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23 juin 2007

On the brink...




Alors bon quoi?


Ma coloc, ma meilleure copine, la fille de ma vie (lol!) me quitte vendredi, elle m'abandonne pour l'homme de sa vie (soupir) et bon... ben... je suis... mmm... difficile à exprimer; triste, jalouse, mélancolique, heureuse, prête pour le lendemain, perdue, un peu fâchée et toutes ces choses entre les deux qui sont des émotions et pas vraiment des émotions.





J'ai hâte et pas hâte. Je suis contente et pas contente et toutes les demi-mesures que vous pouvez imaginer. C'est un drôle de moment quand on s'y arrête.





Pendant mon voyage en pays Celte j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir. J'ai pensé toutes sortes de choses; de ma vie à celle de mes persos de dongeon. J'ai laissé mon esprit errer au grés de ses fantaisies. L'inspiration vient bien vite lorsqu'on se tiens au sommet d'un monde comme celui-ci:

Et j'ai laissé toutes ces pensées me posséder et me quitter; grandir et mourir jusque j'en soit tellement pleine qu'il me fallait revenir sur terre. Dommage.

En Écosse, je n'avais pas besoin de chercher à m'intégrer. Les passants ne m'accordaient pas plus de regard qu'aux autres (sauf quand je portais ma maison... mais bon... 30 kilos de sac, ça frappe l'oeil!) sauf quand j'ouvrais la bouche. Et je sacrais vertement sur mon accent pathétique qui me démarquait tellement d'une culture me faisant envie depuis des siècles.

Les pays européens sont vieux, certains plus que d'autres. Les arbres, la terre, le paysage. Tout attire le regard par son âge. J'ai vu des pins vieux de 300 ans, visité des tombes qui précédaient la naissance de Jésus de 2000 ans, vu des chênes immenses dont les branches noueuses s'étendaient sur plusieurs mètres et dont les troncs étaient plus larges que 5 ou 6 personnes formant une ronde les mains jointes.

En Écosse, j'ai vu des cerfs sauvages se tenir fièrement au milieu de l'immensité des Cairngorms, là ou peu d'arbres poussent à même un flanc de montagne parsemé de pierres blanches. J'ai vu des châteaux en ruines, d'autres, rénovés mais possédant pour la plupart tous les traces de leur histoire, remontant parfois jusqu'au 13ième siècle. Mais au-delà des châteaux et des ruines, au-delà de la culture écossaise, du Clan MacPherson et du tartan, du gaélique, du Loch Ness et de Culloden. Au-delà et bien en dessous, il y avait les os de la terre qui me parlaient. Les sites anciens, les plaines désolées parsemées de pierres et de marécages, les montagnes, si étranges et si belles. J'ai marché des sentiers qui m'ont mené vers des points de vue qui m'enlevaient les mots de la bouche et de l'esprit, me laissant là, tête vide à me gorger d'immensité et d'une paix si complète que j'en oubliais le passage du temps.

J'étais là d'où je suis venue.

Ça vous paraîtra une idée bizarre. Plusieurs d'entre-vous le savez déjà parce que je l'ai dit souvent mais rien ne se comparait au sentiment que j'anticipais en foulant le sol du pays. Ça n'est pas venu tout de suite. À Édimbourg, rien ne me liait vraiment à l'endroit mais dès que je suis arrivée à Newtonmore, au coeur des Highlands, j'étais chez moi. Et j'ai senti les différences, en me déplaçant. Aberdeen est un endroit où je ne reposerais pas les pieds et Inverness, une petite ville bien mignonne mais sans plus. J'ai compris à Skye, notre dernier véritable arrêt avant d'entamer le voyage de retour à quel point j'appartenais à ce pays.

Dans la petite ville de Portree, il m'est arrivé une expérience qui m'a rassurée que je ne m'inventais pas des histoires. J'ai compris que j'appartenais à ce pays et qu'un jour, j'y reviendrais sûrement. C'est un sentiment difficile à expliquer parce c'est unique pour chacun. Mais j'ai su, et je sais encore et c'est quelque chose dont je peux retirer un calme et une quiétude surprenants.

Ça sonne très mélodramatique tout ça et frisant même un peu New Age et c'est pour ça que je ne vous parlerai pas du reste de l'expérience mais je voulais au moins essayer de vous faire passer ce que je retiens le plus de mon voyage. Même accompagnée de ma soeur, ça s'est révélé être un voyage très personnel et beaucoup moins touristique que je ne l'aurais cru.

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'

Que ton bras porte ton épée,
Et que ton coeur porte ta fierté.
Sous les yeux de Perin le Fort,
Sur les épaules d'Erivor,
Poussé par les flots et par le vent,
Chevalier, pose ton serment.

Que ta voix, forte et claire,
Porte la justice sur cette terre.
De ton courage doit venir la Gloire,
De ton coeur, nourrit l'Espoir.

D'Hernystir tu prends ta source,
Chevalier, entame ta course.

Serment Hernystir des Chevaliers tel que prononcé par Éolair de Nad Mullach le jour de son adoubement.

Humeur: Heureuse
Musique: 'Santorini' Yanni Live at the Acropolis

14 juin 2007

Catching Fog

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She knew not the light. She knew not the warm caress of the sun nor the smooth kiss of wind on her cheek. Bread tasted of ashes, water of soot. She had given in to her despair, let it flood her heart until it sheared away the pain, until nothing was left but this terrible blackness that was not even really there. Her body had long ago stopped answering the calls of her mind and now, did not even connect to the more gentle but desperate touches of others. She knew not what day it was or how long it had been since she'd slipped away into the void. She cared not.


In the great emptiness, in the dark absolute that numbed the hurt and kept her from being driven mad by grief she lost her will to be. She gave it up freely for they had all gone and left her utterly alone. There were no faces in the void. No sweet touches, laughs, kisses given in tenderness, in love abandoned. She wished for neither for neither would bring her the release she longed for since her heart had been taken from her very breast.
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The wind wipped leaves in his eyes, branches catching his every step. Scratches adorned every part of his body exposed. There was a permanent itch in his side, one he had ignored for days without end; a week now. He felt nothing for those he had left behind because he could not remember them anymore. His senses barely registered the variations of the sun on his face, the much too quick passing of days into nights and nights into deeper exhaustion.
His steps, unaturally quick had damaged his legs but he did not feel them. His beard had grown, shadowing his cheeks, his hair was wild with dirt and brambles but he did not feel these or if he did, he had come to accept them as part of what he had become during this chase; this hunt. His heart had dropped in his chest like a boulder let loose on the cliffs by the raging seas underneath, crashing to the pit of his stomach with a force that numbed nerves and all his senses, leaving barely enough to feel his despair; enough for his rage to keep on smoldering in his head.
It was the only way he knew how to remain himself or moreso, how to regain himself once it would end. In this loss of humanity, this willing abandon into the realms of wildness his mind had retreated to a deeper part of him that would shield it from the potential outcome of his quest; its unspeakable conclusion. It would rise again only when he would find that which had been robbed from his heart.
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She walked in grey lands of mist where light was always even, always the same, always empty. There was no sky, no horizon line to define where the world begun and ended. All was grey without any definition of reality but that which her mind wispered to her to make it real enough.
Her steps wandered as nothing was truly seen or truly felt. The destination was unimportant, only walking on was.
Flickers of light danced from time to time at her side but she closed her eyes to them and kept on. To her, they were temptations, calls back to a place she did not wish to go back to for there was nothing there to make her wish she'd turn her feet around and look over her shoulder. She could not face it. At her back, she was sure was only the stark, cold truth of loss and despair. She would wander forever, grey mists floating about her slim ankles.
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By the ancestors she would not let her home crumble in around them like so many leaves on an autumn oak; she would not!
Orders had been given to all that could feel her, her soul-voice rising imperviously above the savage wail of the winds. Shutters had been drawn, summer quarters abandoned for the stronger, safer winter housings. The large maple gates had been sealed shut at last, once all that could be had been either evacuated or sheltered.
Now, in the relative quiet of her empty rooms, she gathered her resolve around herself like so many folds of a blanket, seeking to shield herself with it for the days that would come were certainly some of the darkest the world had seen. To despair, she thought, would not do nor would fear. She had despaires enough and feared a great deal more. When her children would return, they would find a home and a safe place between the ancien walls of her family. They would find healing - and peace.
Thinking of them, she straighened her head and called her daughter and greatest friend but in the following silence, while the wind outside quieted down only to charge stronger on the next tide she let herself shed a few tears, softly, sadly - for all of them.
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Aaridys
'We will go home' Vanora

