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17 novembre 2007

Blah blah et fiche de Fil

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Nom: Filomena Callisto ou Fil
Sexe: Féminin
Race: Demie blood-elf
Âge: 45 ans
Taille: 5'3"
Poids: 115lbs
Cheveux: Châtains clair
Yeux: Verts
Groupe sanguin: AB-
Classe: Barde, Troubadour des Étoiles
Religion: Morwel
Anniversaire: 5 décembre
Signe: Sagittaire
Élément: Feu
Pierre: Turquoise et topaze
Lieu de naissance: Quelque part en marge du pays des blood-elfs.
Arme: Sa voix
Fleur: Gui et poinsetilla
Couleur: Or
Loisirs: La musique et le chant, regarder les étoiles.
Qualités: Candeur, bonhommie, sociable, tendresse et fidélité.
Défauts: Poltrone, paresse, insousciance, curiosité.
Talents: Déguisements & magie (elle ne le dira jamais à voix haute!)
Ce qu'elle aime: La beauté, l'harmonie, la tranquilité, la paix, l'anonymat.
Ce qu'elle déteste: La guerre, l'abus de magie (^_^), l'injustice, la cruauté, la douleur.
Phobie: Devenir dépendante à la magie, perdre sa liberté.
Famille: Sa mère était humaine, une barde magicienne et son père un Blood-elf assez puissant. Ses parents sont morts en essayant de la défendre et de protéger leur domaine des soldats chasseurs de mages du royaume de Cécil. Son père a réussi à conserver une forme éthérée et lui apparaît de temps en temps. Depuis ce temps-là, elle refuse catégoriquement de faire de la magie. Lorsqu'elle lance des sorts, elle le fait à travers ses habiletés de barde, sans vraiment s'en rendre compte ou plutôt, en préférant ignorer que c'est de la magie et pas autre chose.
Société: En tant que barde, Fil se mêle plutôt bien à une foule. Néanmoins, depuis les événements avec Zack, sa tête est mise à prix et elle doit fuir un peu partout. Elle croit bien s'entendre avec la plupart du groupe. M'sieur Alex la terrorise par moments et par d'autres, elle le surprend à être bien paternel avec Nemphy, ce qui la fait sourire. De plus, il n'a jamais rechigné à la protéger ou à l'aider. Elle adore Nemphy, commence à pardonner à Zack toutes les emmerdes qu'il nous cause et elle n'a pas oublié la dette qu'elle a envers lui. Iris est bien gentille et Van est trop mignon. Elle ne comprend pas pourquoi M'sieur Alex n'a pas encore calciné l'autre magicien parce qu'elle le trouve vraiment mesquin et égoïste et surtout, dangereusement dépendant de sa magie.
Sur les ennemis: Elle trouve qu'il y en a trop pour qu'elle ne s'en souvienne tous. Par conséquent, elle ajuste ses réactions sur celles de ses compagnons. En ce qui la concerne, on n'a qu'à la pointer dans la bonne direction. Sinon, elle se fait la malle!
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Voilà, c'est tout tidlidou!
Aaridys
"Les étoiles sont des guides pour les âmes qui cherchent leur chemin."
Musique: "At the beginning" Anastasia OST
Humeur: Une autre journée de boulot et toujours pas internet.... que vais-je faire??? ^_^

28 octobre 2007




Ne jamais insulter ou assassiner.
Toujours fuir la trahison.
De ne jamais être, sous aucun prétexte, cruel mais d'offrir grâce à qui le demande.
Toujours secourir demoiselles, femmes et veuves.
Ne jamais violer demoiselles, femmes et veuves.
Ne jamais prendre les armes pour des raisons futiles, des querrelles d'amour ou pour des possessions matérielles.

Code de la chevalerie tel qu'énoncé par Sir Thomas Malory

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Seul, il était revenu de Sarras. Seul, couronné d'une gloire qui lui faisait horreur parce qu'elle ne lui appartenais pas. Galahad aurait dû se tenir là, devant lui, un genou en terre devant Arthur et recevant la récompense, Percival à ses côtés. Le regard fier de son père sur ses épaules courbées lui brûlait la peau. Non! Non!! voulait-il crier à toute cette assemblée. Non!
Le Graal, la coupe du Christ, le coeur de Camelot. Les trois jeunes preux l'avaient découvert; ils avaient accédés à ses mystères, avaient souffert et saigné pour lui. C'était là la relique la plus puissante et la plus pure de Dieu. Ses mains avaient portées la coupe jusqu'en Bretagne, ses bras l'avaient déposée sur la Table Ronde, au milieu de tous les autres chevaliers en extase et sous le regard triomphant d'Arthur. Oui, Camelot était entière désormais. Mais à quel prix?
Il avait ferraillé pour son roi et pour la Bretagne. Son bras avait occis Saxons et Pictes, son bouclier, écrasé leur force sous son bras jusqu'à ce que la croix rouge se noie dans leur sang. Pourtant, les épreuves qui avaient jonché la route du Graal l'avaient horrifié. Maintenant, il n'aspirait plus qu'à la paix; chose difficile avec Mordred à la cour.
Il n'était pas philantrophe et peu porté à l'intrigue. Pourtant, il sentait le froid grandissant entre Arthur et son fils, entre Guenièvre et son roi. Entre Sire Lancelot et Arthur, les meilleurs amis du monde, les frères de la chevalerie.
Camelot, la puissante Bretagne.
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Fiche d'O'Leary (ça semble être à la mode! ^_^)
Nom: Hugh O'Leary
Âge: 27 ans
Taille: 6' 7"
Poids: 300lbs
Groupe sanguin: O négatif
Attraits physiques: Yeux verts, cheveux noirs
Date de naissance: 15 juillet
Signe astrologique: Cancer
Élément: Eau
Race: Humain
Origines: Son père est Irlandais, sa mère, Écossaise. Il est né à Craig Newtonmore dans les Highlands.
Classe: Warblade
Arme: Mochridhe, une claymore de 7'
Emplois: Certifié Major des Dragonniers 5ième bataillon. Diplômé et certifié mécanique toutes classes et approuvé sur certification à la conduite de ces même classes de véhicules. À 15 ans, il entre au service de Boss Gen, chef de la Guilde du Lion en tant qu'homme de main. À 17 ans, il devient le garde du corps personnel du chef et de sa famille. Présentement sans emploi.
Religion: Chrétien catholique
Couleur: Vert
Fleur: Pied d'alouette
Animal favori: Chien
Défaut: Réserve et "couvée" excessive de ses charges (ie. Collin)
Qualité: Honnêteté, fidélité, franchise
Rêve: Que Collin retrouve les joies d'être un petit garçon normal.
Ce qu'il aime: Le dévouement, la candeur, faire des dessins sur une fenêtre embuée, jogger.
Ce qu'il déteste: Les pois mange-tout, l'hypocrisie, la mégalomanie, dormir très tard.
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Aaridys
L'immensité de l'homme s'oppose à l'étroitesse de son esprit.
Humeur: Mon ordi agit bizarrement ce matin...
Musique: "Deliverance" Vangelis,


13 octobre 2007

1 mois!

1 mois parce que ma nouvelle bébelle m'a cramé dans les mains et que malgré les efforts soutenus et immenséments essentiels de Kazu, le rétablissement n'a pas été aussi prompt que de crier ciseaux!
1 mois parce que la dernière fois, j'ai pas réussi à mettre les photos que je voulais.
1 mois parce qu'O'Leary est le perso qui m'a pris le plus de temps à m'adapter; je ne voulais pas me lancer sans être sûre sûre sûre.
1 mois, donc, vous aurez un papier de 10 pieds de long, skippez les sections qui vous tentent pas, lol.
Bonne lecture.
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FX Canada 2007
Comme l'a déjà si bien dit Présage, un seul mot: ZEN
Voici donc ma sélection de photos...


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TFA
Pour ceux que ça intrigue, voici la fière héritière de Clothilde, ou en d'autres mots, ToGa... TFA!


Hé oui, j'ai fait des folies... n'est-elle pas jolie??? ^_________________^

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Banque

Une augmentation (significative), une promotion et toutes ces belles choses me font rêver de l'avenir. J'aimerais m'acheter une maison dans 5-7ans, quand j'aurai fini de payer ma toto mais avec les nouveaux soussous, je peux maintenant y penser!

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Arwen

Deuxième volet des photos d'Awren avec Présage, voici la robe aux manches rouges. Les photos ont été prises au domaine MacKenzie King dans le parc de la Gatineau, dans le coin de Hull. Les ruines ont été importés par le-dit homme d'Europe, principalement d'Allemagne. Il y a des bouts d'une banque, d'une abbaye et d'un kiosque de jardin. On est tombées sur la plus merveilleuse des fins de semaine avec l'automne du Québec flamboyante.



