rêver et livre un chef-d'oeuvre digital d'une qualité jamais vue (même Beowulf n'arrive pas à la cheville de ce film en ce qui attrait au résulat esthétique). L'univers de Pandora a été pensé, créé, repensé et ajusté dans les moindres détails. Faune, flore, culture, langage, botanique, physique, météorologie, j'en passe. De fond en comble, cet univers aura été crée méthodiquement afin de livrer une performance des plus vraies. On y croit, parce que tout fait du sens. Même si on est en 2154 et que les avancées technologiques pourraient excuser bien des entorses, Cameron ne s'est pas laissé aller à la paresse. Ce que vous voyez, c'est du design d'évolution à la puissance 20.
Oui, si vous ne vous laissez pas conter l'histoire. Oui oui, on connaît la fin. Oui oui, les 'cues' narratifs sont gros comme des rhinocéros et oui oui, la jolie histoire d'amour entre extra-terrestre et humain hurle plus fort qu'un paquebot dans la brume que l'amour franchit tous les obstacles. Y'a même un perso qui meurt tragiquement... question d'ajouter du drame et de nous arracher quelques larmes. Ok ok, on le sait tout ça! Maintenant, bande de spectateurs blasés, cessez votre ironie et laissez-vous emporter.
Parce que sinon, ça sera très joli à regarder... mais très long.
Mon paragraphe sur le jeu des acteurs sera bref car aucune performance ne m'a éblouie par sa complexité. Pourquoi? Parce que malheureusement, comme je le disais plus haut, le script ne donne pas de latitude pour la subtilité, la finesse ou les multifacettes d'un jeu complexe. Mais ce n'est pas grave. Devrais-je dire, à tout le moins, que les Na'vi ont parfois des réactions juste assez étranges pour nous rappeler que oui, c'est un film d'extra-terrestres créé par des humains pour des humains. Mais reste quand même, ce sont des extra-terrestres!
La musique a été composée par James Horner (Titanic - Troy) et est un intéressant pot-pourri de testostérone saupoudrée de grosses cloches (ceux qui sont familiers avec Troy, vous reconnaîtrez le thème... il est là!) avec de la musique qui relève très fortement du tribal africain. Et c'est là que je suis un peu déçue. Le score est splendide, vraiment agréable à écouter mais totallement dénudé d'originalité. D'ajouter de la musique tribale africaine très traditionelle m'a paru être un coup cliché, un peut slap-it-on bandaid... question d'accompagner ces images. Disons que ça ne m'a pas fait lever le poil de sur les bras! On est très loin de Howard Shore. Néanmoins, je suis heureuse que Cameron ait choisi Horner au lieu de Zimmer, Jablonsky ou Badelt. Williams n'aurait pas eu assez de punch pour une telle production et les 3 autres beaucoup trop... surtout avec le clavier électronique.
Personellement, j'ai été un peu coincée dans mon cynisme lors de ma première vue de ce film. Je me surprenais à devoir me forcer un peu à me laisser aller et cela a créé une bizarre d'expérience un peu inconfortable. Je ne peux me prononcer en un 'oui' ou 'non' clair car malgré que l'emballage ait été fait d'or 24 carats, le cadeau dedans ressemblait un peu à une paire chaussettes. Utiles, mais sans plus.
J'y retournerai, question de savourer ce petit plat qui je suspecte mérite plus d'un visionnement. Mais à voir en 3D, absolument... et en IMAX de préférence. Ce sera un bon film à voir sur sa télé à la maison... mais pas dutout le même genre d'expérience!
Aaridys
Cinema is a matter of what's in the frame and what's out. Martin Scorcese
Humeur: Ouais bon, c'est lundi...
Musique: Le chauffage qui souffle... qui souffle!