12 juin 2007

Failte!

De retour du Paradis... de la pluie!
Choix de photos de la semaine:

En ordre, finalement, Présage dans sa robe d'Arwen (2x), Newtonmore, Crathes Castle et pour ceux qui se demandent de quoi le domaine a l'air chez Éolair, voilà, Drum Castle









Je vous embrasse tous très fort et en voit une bonne gang mercredi!

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'

Humeur: Ouais!
Musique: Niet

15 mai 2007

There was a man, once, who loved a woman; a tale as old as the world. And yet, this woman had a twin who loved this same man in turn so that both their hearts beat as one for them. But just as fair and gentle was the first sister, so was the second, though in her heart, never darker place existed. When she saw that her sister would wed this man she held so dear, that forever they would be united in the face of the gods, her hatred blossomed like the blackest rose.

It was spring, the time during which the small streamlets of the mountains disgorged their overfilled torrents into the river and transformed it into a furious roar of foam and currents. It is then, that the sister pushed her lovely twin into the waters, over the bridge, never to be found again.

The girl's body went downstream quickly, the breath snatched out of her like winter's worst frost. And when a smaller pool of gentle waters craddled her broken form, a miller found her, with her golden hair fanned about her face, white as a dove and resting peacefully in water's cold embrace. Struck by the charm on her, he took her to his mill and from her, fashioned a delicate instrument of hair and bone. Over the long months of summer did he craft this, carefully chipping away the boned and braiding the hair. When autumn came, bright and gold, he saw that he had crafted a harp so lovely he could not keep it for his own.

And so it came that on winter's eve, he marched into the Jarl's hall and presented his prize for all to see, a gift, to honor the new marriage of the Jarl's only daughter to his best warrior. Removing the fabric that covered the instrument, the miller had no need to pluck any strings before a beautifull and sad melody arose on its own;

"Oh my father, hearken here
Harken to me, mother dear
By you my false sister stands
Who drowned me with her own two hands
For the love of a man sweet
I swam in river deep
I, your daughter, now come home
Voice of truth in harp of bone."

Norse myth
The gods do not make the fetters that run us mad, we do and twist them round.
Humeur: Songeuse
Musique: 'Lovers' House of Flying Daggers end