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O'Leary
Un dramaturge aurait certainement souhaité étudier cet homme pour ses propres pièces, s'il l'eut connû. Un physiologiste s'y serait perdu et tous les autres prétendant lire un homme sur son corps tout autant. Un astrologue peut-être aurait réussi à lire dans le ciel les secrets que tous pensent connaître sur lui mais que peu comprennent vraiment. Une gitane les lui aurait révélé, à lui que se les refuse. Un prêtre en confession lui imposerait tous les pater noster et ave maria que l'on eut pu réciter en l'espace d'une vie. Quatre siècles plus tôt, il aurait fallu se flageller, faire pénitence, jeûner, se repentir. Mais ces choses-là, il n'y pensait pas la plupart du temps. Dans les forces armées, on vous apprenait tôt à compartimenter votre esprit.
Ses parents, il les avaient laissés à Dublin, en sécurité au moins l'espérait-il; sa mère avait été effondrée de quitter les Highlands. Malgré cela, ses pensées se tournaient invariablement vers eux dès qu'il regardait Collin. Il pensait à son père, cet homme silencieux qui néamoins avait toujours compris les malheurs de son fils, toujours trop grand, toujours trop fort et à sa mère, cette femme fière et forte qui menait son ménage comme un lieutenant son esquadron et qui avait dominé sa vie toute sa jeunesse. Maintenant, dans ces moments où il s'abandonnait à la rêverie ou plutôt, comme il le dirait, à la spéculation pure, il s'imaginait à leur place et voyait le fils d'Helena grandir; cela le remplissait tout à la fois d'une peur terrible et d'une fierté qui emplissait la partie la plus secrète de son coeur, celle qui n'atteignait jamais ni son corps ni son visage et encore moins son esprit. Celui-là, tous les jours lui rapellait que Collin n'était pas son fils... enfin, pas vraiment lui répliquait invariablement le jeune homme saoûl d'amour qu'il ne se croyait plus être.
Depuis qu'il voyageait avec ses nouveaux compagnons, il regrettait souvent de leur avoir confié son secret. Le destin s'était ligué contre lui et peut-être même les autres. Tout événement rappelant cruellement sa situation précaire et le trop d'exposition dont ils faisaient part lui torturait l'esprit jour et nuit. Comment protéger Collin si tous savent ce qu'il est? si tous savent ce qu'il peut faire? Toutefois, il ne regrettait pas non-plus parce que grâce à ce secret, tous s'étaient unis pour protéger cet enfant.
Il avait voulut offrir de la confiance à ses congénères. Les 6 mois de leur fuite avait cruellement aliéné Collin; il devait entrer en contact avec des gens. Son silence à lui ne servait pas ce petit garçon et encore moins la vie de danger qu'ils menaient. Et en groupe, le risque était moindre que Collin se trouvât isolé, advenant qu'il perde la vie. Toutefois, déjà, on l'avait trahi. Pas même une demie année et déjà ses pires craintes s'étaient produites. On les avaient retrouvés, on les avait trahis et ont les avaient manipulés. À Kaede, il n'avait jamais fait confiance. Ce garçon était trop dangereux, remplis de trop de secrets sombres pour que jamais il ne se sente en sécurité avec lui, encore moins lui confier Collin. Dès que l'homme sans visage lui avait parlé des manipulations de la Guilde du Capricorne ses doutes s'en étaient trouvés grandits. Lorsque Saidah s'était jetée sur lui, il avait su et cela avair suffit à l'homme qu'il avait écarté depuis quelques mois de revenir en force; "je te l'avais dit!" semblait-il lui soupirer alors qu'il s'évanouissait.
Ce sont des enfants...
Cette pensée l'obsédait. Pourtant ses congénères n'étaient pas si jeunes. Néamoins, de Saya il voulait courber le caractère, lui faire voir ce qu'il y a au-delà des oeillères que son éducation et sa culture lui imposent, de Saidah et Sek, l'apprivoiser. De Sao, lui montrer les joies d'être une petite fille. Darya, Darya seule avait sa confiance, cette confiance vraie et entière qui faisait qu'il n'avait pas d'arrières-pensées en sa présence, qu'il ne songeait jamais à ce oui mais dès qu'elle s'exprimait. Elle seule avait montré, prouvé cette rationalité qui lui était si chère puisqu'elle lui avait sauvé la vie à lui et Collin trop de fois pour qu'il l'ignore. De Darya seule il craignait les questions, toujours droit au but, toujours trop près de la douleur pour son propre confort. Il savait qu'il lui répondrait si elle posait les bonnes questions. Il en avait si peur mais cela encore, c'était un autre compartiment de son esprit qu'il ne visitait presque jamais.
Nul doute qu'aucun psychologue ne pourrait même lui faire exposer toutes ces boîtes et ces coffres-forts de son esprit. Il en avait déjà tant oublié. Sa vie, cousue d'une peau de chagrin, régissait ses pensées plus que ses pensées ne régissaient sa vie. S'il en eût été autrement il serait mort il y a longtemps. Mais un soldat ne meurt pas si facilement, non. Pas sans les ordres.
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Alors voilà, finalement, je crois que j'ai tout dit pour l'instant ce que j'avais à dire, lol.
RÉVÉLATION CHOC D'O'LEARY
Comment réveiller O'Leary, lui qui a apprit à dormir alors que les balles ricochetaient au-dessus de sa tête?
Très simplement et de la manière dont ses supérieurs l'ont toujours fait: ATTENTION SOLDATS!
Ça marche à tous les coups.....
Aaridys
L'homme croit ce qu'il veut entendre et entend ce qu'il veut croire.
Humeur: Soulagée de plein d'affaires
Musique: "The Mass" Era

15 septembre 2007

Career Matchmaker

1-Director of photography (no duh...)
2- Set designer (ok, pourquoi pas?)
3- Director (ça se répète là!!)
4- Costume designer (oooh yes!!)
5- Makeup artist (on laisse ça à V)
6- Special effects technician (mouais)
7- Foreign language instructor (O_o)
8- Veterinary technician (presque!)
9- ESL teacher (wtf is ESL?)
10- Sign maker

On voit la tendance...

Au fait, je vous montrerai des photos de la petite TFA dans pas long ainsi que des photos de la convention!

Hastà luego!

Aaridys

Humeur: Lalaland
Musique: "Shut up and drive" Rhianna


3 septembre 2007

A MIDDLE TALE

No one remembers when we begun to assemble.
More came every cycles, some to stay, some to leave but never to stop being what they had come here to become or - to find again.
We all came from many different worlds, some as distant as the Oververse but we all came for the same thing.
It is an undescribable thing for not one of us will describe it with the same word or use an appropriate term in a foreign tongue. It is as it was decalyons ago; permanent, unchanging and yet as multifacetted as there are worlds in the known Universe.
We are warriors, priests, homeakers, wizards, traders, pirates, wizemen and women, theologists, mathematicians, artists, makers, shapers and thinkers; we are all alike in our goal.
At the moment, we are eleven... but more will arrive soon... they always do.

There is Ariana who came from the lost Atlantis and Fil, the Phoenix Bard. Both have been with us since times before Time. Zel, from Xys catches dreams on threads of gold and sells them to nightmare addicts on Filion Prime. Jared is a Helicant cyborg who was lost in a bad gamble by his previous owner. He barely escaped the mines of Ruthul. Kamila came to us not ten cycles ago and knows not yet what called her to us but the glimmer of her blade. Then there is Xerod, the Necromons; he comes from a world that is beyond the Oververse were some believe Death presides. From the barren lands of Fixia, Lamel came here and has sought her peace for as long as Ariana and Fil. No one knows from whence Rafael came but one whisper from her harp will send you to the lands of Oblivion. Brigid fled the infernal merge of her home world of Valencia to walk the paths of spirit and mind among our group. Lastly, Axel, strong and true sought us to deliver her sword and shield to the cause and Lamiel of Vega, seeking knowledge and balance.




All have come hoping they would find a piece of what they sought. Some stay, some go but as long as the Universe will need us, we will be watching.

Aaridys

Humeur: Mystique
Musique: "Life is like a boat" Rie Fu
ps: oui oui, je sais, c'est pas O'Leary... mais mais... vous avez vus toutes ces belles images???

NB: NO COPYRIGHT INFRIGEMENT ALL ART@DEVIANART AND RESPECTIVE ARTISTS

14 août 2007

Post-eclair

Mini-post super rapide parce qu'il me reste 10 min au boulot et que tout le monde lit par-dessus mon epaule!

Jasna 90%
Ania 70%
Yue 80%

Ca avance non??

Je promet un post d'O'Leary au prochain tour, le personnage commence a me pousser dessus.

Pour ce qui est de mes projets, j'en reviens pas comment Kazu rassemble tout un paquet de trucs disparates et cree quelque chose qui est absolument... wow... y'a pas d'autres mots. J'avais *aucune* et je specifie AUCUNE idee de quoi aurait l'air ce foutu manteau et puis... wow... c'est ca!

Et puis son tissu bouge tellement bien.

Cette annee, 3 choses m'emerveillent de mes costumes:
1- le manteau de Jasna (couleur surtout.. je vous dis rien, vous verrez!!)
2- le manteau de Yue (le produit final et... wow... lol)
3- le kimono d'Ania qui defie la gravite exactement comme il le devrait!

Et mes nouvelles experiences:
1- les doublures de manteau orthodoxes
2- la peinture complexe sur tissu
3- le cuir (le vrai de vrai super epais qui est tellement boooo)
4- le stretch comfo (oui oui, ca existe vraiment!!!)

Mes prochains projets incluent un corset 100% baleine 18ieme siecle, l'ultime "boob pusher".

Sur ce le break est fini, ciao!

Aaridys

24 juillet 2007

LA RONDE JOYEUSE DES QUESTIONS!!!

Hé oui, mesdames et messieurs, avançez-vous, j'offre une ronde gratuite de questions sur mes persos de donjons! Pas de menteries garanties -

1- Pourquoi O'Leary fait-il 6'7"???
Pourquoi pas? J'avais besoin d'un géant gentil... enfin... gentil avec ceux qu'il aime bien!

2- Si O'Leary est Écossais, pourquoi porte-il un nom Irlandais?
Parce que seulement sa maman était écossaise... son papa était irlandais et ils on habités en Écosse... donc, sa citoyenneté est Écossaise.

3- Pourquoi tes persos masculins ne maltraitent-ils jamais les femmes?
Ah parce qu'ils le devrait? Un homme est pas un homme s'il tabasse ou abuse une femme, bon. Tous mes mecs sont des gentlemans.

4- Éolair a-t-il jamais réuni le courage de demander Genma en mariage?
^_____^ vous le connaissez mieux que moi. Faudra qu'elle le varge avec un 2x4 pour qu'il s'essaye.

5- Xia aurait-elle pu utiliser sa voix si elle l'avait voulu?
Oui, vous en avez d'ailleurs tous été témoins à quelques reprises.