24 avril 2007

Beyond Immon's Gate
Kernios, Earthlord, sleeper of stone,
Take this soul in your arms as this body fades,
In the cool wet soil that is your home.
Beyond Pig's Gate,
In the land of Twilight.
Think of those still above, weeping and alone,
A gentle prayer, Kernios Hades,
In the dark hall that is your home.
from Tad William's Shadowplay
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La nuit du désert se refermait lentement sur les voyageurs. Ceux, trop épuisés pour continuer tombaient là où ils étaient et se lovaient au creux des dunes un espace suffisant pour dormir. D'autres, plus chanceux, montaient tentes et abris et tentaient tant bien que mal de s'accomoder aux rudes conditions d'une nature ingrate.
Les étoiles le fascinaient. Sous leur regard scintillant tant d'hommes et de femmes s'étaient connus, avaient aimés, haït et étaient morts et toujours elle étaient là, toutes les nuits et comme il l'avait apprit tout jeune, tous les jours également. Les étoiles, avait dit son père, seront toujours dans le ciel pour guider l'homme qui a perdu sa route. Il suffit simplement de lever les yeux et elle seront là. Il serra les dents mais cessa rapidement, sa mâchoire lui faisant trop mal. Que pouvait faire les étoiles quand le chemin perdu n'était pas sur cette terre?
Son corps, lézardé de coupures et de bleus portait la marque de cet égarement. À chacun de ses mouvements, un muscle protestait ou parfois, il le craignait, un os. Il avait perdu deux molaires et de sa bouche, il n'arrivait pas encore à effacer le goût amer et métallique du sang. Il avait refusé les soins immédiats d'Anima et d'Ania. Mais les blessures de son corps lui importaient peu pour le moment, moins que celles de son esprit qu'elles reflétaient.
Alors qu'il se précipitait dans la château impérial, il n'avait pas eu le temps de questionner le serrement de peur qu'il avait ressenti lorsqu'Ania avait lui la sentence de mort de Genma. Il avait réagit, tout simplement. Un acte automatisé qu'il avait brièvement analysé alors qu'il ouvrait une quantité indécente de portes aux étages supérieurs mais qu'il avait rapidement placé de côté pour plus tard lorsqu'il l'avait finalement retrouvée, amorphe et sans réponse.
Maintenant, tout en achevant sa réserve de bandages en tentant de mettre son bras en écharpe, la réponse lui apparaissait trop clairement pour qu'il ose même y songer. En fait, sa réponse, il l'avait eue lorsque le fou d'empereur avait décidé de lui démontrer son attachement pour Genma. Mais de ces longs instants, il préféra rien se remémorer, sinon de la vue de son corps exposé, torturé et manipulé négligement, comme un enfant ferait d'une poupée trop vieille pour être vraiment chérie ou d'un homme d'une catin qui a passé ses jours de gloire. Il chassa vite les images de sa tête. Il se crispait à chaque fois qu'il y pensait et son corps lui rapellait diligement les tourments pas lesquels il était passé.
Lorsqu'ils étaient sortis, elle n'avait pas voulu qu'il ne la touche. Il avait compris mais le temps était mal choisit. Ravalant son orgeuil et son inquiétude, il avait préféré lui indiquer qu'elle n'avait qu'à ne pas le considérer comme un homme mais comme un allié; un outil pour se sortir du pétrin, tout au plus. Maintenant, elle ne faisait pas grand cas de ce qui s'était passé et il ne savait si c'était parce que la drogue lui avait effacé la mémoire, qu'elle avait vécu pire ou bien, comme il le suspectait, qu'elle était bien trop orgeuilleuse pour n'en monter trace. Cela lui convenait parfaitement. Il préférait ne pas trop attirer l'attention, après l'horrible scène qu'il avait causé en sortant de la ville.
Il était mortifié au seul souvenir de sa réaction. Qu'il ait été en colère était juste mais qu'il s'en prenne aux Tengus, tous individus confondus, non. Sur le coup, bien-sûr, ce n'était pas tous les Tengus qu'il charriait dans sa grogne. Dans sa tête, certains individus se démarquaient brillament mais ses paroles avaient dépassés sa pensée. Hikaru le lui avait signalé de la pire manière possible. Alors qu'il était couché par terre à se prendre encore de coups d'un autre membre de la gent masculine Tengu, tout ce qu'il voyait, ce n'était pas le visage du jeune homme; c'était celui de l'empereur, lui offrant le même traitement pas même quelques heures plus tôt et il ne réagit point, tout comme il l'avait fait. Sauf que cette fois, il n'y avait pas de Genma pour fixer son regard. Il n'y avait que les étoiles.
Il ferait des excuses à Hikaru le lendemain. Si celui-ci acceptait de lui parler.
Pour l'instant, il s'appliquait à traiter ses bleus les plus sévères et se remettait en grogne dès qu'il pensait à toute l'horrible situation avec Genma. Il se choquait de savoir qu'un homme pouvait s'abaisser à être si vil avec une femme, même Tengu et sa colère n'allait pas en diminuant en pensant à l'attitude nonchalante de Genma face aux mauvais traitements qu'elle subissait. Éolair était persuadé que ce n'était qu'une façade mais tout de même. Et au fond de lui-même, il était frustré de voir à quel point il avait du mal à penser à autre chose pour plus de deux minutes à la fois et de constater qu'il était trop lâche pour ouvrir cette boîte dans laquelle il jetait toutes les pensées de ce genre à chaque fois qu'elles lui traversaient l'esprit.
Il avait promis à Genma de l'aider dans sa vengeance mais plus il analysait la situation, plus il était persuadé que pour punir cet homme et le faire souffrir, il fallait qu'elle l'abandonne. Qu'elle ne revienne plus jamais lui chercher réparation. Setsuna lui avait dit lui-même, alors qu'il lui arrachait lentement la peau du dos; son plaisir était de savoir qu'invariablement, elle lui reviendrait. Mais Genma écouterait-elle? Et quel droit avait-il seulement de lui dire quelque chose comme ça alors que lui-même désirait une vengeance plus que tout?
Tout cela, il y avait pensé pendant les heures qu'il avait passé avec l'empreur. Son regard s'était fixé sur Genma et c'est tout ce qui lui avait permis de rester en vie. Alors que ses poumons avaient cessé de prendre de l'air et qu'il avait recraché une quantité malsaine de sang, il avait gardé son regard sur elle. Il s'était relevé à chaque fois, sachant pertinement qu'un coup attendait toujours qu'il le fasse et il les avaient reçus sans broncher. Il l'aurait fait jusqu'à sa mort si ce n'avait été de l'intervention de Sonia.
Maintenant, il devait prendre cette boîte et l'ouvrir.
Je suis un imbécile, pensa-t-il, pardonnez-moi Maegwin. J'arrive toujours trop tard.
La tête dans les mains, il fixa le sol et tenta de faire le vide dans on esprit. Au-dessus du petit camp, les étoiles elles, continuèrent leur course.
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Ouf, extrêment dur d'exprimer ce que ce pauvre homme a du mal à s'admettre! Si ses pensées vous paraissent disjonctées, c'est qu'elles le sont et tout ceci est purement intentionel. Prions pour lui! ^_^
Aaridys
Musique: "All of Them" Hans Zimmer's King Arthur

12 avril 2007

The ways of gods...

Le sentier qui s'offre à nous n'est pas prédéterminé mais il n'existerait pas si les dieux ne l'avaient placé dans le monde. Certains croient que leur souffrance est injuste, qu'elle est le fruit de la malchance et de la haine d'autrui et qu'ils n'en sont que la victime. Pourtant, la douleur, la tristesse, la peur et le désespoir sont tous des sentiments humains et indissociables de la chair. Le mal a présence divine mais de ses influences, l'homme prend ce qu'il veut, ce qu'il choisit d'avoir et de s'imposer.

Les dieux ne choisissent pas le destin des hommes. Ils choisissent les sentiers. Le reste, le coeur et la tête des humains font la différence et posent les pieds de chaque être sur le chemin qu'il s'attribue. Bien-sûr, chaque divinité aura son favori ou sa favorite; chaque entité ses penchants pour le bien, le mal, l'amour ou la haine et de ces penchants se reflèteront les destins de leurs élus.

Mais le choix demeure toujours.

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Un part de lui, celle qui réfléchissait et qui lui imposait de continuer son existence déjà consummée un peu plus chaque jour lui criait de se retourner et de partir à la recherche de cette autre créature, celle dans les veines de laquelle battait encore le sang de la vie et dans les yeux de laquelle il pouvait voir son propre désespoir; la torture, la douleur, la rupture et les illusions brisées, l'amour qu'on avait piétiné comme tant de fleurs de printemps. Il savait. Il savait que sa vie devait continuer parce que si elle n'avait pu, il serait déjà mort. Les dieux lui auraient accordé ce qu'il ne pouvait pas prendre pour lui-même.
Mais son coeur, cette chose qui battait encore dans sa poitrine sans vraiment savoir pourquoi et qui lui soufflait qu'il avait agit trop tard, qu'il n'avait pas su décoder les signes à temps et que par sa faute, une fleur s'était fanée avant la fin de l'été lui disait aussi que cette fleur pourrait revenir à la vie, qu'en fait, elle n'attendait qu'il tourne ses pieds dans sa direction et qu'il fasse le premier pas.
Un pas si grand et dont la signification était sans équivoque. En cet instant précis, il haït les dieux de toute son âme et souhaitâ n'être jamais né homme mais plutôt animal ou même de ces dragons dont il avait occis un si grand nombre.
Il avait cru ne plus avoir de choix à faire. Après-tout, son existence n'était plus vraiment une vie. Seulement un passage et vers quoi? La paix, se disait-il. Le repos. En fait, il n'en savait rien mais il se convaincquait de l'inverse. Il devait y croire sinon, pourquoi ne pas tout simplement rester là où il était; dans ce rêve demi-éveillé où au moins, sa vie n'avait pas encore prit l'horrible tournure qu'elle s'apprêtait à prendre?
Mais il n'eut pas à choisir. Pas encore.
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Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Je n'avais pas oublié la douleur. J'avais simplement oublié qu'elle ne partait jamais. Éolair de Nad Mullach
Humeur: Maudite neige...
Musique: "When you really love a woman" Bryan Adams

8 avril 2007

Blogue de... la blogueuse!

Pour une fois... lol.

Petits principes de base de l'utilisation d'un carte de crédit, valables pour toutes les banques et toutes les cartes...

1- La carte ne vous appartiens pas. Ni le crédit qu'il y a dessus. Le plastique et l'argent sont la propriété de la banque émettrice et doivent tout deux lui être retourné sur demande. Si vous ne me croyez pas, lisez attentivement l'endos de votre carte. L'argent appartient à la banque qui est assez gentille pour vous le prêter. Ce n'est PAS votre argent.
2- L'utilisation que vous faites du crédit est à votre discrétion mais la banque se réserve le droit de refuser des transactions pour des raisons de sécurité. Rappelez-vous... c'est PAS votre argent!
3- En signant la carte et en payant vos comptes tous les mois, vous vous engagez à respecter les ententes visa/mastercard/amex etc... qui sont dans le splendide petit pamphlet qu'on vous envoie avec la carte mais que bien-entendu, vous ne lisez jamais...
4- En payant votre compte, vous signalez à la banque que toutes les transactions y apparaissant son légitimes. Donc, svp, ne vous suprenez pas si on vous tiens pour responsable d'une fraude que vous déclarez 3 mois après coup.
5- Lorsque les transactions sont RÉFÉRRÉES... pas REFUSÉES... RÉFÉRRÉES... il est la responsabilité du marchand d'appeler la banque émettrice pour obtenir une autorisation. La banque se moque totallement de votre fierté et de vous mettre dans l'embarras... rappelez-vous, c'est n'est PAS votre argent!

Bon, maintenant que vous avez compris tout ça, svp, arrêtez de faire chier avec vos histoires d'honneur et vos innocences. Prenez connaissance de ce qu'on vous offre et si ça vous convient pas, abstenez-vous. Le crédit, c'est un prêt à court terme avec un haut taux d'intérêt. Rappelez-vous en.

Et si votre nom c'est Robert Michel, svp, pas besoin d'épeler votre nom... on a compris... et si le nom de jeune fille de votre mère c'est Roberte Michelle... on a compris aussi. C'est bô. Continuez comme ça et on vous demandera d'épeler votre date de naissance.

Alors voilà. Du reste, tranquille tranquille...

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Foreign places have always been a mystery and now I remember why I was an embassador. Eolair of Nad Mullach

Jasna: 15%
Ania:40%
Yue:5%

ps: Je veux une surjetteuse! Ou à tout le moins, une machine avec l'overlock!

Humeur: Mmm... bored
Musique: Zéro... 'Just Communication' Gundam Wing

3 avril 2007

I've found words in my head... are we having fun yet?

2 ans et 17 jours, quelques heures et encore plus de secondes. Reverrai-je un jour Nad Mullach; ses champs verdoyants, les pommiers croulants sous les fruits tardifs de l'automne et le manoir de mes ancêtres? Cette demeure petite mais remplie qui fut le noyeau de mon enfance? Je ne sais.

Tout sur moi est révélateur du chemin que j'ai emprunté; mes armes, usées, abusées et toujours prêtes à êtres sorties du fourreau. Quel genre de chasseur se promène avec des flèches si longues et si épaisses qu'elles ocieraient un boeuf d'un seul trait? Mon cheval n'a plus peur de rien, il met un pied devant l'autre sans plus jamais regimber. C'était une bête splendide autrefois. Fougeuse et nerveuse. Maintenant, il est à l'image de son maître. Un pied devant l'autre.

Ils sont tous trop jeunes. Beaucoup, beaucoup trop jeunes. Même le roi Wayne. Physiquement, ils sont tous prêts. Mentalement et socialement, c'est une autre histoire.

Ania, pauvre jeune femme. Son regard ne lui donne pas son âge. Elle semble être plus vieille que le monde. Tous se tournent vers elle lorsque les ennuis commencent et tous s'en détournent lorsque c'est terminé; à moins d'avoir le bras cassé... ou d'être mort. Son amour se fane jour après jour et si, finalement, elle pleurera, ce sera certainement des larmes de sang. Son sang qu'elle donne continuellement pour jamais ne le voir retourné. Et pourtant, son savoir est immense. L'étendue de son influence dépasse même les monarques les plus puissants car ce ne sont point les hommes qui son maîtres du monde mais bien les dieux et elle en est une des voix les plus fortes.

Son Altesse Anima me plaît. C'est une femme simple d'une sincérité désarmante et son amour pour son époux va au-delà de la passion. Son engagement dans la quête est peu complexe et je pense que c'est ce qui lui permet de continuer sans trop regarder en arrière. Ses devoirs de reine ne lui pèsent pas encore et je pense que son mari joue pour beaucoup dans cela. Ce qui est bien. Elle ne perdra pas sa candeur. Je souris toujours lorsque je me met en tête ses transformations. Certaines lui vont si bien.

Imako va mourir si elle ne desserre pas les dents du mords. Je déteste penser cela d'une personne aussi jeune mais elle ne devrait pas s'imposer de telles épreuves alors qu'elle a des gens autour d'elle qui pourraient supporter une partie de son fardeau. Son corps ne résistera pas à la pression des deux entités qui l'habitent, spécialement Var. Cette créature ignoble fera tout pour l'entraîner dans ses rets. Ce n'est qu'une enfant. Une enfant qui a perdu sa mère d'horrible façon et qui refuse de pleurer. En fait, personne dans ce groupe ne pleure jamais. Ils n'en on plus la force. Et son esprit. Déjà, son esprit porte plus de cicatrices que mon bouclier et elle n'a même pas vingt ans! J'ai essayé de la raisonner. Elle va s'auto-détruire.

On m'a dit que Cécil était un paladin. Depuis, j'ai cherché les signes mais j'en suis toujours arrivé à la conclusion que tout en étant juste et d'apparence divine, Cécil semblait n'être le paladin de personne, sinon de lui-même. Il a un caractère incroyablement têtu et très imprévisible pour un homme de sa stature. Je ne sais trop où me placer par rapport à lui. Mon status de chevalier me somme de le respecter en tant que frère d'armes mais il ne m'a jamais donné l'occasion d'entrevoir qu'il suivait un quelconque code d'honneur. Mais ma parole sur ce sujet n'est qu'un tissu d'illusions maintenant, bien-sûr.

Et il y a Jin, pour qui mon intérêt vacille d'un dégoût net et déterminé à une forme de respect couvé. Le temps que j'ai passé avec Jin, ou plutôt, avec son double, a énormément noircit mon opinion de lui et le prenant pour le pire des malfrats, j'ai plus que fait ma part pour le tenir à l'écart. Depuis qu'il est 'redevenu' lui-même, cet avis change graduellement. Toutefois, sans vouloir sauter à trop de conclusions, Jin restera Jin.

Et les autres; Yue vers qui j'aime me tourner car il a un esprit aiguisé et une curiosité naturelle pour le savoir, Suwa, que je désire protéger. Si j'avais eu des enfants, j'aurais voulu avoir une fille comme elle. Le roi Wayne, qui m'a tant offert et envers qui j'aurai une dette pour l'éternité. Hikaru, le partenaire étrange d'Ania et Genma, avec qui j'ai été terriblement injuste et cruel. Compte tenu de son passé, je n'ose trop espérer qu'elle pourra me pardonner.

Mon chemin a croisé celui de toutes ces personnes. Puisse-t-il continuer encore quelque temps.

Éolair, 18ième comte de Nad Mullach

Humeur: Fatiguéeeeeee
Musique: Bzzzzz... la fanne de l'ordi!