6-Finalement, elle n'aura jamais récupéré son épée d'air?
Effectivement, elle gît maintenant avec le clone de Jin sous les pierres d'une grande cité *soupir*

7- De quelle couleur de dragon descend l'héritage d'Éolair?
Un dragon d'or. Ça remonte à la 10ième génération et n'est apparu qu'avec lui.

8- Au début de la série, Ryu demeurait dans une shack miteuse... pourquoi, si sa famille est aussi riche?
Parce qu'il ne voulait pas que cette influence ne change ce qu'il pourrait prouver par lui-même. Et puis Ryu s'en moque bien de dormir par-terre ou sur un matelas. Quand on a un maître d'armes comme Kazuma, on pose pas trop de questions sur les accomodements des séances d'entraînement.

9- Mais il s'habillait mal aussi!
Et? Il ne cherchait à impressioner personne avec ses vêtements, seulement avec ses talents avec un sabre. Au moins, il prenait un bain par jour.

10- Quel genre d'armes tes persos ont-ils portés?
Akisha avait des sai, mais c'était surtout une magicienne.
Xia avait ses deux sabres longueur standard.
Ryu pouvait manipuler n'importe quels sabres mais préférait nettement son sabre de 180cm, Haku.
Éolair, plus conventionnel avait son arc à dragons et sa lance, ainsi qu'une épée longue et un paquet de dagues ici et là.
O'Leary possède Mochridhe (imaginez Berserk, mais avec une claymore) et quelques revolvers, dont une paire de Beretta 92FS 9mm qu'il a récupéré de ses années dans l'armée et qu'il apprécie bien.

11- Parlant de la lance d'Éolair, pourquoi le bout brillait-il?
Parce qu'il était fait d'un métal extrêmement rare et impossible ou presque à obtenir; du Xérès. Ce métal est fabriqué en faisant ingurgiter à un dragon une certaine quantité d'acier. Ce métal doit 'fermenter' dans la panse de la créature pour 1 an, après quoi il est régurgité (ou le dragon est occis) et ne peut être forgé qu'une seule fois. Le xérès de la lance d'Éolair provient d'un dragon blanc qu'il a tué. Il ne savait pas que le métal s'y trouvait et seul un forgeron nain (duh) a pu lui expliquer ce que c'était... et lui forger une arme. (tout ceci est le pur fruit de mon imagination et toute corespondance avec des faits existants ou ayant existé est coincidence fortuite et le fruit du hasard...)

12- Pourquoi tes personnages ont-ils toujours une perception finale de la mort? Dans donjon, on peut ressuciter...
Parce dans la vraie vie, on ne peut pas et s'il fallait que nos persos s'habituent à la notion que s'ils crèvent, pas grave on va les ramener, le danger n'a plus de sens, mourir n'est plus une menace... alors bon? Où s'en va le monde??? Quand t'es mort, t'es mort et puis cette question n'est pas spécifique à un perso... héeeeee....

Wow... 12 questions...
Et vous?

Gaga
Humeur: Mutine (aimerais bien prendre un coup)
Musique: "All of Them" Hans Zimmer, King Arthur OST

20 juillet 2007

Les vieilles histoires sont les meilleures...

Ayant finalement satisfait ma rage de Disney, j'ai pris mon illégalité à deux mains et me suis procuré une copie de Beauty & the Beast. Finalement.

Deux choses on modifié ma perception de ce petit fétiche de jeunesse; mon âge, mon expérience du domaine.

Mon âge pour ma perception des personnages. La virtuosité de Disney, qui tout en s'adressant à un public oh-so-jeune passe quand même de ces messages qui attirent un esprit un peu plus... âgé? Expérimenté? Non, plus mûr, plutôt. La Bête, ce prince arrogant et froid confronté probablement depuis au moins 5 ans à une réalité de solitude; une existence de paria et connaissant son caractère, de frustration et de misère totale; Disney le capture si bien. Cet homme, maintenant âgé de 21 ans est coincé dans la peau d'un animal depuis des années. Un animal coincé dans l'esprit d'un adolescent. Soyons logiques. Aurait-il pu seulement maturer normalement dans de telles circonstances? Non. Tant parce sa faute que par ce qui lui a été imposé. Et donc, l'incertitude, l'opiniâtreté, le mauvais caractère. Dans le contexte du film de Disney, la Bête n'a vu du monde rien d'autre que les quatres murs de son château depuis une décennie. Rien dans le contexte ne l'aurait mené ailleurs qu'où il est au moment du récit.

Et Belle... bon. Soyons justes. Belle est une princesse Disney, d'où les oiseaux, les animaux mignons et généralement, les chansons en quantité abusive. Toutefois, comparons-la aux autres. Des princesses Disney l'ayant précédée, Belle est une des premières à "répliquer" Je dis ça ainsi parce que sans prendre grande part à ce que son destin lui dicte, Belle émet toutefois ses propres opinions qui vont au-delà du cliché "blonde-coincée-dans-ma-tour-venez-me-sauver". Vous voyez le genre, j'en suis sûre. Elle a donc cela. Et quoi de mieux pour éviter le cliché de la Belle que de la rentre intello? Bravo Disney... le coup d'envoi est fort. ^____^

Ensuite, de mon expérience. Ah! La joie de retrouver de l'animation traditionnelle dans toute cette pléthore de 3d-enhanced ou carrément... 3d. Sans blagues. Mon oeil aiguisé d'animatrice en chef a repéré les défauts! Les "oups" ou bien les "merde-yé-3h-du-mat-j'en-peux-plus". Mais mon oeil d'animatrice a aussi croqué à belle dent dans toutes ces belles images, ces réalisations techniques époustouflantes, pour l'époque. Je me suis vautré dans ces images fait-main avec un plaisir presque pervers... si si!! Le moment le plus pur sur film pour moi: lorsque la Bête, redevenue un homme, se fait déposer au sol, inconscient. Après, on oublie ça. Mais ce petit instant, ce moment d'immobilité et d'émerveillement... ça me donne des frissons à chaque fois. Il y a tant de plus à découvrir maintenant... je m'en vais de ce pas revisiter les autres.

Prochain arrêt, Aurore et le premier prince de Disney avec 3 lignes de dialogue et un semblant de colonne vertébrale! Voir Maleficient s'évertuer dans Kingdom Hearts m'a ramené à mes anciennes amours. Ah, Disney, quand tu nous tiens.

Faites-vous plaisir.

Gal

Humeur: Rêveuse
Musique: Quoi d'autre? "Beauty & the Beast" Celine Dion & James Ingram

8 juillet 2007

L'écran crépitait maintenant depuis des heures et jamais l'homme n'avait encore bougé. Tous ceux présents dans la salle échangeaient des regards anxieux et fatigués depuis un moment déjà mais personne n'osa ouvrir la bouche.



Puis, finalement, l'un d'entre-eux s'avança, s'éclaircissant la gorge timidement.



"Boss, vous ne voudriez pas vous reposer un peu?" dit-il faiblement.



La nuit était bien avancée; quelque part entre minuit et les petites heures du matin. Dehors, le vent et la pluie rivalisaient d'ingéniosité pour créer le plus de tapage possible. Assis à son bureau, l'homme ne bougea même pas un cil lorsque la question fusa dans l'air chargé d'une tension que tous ne comprenaient que trop bien. Un cigarette oubliée gisait dans le cendrier sur le coin du meuble. Malgré son silence, l'homme devant l'écran réfléchissait furieusement, ses yeux, normalement d'un bleu limpide, étaient presque éteints, son visage ravagé par les tourments et la fatigue. Des cernes si profonds graciaient ses joues qu'il était difficile de croire que cet homme avait eut plus que quelques instants de sommeil continu dans les derniers mois, voire même la dernière année.



"Alex a échoué."



Le son était tant inattendu que les gardes de la pièce prirent un moment pour réagir à la phrase pourtant clairement énoncée. Puis, soudainement, ils se mirent tous à parler en même temps, ne prenant pas note de l'homme au bureau se levant lourdement et ouvrant a fenêtre sur l'orage.



"Comment peut-il avoir échoué?" dit l'un d'eux.
"Il était le meilleur atout!" s'exclama le plus jeune.
"L'a-t-il au moins localisé?" en demanda un autre.



Boss Gen se retourna, le devant de son complet cher taché de pluie, son visage ruisselant d'humidité reflétant la rage dans ses yeux.



"Il a échoué parce qu'il n'a pas fait attention!" rugit-il. "Il lui en aura fallu 3 mois pour le trouver et une stupide nuit pour le perdre de nouveau!"



"Mais-" protesta l'un des gardes.



"Suffit!" hurla le boss en frappant le cadre de la fenêtre si durement que les volets tremblèrent. "Sortez, tous. Allez vous coucher si c'est ce que vous voulez mais soyez hors de ma vue dans les prochaines 30 secondes."



Personne ne se fit prier et en moins de quelques instants, la pièce fut silencieuse. Boss Gen s'approcha de son bureau et ramena à l'écran la dernière image qu'il avait sauvegardée.



"Pourquoi mon ami?" dit-il dans un souffle, tristement, alors que le fichier apparaissait lentement en lettres brillantes. "Pourquoi?"



Hugh O'Leary

Taille: 6'7"
Poids: 300lbs
Groupe sanguin: B-
Age: 29
Sexe: Male

Armes connues: Mochridhe
Aptitudes magiques: Aucunes



Gen se pencha et tapa quelques lignes supplémentaires lentement, avec sur son visage l'expression d'un homme qui a mangé quelque chose de moisi; d'un homme signant l'arrêt de mort de son frère, de son fils.



Status: Traître
Destination: Londres, Angleterre

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Voilà... ehehe... pour le reste, allez voir sur Fictionpress.com, username Aaridys!