29 mars 2007

And they lived happily ever after... and after? Partie 1

La nuit était profonde, le vent refroidit par les premières touches de l'automne faisait siffler les feuilles sèches des rares arbres qui perdraient leur ramure pendant le doux hiver des îles du sud. La lune était presque pleine, solitaire dans sa grande étendue d'espace. L'air se nettoyait des dernières traces de l'été et les constellations d'hiver commençaient à pointer leur nez à la ligne de l'horizon.

Dans une demeure abritée par les bois, tout près des ravins qui donnaient sur la mer, plusieurs chandelles teintaient les papiers de riz d'ombres effrayantes. L'activité était intense, on allait et venait rapidement d'une pièce à l'autre et pourtant, sous le porticulis, près du jardin, deux silhouettes se tenaient parfaitement immobiles. Un homme d'un âge assez avancé était confortablement installé sur un coussin, sa pipe à la main. Son air serein ne trahissait aucune émotion et il observait l'immense arbre qui trônait dans son jardin, dont les racines avaient quelque peu envahi l'étang et qui serait sa fièrté s'il n'en était de sa couleur; en effet, l'arbre était d'une teinte de rose violente avec des feuilles de la couleur des fleurs de cerisier au printemps. Il ne fleurissait jamais et pour le plus grand malheur du vieil homme, ne perdait jamais ses feuilles en hiver non-plus.

Son compagnon semblait absorbé dans ses pensées, son regard attiré de temps en temps vers les portes sohji qui s'allumaient de temps à autres lorsqu'une silhouette passait devant rapidement. Il était calme, très grand et assis nonchalament sur le rebord de la gallerie, une jambe dans le vide. Il allait dire quelque chose lorsqu'un cri déchira la nuit.

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Lorsqu'elle apprit qu'elle attendait un enfant, elle paniqua et sur le coup, me fit paniquer aussi. C'était ma faute et j'ai crains qu'elle ne m'en veuille. Puis, elle s'est jetée à mon cou et m'a finalement donné une réponse; oui.

J'étais au-delà de moi-même et elle aussi sauf qu'elle l'exprimait différement. Elle allait d'une personne à l'autre en s'exclamant joyeusement; moi, je ne pouvait que rester là avec un sourire très assurément idiot sur le visage à me prendre des claques dans le dos.

Nous sommes restés pour le couronnement de Wayne et bien-sûr, son mariage. Comment aurions-nous pu manquer pareille occasion? Je pouvais finalement me moquer de lui et l'embêter sur sa femme. Anima fit une très belle mariée mais il était difficile à l'époque de me concentrer sur autre chose que cette merveilleuse femme qui avait accepté de m'épouser et qui de surcroît, portait mon enfant! Certaines choses, heureusement, ne changerons jamais.

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À la suite de ce cri, l'activité déjà intense de la maison augmenta encore et l'air se chargea de cette anticipation qui précédait toujours les événements d'envergure. Sur la véranda, rien n'avait changé sinon ce n'est d'une personne de plus, une femme, petite et silencieuse qui s'était assise près du plus vieux des deux hommes et qui buvait un liquide fumant d'une petite tasse. Un petit sourire plissait ses lèvres à chaque gorgée mais son calme était total. Ce qui se passait derrières ces portes, elle l'avait déjà vécu, tout comme des milliers d'autres avant elle et sûrement plus après. Sa présence n'était pas nécessaire, plus à ce point.
Derrière les portes, un long corridor encombré de bacs et de piles de linges sales donnait sur une petite pièce sombre dans laquelle semblait entrer beaucoup plus de gens qu'elle ne pourrait en contenir. Pourtant, une fois passé le seuil, ce qui en apparence était un réduit se métamorphosait en grande pièce aérée, séparée ici et là par des paravents et des meubles et dont l'autre extrémité donnait sur un petit jardin privé. Pour l'instant, cet accès était fermé et l'on ne pouvait que deviner la végétation qui s'agitait à l'extérieur sous les rafales du vent.
À travers les corps qui se massaient dans l'enceinte, on pouvait entrevoir la silhouette accroupie d'une jeune femme et d'un homme agenouillé à ses côtés et qui semblait ne plus savoir quoi faire de sa peau. Dans sa main, une autre plus menue lui écrasait les doigts mais il ne disait rien. Il regardait tour à tour la jeune femme et son ventre gonflé et la vieille dame qui allait et venait calmement dans la pièce.
Prise dans les douleurs de l'enfantement, la jeune femme gémissait à intervales et tentait de retenir ses cris lorsque les contractions devenaient trop intenses. Son visage était baigné de sueur.