5 juillet 2007

Vers l'horizon

Éolair Comte de Nad Mullach
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Les sages parlent du destin comme d'un sentier unique, sinueux et rarement clair mais toujours présent. Les enfants n'y croient pas et les anciens l'ont déjà accompli. Les dieux toujours présents dans le ciel, veillant sur la terre et ses habitants d'un regard bienveillant; voilà l'image dont tous souhaitent qu'elle soit vraie.
Longtemps, dès son retour, il avait prit ses repas tranquillement et avait passé les soirs longs et chauds de l'été assis sur le même banc qu'il avait partagé avec son père étant jeune et avait étudié les étoiles. Ses yeux, rivés sur la voûte du ciel cherchaient à voir au-delà des astres. Son visage trahissait ce que peu avaient jamais vu ou compris; une vision du Valhalla. C'était comme s'il apperçevait les champs verdoyants de Perin, comme s'il pouvait goûter l'air parfumé du domaine du Dieu. Parfois, il souriait, sans trop savoir pourquoi.
Les semaines passaient et il se questionnait chaque jour un peu moins. Les moissons mûrissaient et il serait bientôt temps des récoltes. La routine qui l'avait accompagné pendant les longues années de son enfance, le va et viens des jours longs, gravé dans son corps et son esprit lui revenait comme une seconde peau. Bientôt, sans qu'il su trop comment, les jours racourcirent et il fallut engranger.
Puis, vint l'automne avec ses ors et ses rouges bien vite suivits des premiers froids - l'inaction.
Après une semaine seulement, il ne tenait plus en place. Le temps ne permettait plus les travaux extérieurs et de toute façon, tout était prêt pour les longs mois d'hiver. Il était assis un soir dans la bibliothèque, contemplant une fois de plus les événements des mois passés, comme un enfant jouant avec une plaie; la douleur lui rappellant tous les jours qu'elle était bien là- bien réelle lorsque la porte s'ouvrit en trombe sur une silhouette qu'il n'avait pas espéré revoir si tôt.
Bien-entendu, elle lui secoua l'esprit autant que le corps, si ce ne fut que de son arrivée spectaculaire. Elle avait effrayé tous les tenanciers dans la cuisine et ils s'y terrèrent jusqu'au petit matin. À leur sortie, ils trouvèrent le salon vide et l'écurie diminuée d'un palefrois et d'un solide hongre bai blasé dont pas même un socle de charrue éclatant à deux mètres de ses sabots n'avait pu le faire secouer l'échine. Il pensa que tous avaient bien dû se moquer et sourire en secouant la tête doucement.
Ainsi s'enchaînèrent les saisons. L'hiver, le printemps, ils chassaient, parcourraient le monde et découvraient ce qui les faisaient rire ou rager. Lorsqu'il apprit la naissance du Prince Marcus, il eut une pensée pour Ragnos et son grand roi mais surtout, pour sa Dame, douce Anima. Il envoya des présents et su que Wayne les avaient reçu simplement par le visage du messager lui retournant les remerciements. La nature de ses proies permettait la création d'objets fabuleux, pourvu qu'il réussisse à avoir deux minutes de paix - Mériko possédant une rancune tenace.
L'été et l'automne étaient passés à Nad Mullach, son domaine, sa terre. Il ne la laisserait plus jamais sombrer dans la noirceur et tous les six mois, il s'appliquait à la faire refleurir, chaque fois un peu plus, tout comme il cultivait une autre fleur, plus sauvage, unique et si belle tous les jours que Cécil lui offrait. Qu'elle choississe de rester à ses côtés le comblait; rien d'autre n'était nécessaire. Il connaissait son coeur ou comme elle se plaisait à lui rappeller, en découvrait tous les jours un peu plus. Il savait que malgré que les blessures de sa chair aient déjà disparu, celles de son coeur prendraient une éternité à guérir. Il attendrait; il serait là. Toujours.
Ryu Ue
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Je me souviens de la fin du monde. Un instant, je courrais à travers la forêt, fou de douleur et de colère et l'instant d'après, j'étais de nouveau chez moi et Jasna criait, criait de joie alors que ma mère émergeait de sa chambre, souriante, suivie de Présage.
Oui, il est revenu. Yue a ramené ton fils.
Et ce fut à ce moment que le monde revint à la vie.
Après toutes ces années, cette image reste encore gravé dans mon esprit, aussi vivide que si c'était arrivé hier. Toutefois, à chaque fois que je plonge mon regard dans les yeux rieurs de mes enfants, je sais que ce moment est maintenant passé; un souvenir, sans plus.
Jasna tint ferme sa résolution et deux ans après l'arrivée de Tôga, un autre fils vit le jour dans le Clan des Iles. Liam, un petit bout d'homme identique à son frère, surtout la tignasse de cheveux indomptables mais avec un tempérament comme sa mère. Puis, un an plus tard, la surprise; deux petites princesses, toutes deux pareilles en tout point. Jasna les nomma Mari et Ako. À ce jour, elles restent mes petites filles chéries, des copies carbone de leur mère, sauf dans leur regard si tranquille, me rappelant ma propre mère et mon oncle Cho. Parfois, je me demande si elles peuvent se parler comme moi et Fai, à travers leur coeur.
Peu de mots peuvent englober l'ensemble d'une vie. Le poids de l'expérience, l'ampleur de la mémoire, l'immense pouvoir de l'amour. Lorsque le temps s'arrête, trébuche et puis repart dans un cahot, peut-on parler de fin du monde? Beaucoup de sacrifices nous ont menés jusqu'ici mais voilà, nous y sommes. Les ancêtres de mon peuple d'ont jamais cru aux dieux et les Ues ne commençeront certainement pas aujourd'hui. Pour moi, il n'y aura jamais de dieux. Il y aura un homme de grande droiture et une femme dont le plus grand pouvoir ne réside pas dans ses réserves infinies de magie mais bien dans son coeur; son amour pour nous, pour la vie.
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Aaridys
Humeur: Très happy
Musique de circonstance: 'Whatever Happened to the Heroes?' Joss Stone

23 juin 2007

On the brink...




Alors bon quoi?


Ma coloc, ma meilleure copine, la fille de ma vie (lol!) me quitte vendredi, elle m'abandonne pour l'homme de sa vie (soupir) et bon... ben... je suis... mmm... difficile à exprimer; triste, jalouse, mélancolique, heureuse, prête pour le lendemain, perdue, un peu fâchée et toutes ces choses entre les deux qui sont des émotions et pas vraiment des émotions.





J'ai hâte et pas hâte. Je suis contente et pas contente et toutes les demi-mesures que vous pouvez imaginer. C'est un drôle de moment quand on s'y arrête.





Pendant mon voyage en pays Celte j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir. J'ai pensé toutes sortes de choses; de ma vie à celle de mes persos de dongeon. J'ai laissé mon esprit errer au grés de ses fantaisies. L'inspiration vient bien vite lorsqu'on se tiens au sommet d'un monde comme celui-ci:

Et j'ai laissé toutes ces pensées me posséder et me quitter; grandir et mourir jusque j'en soit tellement pleine qu'il me fallait revenir sur terre. Dommage.

En Écosse, je n'avais pas besoin de chercher à m'intégrer. Les passants ne m'accordaient pas plus de regard qu'aux autres (sauf quand je portais ma maison... mais bon... 30 kilos de sac, ça frappe l'oeil!) sauf quand j'ouvrais la bouche. Et je sacrais vertement sur mon accent pathétique qui me démarquait tellement d'une culture me faisant envie depuis des siècles.

Les pays européens sont vieux, certains plus que d'autres. Les arbres, la terre, le paysage. Tout attire le regard par son âge. J'ai vu des pins vieux de 300 ans, visité des tombes qui précédaient la naissance de Jésus de 2000 ans, vu des chênes immenses dont les branches noueuses s'étendaient sur plusieurs mètres et dont les troncs étaient plus larges que 5 ou 6 personnes formant une ronde les mains jointes.

En Écosse, j'ai vu des cerfs sauvages se tenir fièrement au milieu de l'immensité des Cairngorms, là ou peu d'arbres poussent à même un flanc de montagne parsemé de pierres blanches. J'ai vu des châteaux en ruines, d'autres, rénovés mais possédant pour la plupart tous les traces de leur histoire, remontant parfois jusqu'au 13ième siècle. Mais au-delà des châteaux et des ruines, au-delà de la culture écossaise, du Clan MacPherson et du tartan, du gaélique, du Loch Ness et de Culloden. Au-delà et bien en dessous, il y avait les os de la terre qui me parlaient. Les sites anciens, les plaines désolées parsemées de pierres et de marécages, les montagnes, si étranges et si belles. J'ai marché des sentiers qui m'ont mené vers des points de vue qui m'enlevaient les mots de la bouche et de l'esprit, me laissant là, tête vide à me gorger d'immensité et d'une paix si complète que j'en oubliais le passage du temps.

J'étais là d'où je suis venue.

Ça vous paraîtra une idée bizarre. Plusieurs d'entre-vous le savez déjà parce que je l'ai dit souvent mais rien ne se comparait au sentiment que j'anticipais en foulant le sol du pays. Ça n'est pas venu tout de suite. À Édimbourg, rien ne me liait vraiment à l'endroit mais dès que je suis arrivée à Newtonmore, au coeur des Highlands, j'étais chez moi. Et j'ai senti les différences, en me déplaçant. Aberdeen est un endroit où je ne reposerais pas les pieds et Inverness, une petite ville bien mignonne mais sans plus. J'ai compris à Skye, notre dernier véritable arrêt avant d'entamer le voyage de retour à quel point j'appartenais à ce pays.

Dans la petite ville de Portree, il m'est arrivé une expérience qui m'a rassurée que je ne m'inventais pas des histoires. J'ai compris que j'appartenais à ce pays et qu'un jour, j'y reviendrais sûrement. C'est un sentiment difficile à expliquer parce c'est unique pour chacun. Mais j'ai su, et je sais encore et c'est quelque chose dont je peux retirer un calme et une quiétude surprenants.