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Quand nous sommes rentrés à la maison, ma mère nous attendait sur le porche. Elle avait eu des nouvelles et en savait déjà plus que ce que je n'allais lui conter. Et elle voyait. Elle savait reconnaîtres les signes et savait que Jasna attendait un enfant. Elle lui ouvrit les bras et la salua comme sa fille, de cette façon typique des Ue de se tenir à bout de bras, de se scruter attentivement avant de s'étreindre intimement.
S'ensuivirent quelques jours trop courts pour tout ce qu'il y avait à faire. Puisque j'étais maintenant rentré et déterminé à rester il me fallait à moi et ma mère contacter les personnes concernées par le changement de pouvoir qui se produirait dans le domaine afin d'en assurer la légitimité et réorganiser nos espaces de vie. Ma soeur, toujours présente, avait reprit un peu plus goût à la vie, je le voyais dans les petites choses qu'elle s'appliquait à faire. D'ailleurs, la notion que je ramenasse une épouse à la maison et de surcroît, une épouse enceinte la fascinait. Je laissai donc les deux jeunes femmes faire connaissance.
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La tension était à son comble. Voilà presque douze heures que l'enfant se faisait attendre et toujours pas de signes prometteurs. La sage-femme demeurait calme pour le bien de l'assemblée mais son esprit était agité. Il fallait que cet enfant vienne au monde rapidement sinon la mère aussi serait en danger. Elle prit une grande inspiration et décida qu'il était temps de s'y mettre sérieusement. Elle se tourna vers la masse de gens coincée dans l'embrasure de la porte et fit signe à une des jeunes servantes d'entrer avec sa pile de linges propres et une basine d'eau chaude. Puis, lorsque tout ceci fut fait, elle ferma le panneau d'un coup sec et ce, au nez et à la barbe de toutes celles qui étaient maintenant interdites d'accès à la pièce.
Puis, se retournant vers sa charge, elle souleva ses manches et s'avança sans cérémonie vers le couple. La jeune femme, couverte de sueur, haletait et ne semblait vouloir que se coucher sur le dos et dormir. Son mari, la sage-femme remarqua, lui lançait des regards inquiets et elle prit un instant pour lui accorder son attention.
"Ne vous en faites pas, lui dit-elle, un premier enfant prend toujours plus de temps que les suivants. Mais votre dame est forte, ça ne sera plus très long."
Elle sourit, malgré elle et donna ses instructions à ses aides et sourit plus franchement lorsqu'elle vit son seigneur et maître se dépêcher d'aider aussi. Une briève pensée lui traversa l'esprit et lui rendit un peu de bonne humeur; les hommes sont tous pareils. Dans des moments comme ceux-ci, ils sont tellement détachés de ce qui se passe qu'ils ne savent plus quoi faire pour se rendre utiles.
Puis, de ses mains expertes, elle se mit à masser le ventre gonflé; poussant ici, tirant là et lentement, guida l'enfant vers la vie. La jeune femme avait tenté de retenir ses cris mais épuisée et ressentant de nouvelles douleurs jusqu'alors inconnues, elle ne put s'empêcher hurler quelques fois. La vieille femme s'attendait bientôt à entendre les traditionnels reproches à l'attention de son seigneur mais aucuns ne vinrent. Toutefois, jamais la jeune dame ne lâcha la main de son époux et jamais il ne la quitta des yeux.
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Il en prit une semaine avant que tout soit quelque peu installé et que la réorganisation de la maisonnée ne soit stabilisée. Ensuite, il en fallu une autre pour les préparatifs du mariage. Quelle ne fut ma joie lorsque mes amis répondirent tous à l'appel et ce fut une belle période de temps. Des délégués officiels de chaques branches du Clan s'étaient déplacés pour signer les papiers d'héritage et aussi le contrat de mariage, l'authentifiant et assurant que Jasna était maintenant un membre officiel de la famille. Cela causa de drôles de rencontres et d'intéressantes conversations aussi. Ania semblait se porter un peu mieux et j'en fit part à Yue. Sa présence me rassurait. Avec tout ce qui s'était passé dans les derniers mois, j'avais eu peur que notre contact ne se refroidisse. J'avais passé une étape de la vie que mon meilleur ami n'effleurerait pas avant un moment, je pensais et c'était un étrange sentiment à avoir lorsqu'on discutait. Mais il était resté fidèle à lui-même.
Puis, les semaines s'enchaînèrent tranquillement et ne furent pas très troublées, à l'exception du deuxième mois de grossesse où Jasna se mit à être violemment malade à toute heure du jour et de la nuit dès que la notion de nourriture lui traversait l'esprit. Ma mère prit en charge cette passe, m'assurant qu'elle avait eu une réaction tout aussi intense lors de sa propre grossesse et eut tôt fait de calmer l'estomac de ma bien-aimée avec quelques herbes dont elle ne voulut révéler la provenance, sinon qu'elles avaient appartenues à un puissant sorcier autrefois.
Et dans le troisième mois, ils commençèrent à arriver.
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C'était la dernière poussée. La vieille femme avait usé de tout son art, maintenant, il fallait que la future mère fasse sa part. Les deux mains autour de la couronne de cheveux emêlés de l'enfant presque né, la sage-femme donna ses instructions.
"Maintenant ma dame, dit-elle sans lever les yeux. Son ton était condescendant mais n'offrant aucune possibilité d'argumentation. Il faut faire un effort. Ça sera le dernier mais il faut donner tout ce que vous avez."
Elle fut surprise d'entendre ce qui ressemblait à un rire à demi noyé sous les grognements et quelques jurons bien sentis de la part de la future mère.
"Tout... ce... que... j'ai.., murmurait la jeune femme et elle souriait."
Alors que la contraction montait, la sage-femme vit sa maîtresse renverser la tête en arrière, l'appuyant contre la poitrine de son mari et prendre une profonde inspiration. C'était maintenant ou jamais.
Elle hurla si fort que tous les serfs du domaine arrêtèrent ce qu'ils faisaient un instant et ceux qui étaient présents il y a 21 ans se souvinrent d'une autre nuit semblable où une femme que l'on croyait muette avait donné de la voix de semblable façon.
Cela ne dura qu'un instant.
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Ils arrivaient parfois seuls, parfois en groupes de trois ou quatres. Femmes et hommes confondus mais pour la plupart jeunes et ils demandaient tous la même chose; entraînez-nous. La première fois, j'étais dans le jardin, accompagné de maîtres Kazuya et Kazuma. Je n'étais donc pas certain de qui ils demandaient cela. Mais lorsque maître Kazuma s'en fut avec un rire moqueur et maître Kazuya avec une tape dans le dos et qu'il ne restait que moi, debout là avec un air un peu vacant, je dût me rendre à l'évidence. C'était à moi qu'on parlait!
C'était complètement ridicule! J'étais beaucoup trop jeune et inexpérimenté pour prendre un apprenti! Qui plus est, je ne voulais pas d'élève!
Alors je les refusait, au début poliment et ensuite, avec de plus en plus de fermeté car si certains acceptaient cette décision, d'autres prenaient ce refus comme une épreuve et tentaient tant bien que mal de revenir à l'assaut plus tard. Alors en accord avec mon oncle et ma mère, nous avons instauré un processus de sélection qui menaient invariablement à un échec mais qui au moins, forçait les candidats à reconsidérer leurs raisons et bien entendu, cela prennait du temps. Du temps que j'utilisais à m'occuper du domaine et de Jasna.

Ma charmante épouse trouvait la situation très drôle au début mais déchanta rapidement lorsque des Tengus commencèrent à visiter sous prétexte de voir cette Miama étrange qui avait épousé un humain et créé un arbre rose parfaitement viable. Il y eu quelques moments désagréables lorsque certains d'entre eux demandèrent à la servir ou à s'instruire auprès d'elle. Ils déchantaient vite lorsqu'ils la voyaient grosse de notre enfant et bien-sûr, avec ce manifique air farouche qui réduisait n'importe quel homme sensé à, eh bien, pas grand chose de cohérent. J'en ai affronté quelques uns et c'était probablement là une tâche plus déplaisante encore que de refuser des candidats qui voulaient que je leur enseigne. Les Tengus qui m'affrontaient savaient que j'avais amputé un des leurs, un chef assez influent et puissant et ils se servaient du prétexte de vouloir conquérir la Miama pour se mesurer à moi. J'avais ces combats en horreur. Tous étaient très sérieux et je devais me battre avec attention sans quoi, les résultats auraient pu être très désagréables. Heureusement, après un temps, ceux-ci cessèrent et il ne resta plus qu'un flot régulier de visiteurs.
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C'était un garçon, il avait les yeux complètement rouges et une bonne tignasse de cheveux et personne ne semblait surpris! La sage-femme avait déposé l'enfant avec un regard d'appréhension sur la poitrine de la nouvelle mère mais rien de se trahissait sur les visages des nouveaux parents qu'un bonheur total et pur.
Quelques instants passèrent alors que l'on reprit l'enfant pour le laver ainsi que la mère épuisée. Une fois que tous deux furent de nouveau au lit mais propres, la vieille femme donna quelques dernières instructions et se retira. À l'extérieur, sa véritable maîtresse attendait. Elle reçu les nouvelles avec sa sérénité habituelle et on la laissa entrer.
La dame en question prénétra silencieusement dans la grande pièce fraîchement aérée et constata l'état des choses au centre de celle-ci, dans l'amoncellement de couvertures qui en ecombrait presque la totalité. Sa bru rayonnait de cette aura propre aux jeunes mères alors que son enfant prenait déjà son premier repas et à ses côtés, son fils, fasciné ne pipait mot.
Ryu
Il leva la tête lentement, comme un homme qui s'éveille après une longue nuit et lui sourit comme il ne lui avait sourit depuis très très longtemps. Comme il ne lui avait sourit depuis que sa soeur jumelle les avaient quittés, il y a de cela très longtemps.
"Mère, commença-t-il doucement. J'ai un fils."
Et la dame sourit à son tour comme elle avait sourit à son propre fils lorsqu'elle l'avait tenu dans ses bras pour ses premiers instants dans le monde.
Et quel est son nom?
"Tôga..."
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Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Is it just enough to move on? To die to acheive a cause? - Of course. Eolair of Nad Mullach
Humeur: Accomplie
Musique: 'Sweet Madam Blue' Styx

23 mars 2007

'Cuz we all just wanna be big rockstars...' nickelback

Yep, mais bon. Outre les rockstars, voici 3 persos, trois vues très différentes sur le monde et surtout, trois vies uniques. ^_^ 1 seul sujet; l'amour (ben quoi faut ben être kétaines des fois!)