Ça sonne très mélodramatique tout ça et frisant même un peu New Age et c'est pour ça que je ne vous parlerai pas du reste de l'expérience mais je voulais au moins essayer de vous faire passer ce que je retiens le plus de mon voyage. Même accompagnée de ma soeur, ça s'est révélé être un voyage très personnel et beaucoup moins touristique que je ne l'aurais cru.

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'

Que ton bras porte ton épée,
Et que ton coeur porte ta fierté.
Sous les yeux de Perin le Fort,
Sur les épaules d'Erivor,
Poussé par les flots et par le vent,
Chevalier, pose ton serment.

Que ta voix, forte et claire,
Porte la justice sur cette terre.
De ton courage doit venir la Gloire,
De ton coeur, nourrit l'Espoir.

D'Hernystir tu prends ta source,
Chevalier, entame ta course.

Serment Hernystir des Chevaliers tel que prononcé par Éolair de Nad Mullach le jour de son adoubement.

Humeur: Heureuse
Musique: 'Santorini' Yanni Live at the Acropolis

14 juin 2007

Catching Fog

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She knew not the light. She knew not the warm caress of the sun nor the smooth kiss of wind on her cheek. Bread tasted of ashes, water of soot. She had given in to her despair, let it flood her heart until it sheared away the pain, until nothing was left but this terrible blackness that was not even really there. Her body had long ago stopped answering the calls of her mind and now, did not even connect to the more gentle but desperate touches of others. She knew not what day it was or how long it had been since she'd slipped away into the void. She cared not.


In the great emptiness, in the dark absolute that numbed the hurt and kept her from being driven mad by grief she lost her will to be. She gave it up freely for they had all gone and left her utterly alone. There were no faces in the void. No sweet touches, laughs, kisses given in tenderness, in love abandoned. She wished for neither for neither would bring her the release she longed for since her heart had been taken from her very breast.
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The wind wipped leaves in his eyes, branches catching his every step. Scratches adorned every part of his body exposed. There was a permanent itch in his side, one he had ignored for days without end; a week now. He felt nothing for those he had left behind because he could not remember them anymore. His senses barely registered the variations of the sun on his face, the much too quick passing of days into nights and nights into deeper exhaustion.
His steps, unaturally quick had damaged his legs but he did not feel them. His beard had grown, shadowing his cheeks, his hair was wild with dirt and brambles but he did not feel these or if he did, he had come to accept them as part of what he had become during this chase; this hunt. His heart had dropped in his chest like a boulder let loose on the cliffs by the raging seas underneath, crashing to the pit of his stomach with a force that numbed nerves and all his senses, leaving barely enough to feel his despair; enough for his rage to keep on smoldering in his head.
It was the only way he knew how to remain himself or moreso, how to regain himself once it would end. In this loss of humanity, this willing abandon into the realms of wildness his mind had retreated to a deeper part of him that would shield it from the potential outcome of his quest; its unspeakable conclusion. It would rise again only when he would find that which had been robbed from his heart.
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She walked in grey lands of mist where light was always even, always the same, always empty. There was no sky, no horizon line to define where the world begun and ended. All was grey without any definition of reality but that which her mind wispered to her to make it real enough.
Her steps wandered as nothing was truly seen or truly felt. The destination was unimportant, only walking on was.
Flickers of light danced from time to time at her side but she closed her eyes to them and kept on. To her, they were temptations, calls back to a place she did not wish to go back to for there was nothing there to make her wish she'd turn her feet around and look over her shoulder. She could not face it. At her back, she was sure was only the stark, cold truth of loss and despair. She would wander forever, grey mists floating about her slim ankles.
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By the ancestors she would not let her home crumble in around them like so many leaves on an autumn oak; she would not!
Orders had been given to all that could feel her, her soul-voice rising imperviously above the savage wail of the winds. Shutters had been drawn, summer quarters abandoned for the stronger, safer winter housings. The large maple gates had been sealed shut at last, once all that could be had been either evacuated or sheltered.
Now, in the relative quiet of her empty rooms, she gathered her resolve around herself like so many folds of a blanket, seeking to shield herself with it for the days that would come were certainly some of the darkest the world had seen. To despair, she thought, would not do nor would fear. She had despaires enough and feared a great deal more. When her children would return, they would find a home and a safe place between the ancien walls of her family. They would find healing - and peace.
Thinking of them, she straighened her head and called her daughter and greatest friend but in the following silence, while the wind outside quieted down only to charge stronger on the next tide she let herself shed a few tears, softly, sadly - for all of them.
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Aaridys
'We will go home' Vanora

12 juin 2007

Failte!

De retour du Paradis... de la pluie!
Choix de photos de la semaine:

En ordre, finalement, Présage dans sa robe d'Arwen (2x), Newtonmore, Crathes Castle et pour ceux qui se demandent de quoi le domaine a l'air chez Éolair, voilà, Drum Castle









Je vous embrasse tous très fort et en voit une bonne gang mercredi!

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'

Humeur: Ouais!
Musique: Niet

15 mai 2007

There was a man, once, who loved a woman; a tale as old as the world. And yet, this woman had a twin who loved this same man in turn so that both their hearts beat as one for them. But just as fair and gentle was the first sister, so was the second, though in her heart, never darker place existed. When she saw that her sister would wed this man she held so dear, that forever they would be united in the face of the gods, her hatred blossomed like the blackest rose.

It was spring, the time during which the small streamlets of the mountains disgorged their overfilled torrents into the river and transformed it into a furious roar of foam and currents. It is then, that the sister pushed her lovely twin into the waters, over the bridge, never to be found again.

The girl's body went downstream quickly, the breath snatched out of her like winter's worst frost. And when a smaller pool of gentle waters craddled her broken form, a miller found her, with her golden hair fanned about her face, white as a dove and resting peacefully in water's cold embrace. Struck by the charm on her, he took her to his mill and from her, fashioned a delicate instrument of hair and bone. Over the long months of summer did he craft this, carefully chipping away the boned and braiding the hair. When autumn came, bright and gold, he saw that he had crafted a harp so lovely he could not keep it for his own.

And so it came that on winter's eve, he marched into the Jarl's hall and presented his prize for all to see, a gift, to honor the new marriage of the Jarl's only daughter to his best warrior. Removing the fabric that covered the instrument, the miller had no need to pluck any strings before a beautifull and sad melody arose on its own;

"Oh my father, hearken here
Harken to me, mother dear
By you my false sister stands
Who drowned me with her own two hands
For the love of a man sweet
I swam in river deep
I, your daughter, now come home
Voice of truth in harp of bone."

Norse myth
The gods do not make the fetters that run us mad, we do and twist them round.
Humeur: Songeuse
Musique: 'Lovers' House of Flying Daggers end

24 avril 2007

Beyond Immon's Gate
Kernios, Earthlord, sleeper of stone,
Take this soul in your arms as this body fades,
In the cool wet soil that is your home.
Beyond Pig's Gate,
In the land of Twilight.
Think of those still above, weeping and alone,
A gentle prayer, Kernios Hades,
In the dark hall that is your home.
from Tad William's Shadowplay
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La nuit du désert se refermait lentement sur les voyageurs. Ceux, trop épuisés pour continuer tombaient là où ils étaient et se lovaient au creux des dunes un espace suffisant pour dormir. D'autres, plus chanceux, montaient tentes et abris et tentaient tant bien que mal de s'accomoder aux rudes conditions d'une nature ingrate.
Les étoiles le fascinaient. Sous leur regard scintillant tant d'hommes et de femmes s'étaient connus, avaient aimés, haït et étaient morts et toujours elle étaient là, toutes les nuits et comme il l'avait apprit tout jeune, tous les jours également. Les étoiles, avait dit son père, seront toujours dans le ciel pour guider l'homme qui a perdu sa route. Il suffit simplement de lever les yeux et elle seront là. Il serra les dents mais cessa rapidement, sa mâchoire lui faisant trop mal. Que pouvait faire les étoiles quand le chemin perdu n'était pas sur cette terre?
Son corps, lézardé de coupures et de bleus portait la marque de cet égarement. À chacun de ses mouvements, un muscle protestait ou parfois, il le craignait, un os. Il avait perdu deux molaires et de sa bouche, il n'arrivait pas encore à effacer le goût amer et métallique du sang. Il avait refusé les soins immédiats d'Anima et d'Ania. Mais les blessures de son corps lui importaient peu pour le moment, moins que celles de son esprit qu'elles reflétaient.
Alors qu'il se précipitait dans la château impérial, il n'avait pas eu le temps de questionner le serrement de peur qu'il avait ressenti lorsqu'Ania avait lui la sentence de mort de Genma. Il avait réagit, tout simplement. Un acte automatisé qu'il avait brièvement analysé alors qu'il ouvrait une quantité indécente de portes aux étages supérieurs mais qu'il avait rapidement placé de côté pour plus tard lorsqu'il l'avait finalement retrouvée, amorphe et sans réponse.
Maintenant, tout en achevant sa réserve de bandages en tentant de mettre son bras en écharpe, la réponse lui apparaissait trop clairement pour qu'il ose même y songer. En fait, sa réponse, il l'avait eue lorsque le fou d'empereur avait décidé de lui démontrer son attachement pour Genma. Mais de ces longs instants, il préféra rien se remémorer, sinon de la vue de son corps exposé, torturé et manipulé négligement, comme un enfant ferait d'une poupée trop vieille pour être vraiment chérie ou d'un homme d'une catin qui a passé ses jours de gloire. Il chassa vite les images de sa tête. Il se crispait à chaque fois qu'il y pensait et son corps lui rapellait diligement les tourments pas lesquels il était passé.
Lorsqu'ils étaient sortis, elle n'avait pas voulu qu'il ne la touche. Il avait compris mais le temps était mal choisit. Ravalant son orgeuil et son inquiétude, il avait préféré lui indiquer qu'elle n'avait qu'à ne pas le considérer comme un homme mais comme un allié; un outil pour se sortir du pétrin, tout au plus. Maintenant, elle ne faisait pas grand cas de ce qui s'était passé et il ne savait si c'était parce que la drogue lui avait effacé la mémoire, qu'elle avait vécu pire ou bien, comme il le suspectait, qu'elle était bien trop orgeuilleuse pour n'en monter trace. Cela lui convenait parfaitement. Il préférait ne pas trop attirer l'attention, après l'horrible scène qu'il avait causé en sortant de la ville.
Il était mortifié au seul souvenir de sa réaction. Qu'il ait été en colère était juste mais qu'il s'en prenne aux Tengus, tous individus confondus, non. Sur le coup, bien-sûr, ce n'était pas tous les Tengus qu'il charriait dans sa grogne. Dans sa tête, certains individus se démarquaient brillament mais ses paroles avaient dépassés sa pensée. Hikaru le lui avait signalé de la pire manière possible. Alors qu'il était couché par terre à se prendre encore de coups d'un autre membre de la gent masculine Tengu, tout ce qu'il voyait, ce n'était pas le visage du jeune homme; c'était celui de l'empereur, lui offrant le même traitement pas même quelques heures plus tôt et il ne réagit point, tout comme il l'avait fait. Sauf que cette fois, il n'y avait pas de Genma pour fixer son regard. Il n'y avait que les étoiles.
Il ferait des excuses à Hikaru le lendemain. Si celui-ci acceptait de lui parler.
Pour l'instant, il s'appliquait à traiter ses bleus les plus sévères et se remettait en grogne dès qu'il pensait à toute l'horrible situation avec Genma. Il se choquait de savoir qu'un homme pouvait s'abaisser à être si vil avec une femme, même Tengu et sa colère n'allait pas en diminuant en pensant à l'attitude nonchalante de Genma face aux mauvais traitements qu'elle subissait. Éolair était persuadé que ce n'était qu'une façade mais tout de même. Et au fond de lui-même, il était frustré de voir à quel point il avait du mal à penser à autre chose pour plus de deux minutes à la fois et de constater qu'il était trop lâche pour ouvrir cette boîte dans laquelle il jetait toutes les pensées de ce genre à chaque fois qu'elles lui traversaient l'esprit.
Il avait promis à Genma de l'aider dans sa vengeance mais plus il analysait la situation, plus il était persuadé que pour punir cet homme et le faire souffrir, il fallait qu'elle l'abandonne. Qu'elle ne revienne plus jamais lui chercher réparation. Setsuna lui avait dit lui-même, alors qu'il lui arrachait lentement la peau du dos; son plaisir était de savoir qu'invariablement, elle lui reviendrait. Mais Genma écouterait-elle? Et quel droit avait-il seulement de lui dire quelque chose comme ça alors que lui-même désirait une vengeance plus que tout?
Tout cela, il y avait pensé pendant les heures qu'il avait passé avec l'empreur. Son regard s'était fixé sur Genma et c'est tout ce qui lui avait permis de rester en vie. Alors que ses poumons avaient cessé de prendre de l'air et qu'il avait recraché une quantité malsaine de sang, il avait gardé son regard sur elle. Il s'était relevé à chaque fois, sachant pertinement qu'un coup attendait toujours qu'il le fasse et il les avaient reçus sans broncher. Il l'aurait fait jusqu'à sa mort si ce n'avait été de l'intervention de Sonia.
Maintenant, il devait prendre cette boîte et l'ouvrir.
Je suis un imbécile, pensa-t-il, pardonnez-moi Maegwin. J'arrive toujours trop tard.
La tête dans les mains, il fixa le sol et tenta de faire le vide dans on esprit. Au-dessus du petit camp, les étoiles elles, continuèrent leur course.
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Ouf, extrêment dur d'exprimer ce que ce pauvre homme a du mal à s'admettre! Si ses pensées vous paraissent disjonctées, c'est qu'elles le sont et tout ceci est purement intentionel. Prions pour lui! ^_^
Aaridys
Musique: "All of Them" Hans Zimmer's King Arthur

12 avril 2007

The ways of gods...

Le sentier qui s'offre à nous n'est pas prédéterminé mais il n'existerait pas si les dieux ne l'avaient placé dans le monde. Certains croient que leur souffrance est injuste, qu'elle est le fruit de la malchance et de la haine d'autrui et qu'ils n'en sont que la victime. Pourtant, la douleur, la tristesse, la peur et le désespoir sont tous des sentiments humains et indissociables de la chair. Le mal a présence divine mais de ses influences, l'homme prend ce qu'il veut, ce qu'il choisit d'avoir et de s'imposer.

Les dieux ne choisissent pas le destin des hommes. Ils choisissent les sentiers. Le reste, le coeur et la tête des humains font la différence et posent les pieds de chaque être sur le chemin qu'il s'attribue. Bien-sûr, chaque divinité aura son favori ou sa favorite; chaque entité ses penchants pour le bien, le mal, l'amour ou la haine et de ces penchants se reflèteront les destins de leurs élus.

Mais le choix demeure toujours.

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Un part de lui, celle qui réfléchissait et qui lui imposait de continuer son existence déjà consummée un peu plus chaque jour lui criait de se retourner et de partir à la recherche de cette autre créature, celle dans les veines de laquelle battait encore le sang de la vie et dans les yeux de laquelle il pouvait voir son propre désespoir; la torture, la douleur, la rupture et les illusions brisées, l'amour qu'on avait piétiné comme tant de fleurs de printemps. Il savait. Il savait que sa vie devait continuer parce que si elle n'avait pu, il serait déjà mort. Les dieux lui auraient accordé ce qu'il ne pouvait pas prendre pour lui-même.
Mais son coeur, cette chose qui battait encore dans sa poitrine sans vraiment savoir pourquoi et qui lui soufflait qu'il avait agit trop tard, qu'il n'avait pas su décoder les signes à temps et que par sa faute, une fleur s'était fanée avant la fin de l'été lui disait aussi que cette fleur pourrait revenir à la vie, qu'en fait, elle n'attendait qu'il tourne ses pieds dans sa direction et qu'il fasse le premier pas.
Un pas si grand et dont la signification était sans équivoque. En cet instant précis, il haït les dieux de toute son âme et souhaitâ n'être jamais né homme mais plutôt animal ou même de ces dragons dont il avait occis un si grand nombre.
Il avait cru ne plus avoir de choix à faire. Après-tout, son existence n'était plus vraiment une vie. Seulement un passage et vers quoi? La paix, se disait-il. Le repos. En fait, il n'en savait rien mais il se convaincquait de l'inverse. Il devait y croire sinon, pourquoi ne pas tout simplement rester là où il était; dans ce rêve demi-éveillé où au moins, sa vie n'avait pas encore prit l'horrible tournure qu'elle s'apprêtait à prendre?
Mais il n'eut pas à choisir. Pas encore.
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Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Je n'avais pas oublié la douleur. J'avais simplement oublié qu'elle ne partait jamais. Éolair de Nad Mullach
Humeur: Maudite neige...
Musique: "When you really love a woman" Bryan Adams

8 avril 2007

Blogue de... la blogueuse!

Pour une fois... lol.

Petits principes de base de l'utilisation d'un carte de crédit, valables pour toutes les banques et toutes les cartes...

1- La carte ne vous appartiens pas. Ni le crédit qu'il y a dessus. Le plastique et l'argent sont la propriété de la banque émettrice et doivent tout deux lui être retourné sur demande. Si vous ne me croyez pas, lisez attentivement l'endos de votre carte. L'argent appartient à la banque qui est assez gentille pour vous le prêter. Ce n'est PAS votre argent.
2- L'utilisation que vous faites du crédit est à votre discrétion mais la banque se réserve le droit de refuser des transactions pour des raisons de sécurité. Rappelez-vous... c'est PAS votre argent!
3- En signant la carte et en payant vos comptes tous les mois, vous vous engagez à respecter les ententes visa/mastercard/amex etc... qui sont dans le splendide petit pamphlet qu'on vous envoie avec la carte mais que bien-entendu, vous ne lisez jamais...
4- En payant votre compte, vous signalez à la banque que toutes les transactions y apparaissant son légitimes. Donc, svp, ne vous suprenez pas si on vous tiens pour responsable d'une fraude que vous déclarez 3 mois après coup.
5- Lorsque les transactions sont RÉFÉRRÉES... pas REFUSÉES... RÉFÉRRÉES... il est la responsabilité du marchand d'appeler la banque émettrice pour obtenir une autorisation. La banque se moque totallement de votre fierté et de vous mettre dans l'embarras... rappelez-vous, c'est n'est PAS votre argent!

Bon, maintenant que vous avez compris tout ça, svp, arrêtez de faire chier avec vos histoires d'honneur et vos innocences. Prenez connaissance de ce qu'on vous offre et si ça vous convient pas, abstenez-vous. Le crédit, c'est un prêt à court terme avec un haut taux d'intérêt. Rappelez-vous en.

Et si votre nom c'est Robert Michel, svp, pas besoin d'épeler votre nom... on a compris... et si le nom de jeune fille de votre mère c'est Roberte Michelle... on a compris aussi. C'est bô. Continuez comme ça et on vous demandera d'épeler votre date de naissance.

Alors voilà. Du reste, tranquille tranquille...

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Foreign places have always been a mystery and now I remember why I was an embassador. Eolair of Nad Mullach

Jasna: 15%
Ania:40%
Yue:5%

ps: Je veux une surjetteuse! Ou à tout le moins, une machine avec l'overlock!

Humeur: Mmm... bored
Musique: Zéro... 'Just Communication' Gundam Wing

3 avril 2007

I've found words in my head... are we having fun yet?