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I never dreamed that you'd be mine
But here we are, we're here tonight

L'amour, c'est la vie. L'amour, c'est le sentier devant mes pieds, le coeur de ma maison et la femme qui m'a ouvert son jardin secret. L'amour, c'est mon fils, ses sourires, ses pleurs et ces petits instants de bonheur tranquille dans lesquels rien n'existe d'autre que l'instant lui-même. L'amour, ce sont les regards que ma femme me lance lorsqu'elle est irritée par mes manies et les soupirs quelle pousse lorsque je lui lance mes sourires un peu niais; l'amour, c'est de savoir, justement, que ces sourires la désarment (ou la mettent dans une colère noire).

L'amour, c'est ma mère qui prend son petit-fils et réussit à passer des heures tranquillement assise sans jamais rien faire d'autre que de sourire tendrement. L'amour, c'est de voir mon maître se retenir de démontrer de l'intérêt pour cet enfant et de finir par y céder lorsqu'il croit que personne ne regarde. L'amour voit ma soeur reprendre jour après jour un peu plus goût à la vie.

L'amour est dans toutes ces petits choses et toutes ces petits choses sont amour.

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Feeling fine, let's rip out yours instead of mine
And all you need
Are several ways to watch me bleed?
Well, thanks for stopping this beating in my chest
It's easier now, and I'm happy like this
Just like this

L'amour est une belle chose. Elle grandit les hommes, elle embellit les femmes et fait sourire les enfants. L'amour unit les familles et donne un sens à la vie. Les dieux aussi vivent l'amour et c'est pourquoi ce monde en est remplit. C'est pourquoi il en résonne de cette petit note unique que les poètes appellent attachement, amour, gentillesse, sentiment.

Peut-on dire que j'ai aimé mon dieu? Puis-je employer ce mot? Je ne crois pas au sens que les amants se le donnent. Ni au sens des mères pour leurs enfants. Mais comment expliquer alors la joie indiscible, le bonheur pur et ardent qui se love au creux de mon estomac dès que je vois mes paroles couler comme du miel dans les esprits de ceux qui m'entourent. Quand le sang des enfants de mon ennemi coule et que je vois son visage qui se décompose d'horreur?

L'amour, c'est la défaite de l'autre. C'est l'outil ultime qui ouvre les portes d'un plaisir si intense et oh; si bref! L'amour, on en veut toujours plus. L'amour est partout, on est donc jamais à bout de ressources. L'amour donne les clefs d'une boîte de magie qui n'a pas de fond et qui est plus grande que l'univers. Et j'aime l'amour. Oui. Oh, les sorts peuvent être inutiles, ils peuvent êtres annullés et retournés mais l'amour... non... oh, l'amour, c'est la mort des autres. C'est la magie que même les dieux ne contrôllent pas et qui est donc accessible à tous. Ne parlez pas d'amour.

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Too long, Too late
Who was I to make you wait

L'amour est une fleur d'hiver. Un crocus qui disparaît sous les dernières neiges d'avril pour renaîtres en mai, lorsque le printemps prend ses droits. C'est une fleur qu'il faut ceuillir sinon, elle se fanera. L'amour est un don précieux qui doit être toujours accepté.

Peut-importe la façon dont on le rend ou qu'on le donne. L'amour, c'est la vie de l'autre, c'est le sens de la sienne et le lendemain de tous nos jours.

Aimer est l'épée de Damas, l'acier pur des dieux qui tranche, qui fait saigner et qui donne la richesse d'un bonheur gratuit, pur et si grand. Pour aimer, il faut souffrir de son orgeuil et de sa fierté. Il faut croire que l'autre protégera l'amour et offrira le sien en échange. Pour aimer, il faut commencer par avancer.

Si l'on n'avance plus, alors l'amour se fane.

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Ben voilà voilà.
Vous savez très assurément qui parle dans les 3 cas. ^_^
Alors tant qu'on est sur le sujet;

Je vous aime tous.

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Death? What a joke. Elliott Kindslayer

Humeur: Totallement sur un high
Musique: 'Savoir Aimer' Florent Pagny

13 mars 2007

Si on était des bêtes...



Hikaru serait un faucon pèlerin...













Éolair serait... un cheval...











Imako serait... une lionne









Anima serait... un chien


Cécil serait... un aigle à tête blanche










Ania serait... une panthère






Jin serait... un tigre















Et Tsin...














Hé bé...

12 mars 2007

Récapitulation

Bonjour à tous!
De retour, une fois de plus, depuis un petit moment... précédée par les pensées sombres de mon pauvre petit Éolair. Ah, rien de mieux qu'une bonne douleur psychologique pour se remettre les idées en place... non?

12 mars... déjà.

Dans moins de 3 mois, je foulerai le sol écossais... XD

Dans 3 jours, mon tigre miniature aura 1 an...

Dans 3 minutes il sera 14h... aucun rapport... OK! ^_^

Bon, bref, je suis dans la couture et tous mes projets me remplissent d'entrain!
Le kimono d'Ania avance bien (of course, puisqu'on parle de Présage, comment aurais-je pu me passer de corsage? Encore une fois, je suis une déesse des baleines!!!)
Et la literie de bébé de Mel aussi. Hiii... un bébé dans 1 mois!

Le design de Jasna est terminé ainsi que Yué, Kazu m'a montré ce qu'il voulait alors je planifie ça lentement.

Et puis c'est confirmé, septembre ou octobre acceuillera une nouvelle toto, une néo-Clothilde (qui sera encore bleue, watchez ben ça!) de marque Nissan ou Mitsubishi. Cé pas cool ça? Ben si, ben si! Lol.

Ma job est toujours plate mais au moins j'ai un but! Planter QAS! Mort à eux, y font chier. Bon bref, anyway, ça sert à rien de bitcher, y s'en iront pas de sitôt... avec CreditSmart qui marche si bien. Argh...

Bon, voici donc les pensées de Ryu lorsqu'il est devenu papa (après bien sûr avoir récupéré des insultes de Jasna aux prises avec les douleurs de l'enfantement)
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OMG! ........................

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Voilà... sans blagues! C'est Ryu! Vous pensiez quoi?! Lol. Mais, avis aux intéressés, je vais poster sur Fictionpress 2 petits extraits que j'avais écrit à l'époque où nos deux tourteraux se tournaient encore autour alors allez les lire si vous voulez pogner des caries!