2 ans et 17 jours, quelques heures et encore plus de secondes. Reverrai-je un jour Nad Mullach; ses champs verdoyants, les pommiers croulants sous les fruits tardifs de l'automne et le manoir de mes ancêtres? Cette demeure petite mais remplie qui fut le noyeau de mon enfance? Je ne sais.

Tout sur moi est révélateur du chemin que j'ai emprunté; mes armes, usées, abusées et toujours prêtes à êtres sorties du fourreau. Quel genre de chasseur se promène avec des flèches si longues et si épaisses qu'elles ocieraient un boeuf d'un seul trait? Mon cheval n'a plus peur de rien, il met un pied devant l'autre sans plus jamais regimber. C'était une bête splendide autrefois. Fougeuse et nerveuse. Maintenant, il est à l'image de son maître. Un pied devant l'autre.

Ils sont tous trop jeunes. Beaucoup, beaucoup trop jeunes. Même le roi Wayne. Physiquement, ils sont tous prêts. Mentalement et socialement, c'est une autre histoire.

Ania, pauvre jeune femme. Son regard ne lui donne pas son âge. Elle semble être plus vieille que le monde. Tous se tournent vers elle lorsque les ennuis commencent et tous s'en détournent lorsque c'est terminé; à moins d'avoir le bras cassé... ou d'être mort. Son amour se fane jour après jour et si, finalement, elle pleurera, ce sera certainement des larmes de sang. Son sang qu'elle donne continuellement pour jamais ne le voir retourné. Et pourtant, son savoir est immense. L'étendue de son influence dépasse même les monarques les plus puissants car ce ne sont point les hommes qui son maîtres du monde mais bien les dieux et elle en est une des voix les plus fortes.

Son Altesse Anima me plaît. C'est une femme simple d'une sincérité désarmante et son amour pour son époux va au-delà de la passion. Son engagement dans la quête est peu complexe et je pense que c'est ce qui lui permet de continuer sans trop regarder en arrière. Ses devoirs de reine ne lui pèsent pas encore et je pense que son mari joue pour beaucoup dans cela. Ce qui est bien. Elle ne perdra pas sa candeur. Je souris toujours lorsque je me met en tête ses transformations. Certaines lui vont si bien.

Imako va mourir si elle ne desserre pas les dents du mords. Je déteste penser cela d'une personne aussi jeune mais elle ne devrait pas s'imposer de telles épreuves alors qu'elle a des gens autour d'elle qui pourraient supporter une partie de son fardeau. Son corps ne résistera pas à la pression des deux entités qui l'habitent, spécialement Var. Cette créature ignoble fera tout pour l'entraîner dans ses rets. Ce n'est qu'une enfant. Une enfant qui a perdu sa mère d'horrible façon et qui refuse de pleurer. En fait, personne dans ce groupe ne pleure jamais. Ils n'en on plus la force. Et son esprit. Déjà, son esprit porte plus de cicatrices que mon bouclier et elle n'a même pas vingt ans! J'ai essayé de la raisonner. Elle va s'auto-détruire.

On m'a dit que Cécil était un paladin. Depuis, j'ai cherché les signes mais j'en suis toujours arrivé à la conclusion que tout en étant juste et d'apparence divine, Cécil semblait n'être le paladin de personne, sinon de lui-même. Il a un caractère incroyablement têtu et très imprévisible pour un homme de sa stature. Je ne sais trop où me placer par rapport à lui. Mon status de chevalier me somme de le respecter en tant que frère d'armes mais il ne m'a jamais donné l'occasion d'entrevoir qu'il suivait un quelconque code d'honneur. Mais ma parole sur ce sujet n'est qu'un tissu d'illusions maintenant, bien-sûr.

Et il y a Jin, pour qui mon intérêt vacille d'un dégoût net et déterminé à une forme de respect couvé. Le temps que j'ai passé avec Jin, ou plutôt, avec son double, a énormément noircit mon opinion de lui et le prenant pour le pire des malfrats, j'ai plus que fait ma part pour le tenir à l'écart. Depuis qu'il est 'redevenu' lui-même, cet avis change graduellement. Toutefois, sans vouloir sauter à trop de conclusions, Jin restera Jin.

Et les autres; Yue vers qui j'aime me tourner car il a un esprit aiguisé et une curiosité naturelle pour le savoir, Suwa, que je désire protéger. Si j'avais eu des enfants, j'aurais voulu avoir une fille comme elle. Le roi Wayne, qui m'a tant offert et envers qui j'aurai une dette pour l'éternité. Hikaru, le partenaire étrange d'Ania et Genma, avec qui j'ai été terriblement injuste et cruel. Compte tenu de son passé, je n'ose trop espérer qu'elle pourra me pardonner.

Mon chemin a croisé celui de toutes ces personnes. Puisse-t-il continuer encore quelque temps.

Éolair, 18ième comte de Nad Mullach

Humeur: Fatiguéeeeeee
Musique: Bzzzzz... la fanne de l'ordi!

29 mars 2007

And they lived happily ever after... and after? Partie 1

La nuit était profonde, le vent refroidit par les premières touches de l'automne faisait siffler les feuilles sèches des rares arbres qui perdraient leur ramure pendant le doux hiver des îles du sud. La lune était presque pleine, solitaire dans sa grande étendue d'espace. L'air se nettoyait des dernières traces de l'été et les constellations d'hiver commençaient à pointer leur nez à la ligne de l'horizon.

Dans une demeure abritée par les bois, tout près des ravins qui donnaient sur la mer, plusieurs chandelles teintaient les papiers de riz d'ombres effrayantes. L'activité était intense, on allait et venait rapidement d'une pièce à l'autre et pourtant, sous le porticulis, près du jardin, deux silhouettes se tenaient parfaitement immobiles. Un homme d'un âge assez avancé était confortablement installé sur un coussin, sa pipe à la main. Son air serein ne trahissait aucune émotion et il observait l'immense arbre qui trônait dans son jardin, dont les racines avaient quelque peu envahi l'étang et qui serait sa fièrté s'il n'en était de sa couleur; en effet, l'arbre était d'une teinte de rose violente avec des feuilles de la couleur des fleurs de cerisier au printemps. Il ne fleurissait jamais et pour le plus grand malheur du vieil homme, ne perdait jamais ses feuilles en hiver non-plus.

Son compagnon semblait absorbé dans ses pensées, son regard attiré de temps en temps vers les portes sohji qui s'allumaient de temps à autres lorsqu'une silhouette passait devant rapidement. Il était calme, très grand et assis nonchalament sur le rebord de la gallerie, une jambe dans le vide. Il allait dire quelque chose lorsqu'un cri déchira la nuit.

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Lorsqu'elle apprit qu'elle attendait un enfant, elle paniqua et sur le coup, me fit paniquer aussi. C'était ma faute et j'ai crains qu'elle ne m'en veuille. Puis, elle s'est jetée à mon cou et m'a finalement donné une réponse; oui.

J'étais au-delà de moi-même et elle aussi sauf qu'elle l'exprimait différement. Elle allait d'une personne à l'autre en s'exclamant joyeusement; moi, je ne pouvait que rester là avec un sourire très assurément idiot sur le visage à me prendre des claques dans le dos.

Nous sommes restés pour le couronnement de Wayne et bien-sûr, son mariage. Comment aurions-nous pu manquer pareille occasion? Je pouvais finalement me moquer de lui et l'embêter sur sa femme. Anima fit une très belle mariée mais il était difficile à l'époque de me concentrer sur autre chose que cette merveilleuse femme qui avait accepté de m'épouser et qui de surcroît, portait mon enfant! Certaines choses, heureusement, ne changerons jamais.

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À la suite de ce cri, l'activité déjà intense de la maison augmenta encore et l'air se chargea de cette anticipation qui précédait toujours les événements d'envergure. Sur la véranda, rien n'avait changé sinon ce n'est d'une personne de plus, une femme, petite et silencieuse qui s'était assise près du plus vieux des deux hommes et qui buvait un liquide fumant d'une petite tasse. Un petit sourire plissait ses lèvres à chaque gorgée mais son calme était total. Ce qui se passait derrières ces portes, elle l'avait déjà vécu, tout comme des milliers d'autres avant elle et sûrement plus après. Sa présence n'était pas nécessaire, plus à ce point.
Derrière les portes, un long corridor encombré de bacs et de piles de linges sales donnait sur une petite pièce sombre dans laquelle semblait entrer beaucoup plus de gens qu'elle ne pourrait en contenir. Pourtant, une fois passé le seuil, ce qui en apparence était un réduit se métamorphosait en grande pièce aérée, séparée ici et là par des paravents et des meubles et dont l'autre extrémité donnait sur un petit jardin privé. Pour l'instant, cet accès était fermé et l'on ne pouvait que deviner la végétation qui s'agitait à l'extérieur sous les rafales du vent.
À travers les corps qui se massaient dans l'enceinte, on pouvait entrevoir la silhouette accroupie d'une jeune femme et d'un homme agenouillé à ses côtés et qui semblait ne plus savoir quoi faire de sa peau. Dans sa main, une autre plus menue lui écrasait les doigts mais il ne disait rien. Il regardait tour à tour la jeune femme et son ventre gonflé et la vieille dame qui allait et venait calmement dans la pièce.
Prise dans les douleurs de l'enfantement, la jeune femme gémissait à intervales et tentait de retenir ses cris lorsque les contractions devenaient trop intenses. Son visage était baigné de sueur.

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Quand nous sommes rentrés à la maison, ma mère nous attendait sur le porche. Elle avait eu des nouvelles et en savait déjà plus que ce que je n'allais lui conter. Et elle voyait. Elle savait reconnaîtres les signes et savait que Jasna attendait un enfant. Elle lui ouvrit les bras et la salua comme sa fille, de cette façon typique des Ue de se tenir à bout de bras, de se scruter attentivement avant de s'étreindre intimement.
S'ensuivirent quelques jours trop courts pour tout ce qu'il y avait à faire. Puisque j'étais maintenant rentré et déterminé à rester il me fallait à moi et ma mère contacter les personnes concernées par le changement de pouvoir qui se produirait dans le domaine afin d'en assurer la légitimité et réorganiser nos espaces de vie. Ma soeur, toujours présente, avait reprit un peu plus goût à la vie, je le voyais dans les petites choses qu'elle s'appliquait à faire. D'ailleurs, la notion que je ramenasse une épouse à la maison et de surcroît, une épouse enceinte la fascinait. Je laissai donc les deux jeunes femmes faire connaissance.
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La tension était à son comble. Voilà presque douze heures que l'enfant se faisait attendre et toujours pas de signes prometteurs. La sage-femme demeurait calme pour le bien de l'assemblée mais son esprit était agité. Il fallait que cet enfant vienne au monde rapidement sinon la mère aussi serait en danger. Elle prit une grande inspiration et décida qu'il était temps de s'y mettre sérieusement. Elle se tourna vers la masse de gens coincée dans l'embrasure de la porte et fit signe à une des jeunes servantes d'entrer avec sa pile de linges propres et une basine d'eau chaude. Puis, lorsque tout ceci fut fait, elle ferma le panneau d'un coup sec et ce, au nez et à la barbe de toutes celles qui étaient maintenant interdites d'accès à la pièce.
Puis, se retournant vers sa charge, elle souleva ses manches et s'avança sans cérémonie vers le couple. La jeune femme, couverte de sueur, haletait et ne semblait vouloir que se coucher sur le dos et dormir. Son mari, la sage-femme remarqua, lui lançait des regards inquiets et elle prit un instant pour lui accorder son attention.
"Ne vous en faites pas, lui dit-elle, un premier enfant prend toujours plus de temps que les suivants. Mais votre dame est forte, ça ne sera plus très long."
Elle sourit, malgré elle et donna ses instructions à ses aides et sourit plus franchement lorsqu'elle vit son seigneur et maître se dépêcher d'aider aussi. Une briève pensée lui traversa l'esprit et lui rendit un peu de bonne humeur; les hommes sont tous pareils. Dans des moments comme ceux-ci, ils sont tellement détachés de ce qui se passe qu'ils ne savent plus quoi faire pour se rendre utiles.
Puis, de ses mains expertes, elle se mit à masser le ventre gonflé; poussant ici, tirant là et lentement, guida l'enfant vers la vie. La jeune femme avait tenté de retenir ses cris mais épuisée et ressentant de nouvelles douleurs jusqu'alors inconnues, elle ne put s'empêcher hurler quelques fois. La vieille femme s'attendait bientôt à entendre les traditionnels reproches à l'attention de son seigneur mais aucuns ne vinrent. Toutefois, jamais la jeune dame ne lâcha la main de son époux et jamais il ne la quitta des yeux.
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Il en prit une semaine avant que tout soit quelque peu installé et que la réorganisation de la maisonnée ne soit stabilisée. Ensuite, il en fallu une autre pour les préparatifs du mariage. Quelle ne fut ma joie lorsque mes amis répondirent tous à l'appel et ce fut une belle période de temps. Des délégués officiels de chaques branches du Clan s'étaient déplacés pour signer les papiers d'héritage et aussi le contrat de mariage, l'authentifiant et assurant que Jasna était maintenant un membre officiel de la famille. Cela causa de drôles de rencontres et d'intéressantes conversations aussi. Ania semblait se porter un peu mieux et j'en fit part à Yue. Sa présence me rassurait. Avec tout ce qui s'était passé dans les derniers mois, j'avais eu peur que notre contact ne se refroidisse. J'avais passé une étape de la vie que mon meilleur ami n'effleurerait pas avant un moment, je pensais et c'était un étrange sentiment à avoir lorsqu'on discutait. Mais il était resté fidèle à lui-même.
Puis, les semaines s'enchaînèrent tranquillement et ne furent pas très troublées, à l'exception du deuxième mois de grossesse où Jasna se mit à être violemment malade à toute heure du jour et de la nuit dès que la notion de nourriture lui traversait l'esprit. Ma mère prit en charge cette passe, m'assurant qu'elle avait eu une réaction tout aussi intense lors de sa propre grossesse et eut tôt fait de calmer l'estomac de ma bien-aimée avec quelques herbes dont elle ne voulut révéler la provenance, sinon qu'elles avaient appartenues à un puissant sorcier autrefois.
Et dans le troisième mois, ils commençèrent à arriver.
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C'était la dernière poussée. La vieille femme avait usé de tout son art, maintenant, il fallait que la future mère fasse sa part. Les deux mains autour de la couronne de cheveux emêlés de l'enfant presque né, la sage-femme donna ses instructions.
"Maintenant ma dame, dit-elle sans lever les yeux. Son ton était condescendant mais n'offrant aucune possibilité d'argumentation. Il faut faire un effort. Ça sera le dernier mais il faut donner tout ce que vous avez."
Elle fut surprise d'entendre ce qui ressemblait à un rire à demi noyé sous les grognements et quelques jurons bien sentis de la part de la future mère.
"Tout... ce... que... j'ai.., murmurait la jeune femme et elle souriait."
Alors que la contraction montait, la sage-femme vit sa maîtresse renverser la tête en arrière, l'appuyant contre la poitrine de son mari et prendre une profonde inspiration. C'était maintenant ou jamais.
Elle hurla si fort que tous les serfs du domaine arrêtèrent ce qu'ils faisaient un instant et ceux qui étaient présents il y a 21 ans se souvinrent d'une autre nuit semblable où une femme que l'on croyait muette avait donné de la voix de semblable façon.
Cela ne dura qu'un instant.
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Ils arrivaient parfois seuls, parfois en groupes de trois ou quatres. Femmes et hommes confondus mais pour la plupart jeunes et ils demandaient tous la même chose; entraînez-nous. La première fois, j'étais dans le jardin, accompagné de maîtres Kazuya et Kazuma. Je n'étais donc pas certain de qui ils demandaient cela. Mais lorsque maître Kazuma s'en fut avec un rire moqueur et maître Kazuya avec une tape dans le dos et qu'il ne restait que moi, debout là avec un air un peu vacant, je dût me rendre à l'évidence. C'était à moi qu'on parlait!
C'était complètement ridicule! J'étais beaucoup trop jeune et inexpérimenté pour prendre un apprenti! Qui plus est, je ne voulais pas d'élève!
Alors je les refusait, au début poliment et ensuite, avec de plus en plus de fermeté car si certains acceptaient cette décision, d'autres prenaient ce refus comme une épreuve et tentaient tant bien que mal de revenir à l'assaut plus tard. Alors en accord avec mon oncle et ma mère, nous avons instauré un processus de sélection qui menaient invariablement à un échec mais qui au moins, forçait les candidats à reconsidérer leurs raisons et bien entendu, cela prennait du temps. Du temps que j'utilisais à m'occuper du domaine et de Jasna.

Ma charmante épouse trouvait la situation très drôle au début mais déchanta rapidement lorsque des Tengus commencèrent à visiter sous prétexte de voir cette Miama étrange qui avait épousé un humain et créé un arbre rose parfaitement viable. Il y eu quelques moments désagréables lorsque certains d'entre eux demandèrent à la servir ou à s'instruire auprès d'elle. Ils déchantaient vite lorsqu'ils la voyaient grosse de notre enfant et bien-sûr, avec ce manifique air farouche qui réduisait n'importe quel homme sensé à, eh bien, pas grand chose de cohérent. J'en ai affronté quelques uns et c'était probablement là une tâche plus déplaisante encore que de refuser des candidats qui voulaient que je leur enseigne. Les Tengus qui m'affrontaient savaient que j'avais amputé un des leurs, un chef assez influent et puissant et ils se servaient du prétexte de vouloir conquérir la Miama pour se mesurer à moi. J'avais ces combats en horreur. Tous étaient très sérieux et je devais me battre avec attention sans quoi, les résultats auraient pu être très désagréables. Heureusement, après un temps, ceux-ci cessèrent et il ne resta plus qu'un flot régulier de visiteurs.
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C'était un garçon, il avait les yeux complètement rouges et une bonne tignasse de cheveux et personne ne semblait surpris! La sage-femme avait déposé l'enfant avec un regard d'appréhension sur la poitrine de la nouvelle mère mais rien de se trahissait sur les visages des nouveaux parents qu'un bonheur total et pur.
Quelques instants passèrent alors que l'on reprit l'enfant pour le laver ainsi que la mère épuisée. Une fois que tous deux furent de nouveau au lit mais propres, la vieille femme donna quelques dernières instructions et se retira. À l'extérieur, sa véritable maîtresse attendait. Elle reçu les nouvelles avec sa sérénité habituelle et on la laissa entrer.
La dame en question prénétra silencieusement dans la grande pièce fraîchement aérée et constata l'état des choses au centre de celle-ci, dans l'amoncellement de couvertures qui en ecombrait presque la totalité. Sa bru rayonnait de cette aura propre aux jeunes mères alors que son enfant prenait déjà son premier repas et à ses côtés, son fils, fasciné ne pipait mot.
Ryu
Il leva la tête lentement, comme un homme qui s'éveille après une longue nuit et lui sourit comme il ne lui avait sourit depuis très très longtemps. Comme il ne lui avait sourit depuis que sa soeur jumelle les avaient quittés, il y a de cela très longtemps.
"Mère, commença-t-il doucement. J'ai un fils."
Et la dame sourit à son tour comme elle avait sourit à son propre fils lorsqu'elle l'avait tenu dans ses bras pour ses premiers instants dans le monde.
Et quel est son nom?
"Tôga..."
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Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Is it just enough to move on? To die to acheive a cause? - Of course. Eolair of Nad Mullach
Humeur: Accomplie
Musique: 'Sweet Madam Blue' Styx