Titre: Songe 1 et 2

Hasta la vista!
Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Chin up, look ahead, the world is waiting for you. Ryu Ue

Musique: Justin Timberlake, 'Sexy Back'
Humeur: Joyeuse

2 mars 2007

Pour la première fois depuis longtemps, il souhaita être mort et pour la première fois depuis longtemps, il ressentit au plus profond de lui-même cette vie qui battait dans ses veines et qui l'éloignait chaque jour un peu plus d'elle.

Il la crut d'abord vivante. Contre toute attente, là, devant lui, de chair et d'os et bel et bien vivante; un rêve devenu réalité. Mais trop longtemps son esprit l'avait tourmenté sur ce sujet et aujourd'hui il était trop tard. Son trépas était déjà gravé dans son coeur; n'avait-il pas lui-même assisté à ses derniers moments? Ses rêves avaient brûlés depuis des lunes et c'est avec une précision froide et calculée qu'il se convainquit qu'il avait devant lui une apparition. Une fuguace vue sur ce qui l'attendait. Elle avait tendu les mains vers lui...

Peu de mois s'étaient écoulés depuis son départ de la cité Heaven et pourtant, parmis ce groupe rocambolesque dont la plupart des membres étaient beaucoup trop jeunes pour porter le poids de telles responsabilités, il avait trouvé un semblant de place. Il avait voulu vivre pour que d'autres puissent continuer de sourire. Un bien fragile équilibre.

Son château de cartes gisait encore une fois sur la table; soufflé par le retour d'une douleur longtemps oubliée. Un pincement lancinant qui ne l'avait pas visité depuis qu'il avait faillit mourir contre l'homme de sable. Mais cette fois, ce n'était pas la peur de la mort qui lui faisait mal. C'était la constatation désolante que sa vie n'était qu'un passage dans lequel il se ruait avec urgence, un tunnel vers un autre temps, un autre monde. Vers elle. Il ignorait les douleurs de sa chair, le sang qui s'écoulait de sa gorge après chaque effort, la pourriture dans sa poitrine. Pour lui, ces signaux sont sans importance.

De son vivant, ils avaient rarement pu se croiser. Elle le croyait nobliau, arrogant, voire même hautain mais son coeur battait quand même pour lui. Alors que jeune fille d'à peine quatorze ans elle l'avait entrevu pour la première fois; dix-huit ans et premier envoi de son père du comté de Nad Mullach, déjà son sourire lui avait fait entrevoir quelque chose de plus. Mais elle était bien trop fière et grandit bien vite en se croyant souvent trop grande et trop garçonne pour une princesse. En tant qu'ambassadeur, le jeune comte se présentait rarement à la cour mais quand il s'y trouvait, il avait toujours un sourire pour la fille unique de Lluth, même si elle le lui rendait de moins en moins.

Ils ne purent jamais s'offrir plus que des sourires fugaces. Et elle, son esprit tordit bientôt ses sentiments. Les femmes de la cour étaient petites, fragiles et se plaisaient à la broderie et aux concours de poésie. Elle préférait s'occuper de régler les petits différents du royaume et monter à cheval. Elle crut bien vite ne pas avoir sa place et en vint à se mépriser elle-même comme femme. Les attentions d'Éolair, simples et souvent bien discrètes la remplissaient de colère. Elle le croyait obséquieux et cherchant à obtenir quelque faveur de son père à travers elle.

Mais il était trop tard. Il s'était lamenté longtemps d'avoir jeté son dévolu sur femme pareille puisqu'il lui paraissait de plus en plus évident qu'elle le méprisait. Mais parfois, lorsque la colère la prenait et qu'elle ne pensait plus ses paroles, quelques mots lui échappaient qui lui faisait croire que peut-être... Elle l'épiait souvent, il avait remarqué mais ne pouvant jamais être sûr, il préféra s'abstenir. Son tempérament le laissait confus et isolé. Un instant elle riait et lui offrait le bonheur de sa compagnie et l'autre son visage devenait de marbre et lui exprimait clairement son rejet. Et lui, trop réservé, se refusa à dire quoique ce soit.

Puis, elle mourrut et juste avant son trépas, elle lui conta tout cela et il réalisa l'erreur de leurs sentiments et la supplia de reprendre goût à la vie. Mais pour elle, la mort était déjà passée.

Et aujourd'hui, il l'avait revue et il s'était souvenu de tout cela encore et il avait souhaité que son coeur ne s'arrête de lui-même car jamais il ne poserait le geste fatal qui le pousserait vers l'abîme. Mais la déesse était apparue et avait repoussé le mal. Mircha était venue et leur avait tous intimé de continuer, de vivre.

Il fit la seule chose qu'il savait pourrait noyer son esprit et lui faire retrouver sa tête. Il oublia qu'il était en vie. Ses pensées se tournèrent vers la tâche à accomplir et elle seule lui permit de mettre le pied à l'étrier et de s'engager encore une fois sur la route. Le roi Wayne lui offrit ses troupes et il se perdit dans l'élaboration du plan qui permettrait de chasser les suppôts de Raven du pays d'Hernystir. Il reverrait Nad Mullach, sa terre, son coeur.

Aaridys
'Chevalière en armure... 25 cm de neige... noooon!'
Un an ma douce et je sais que tu m'appelles. Éolair de Nad Mullach

Musique: Le vent... grrr...
Humeur: Ça va.

16 février 2007

Honestly

I've been listening to too much Nickleback... it's setting my brain into melancholy gears... into honor gears and into introspective gears...

Shit.

Sometimes, I feel like I was born in the wrong times, in the wrong body. I should have lived 700 years ago, when men were still men and your craft was enough to win your life or if you had none, you could still tend to your own field and not think of the bi-monthly deposit of virtual money in a bank account too abstractly constructed to be properly grasped. When honesty was not something that could get you in the streets; trust was strength, not a weakness to be exploited.

I wish I was a man. In fact, I wish I had been a man because honor could have meant something for me then. I could have fought for my values and bloodied my hands while crying out the name of some faceless god. You can't do that as a woman and not be perceived as some activist feminist in a quest to even out the balance between Adam and Eve. You can't do that because then you're not a woman anymore but you don't become a man because of it. And that's even worse.

Of course, that's all very much encased in a single frame of mind. It takes into account that society developped like that. And why would it not have? Has history gone wrong somewhere and this is why more and more women today are burning the midnight oil to proove they can be men? Can history even go wrong? That's a damn haughty thing to say.

I wish I was a man. I wish I was because then I could show my true colors and say things out of place and laugh then off. I could say very noble things that, sad to say, ring only true said in a man's voice. I could brag about my car without having people looking condescendely at me. I could kiss a woman and hold her as if she were made of glass and think of her sighing in my arms and feel complete.

Ah.

But I am a woman and I know the touch of silk. I read unspoken words in a foe's eyes and swallow my pride for others to shine. I shield my eyes and catch glimpses of this other part of the world that is for us only. I keep secrets, I sing quielty in the isolation of my retreats and think not of this moment but the next. Of what remains unsaid.

As a woman, I can smile and laugh and yet weep in my heart and no one will know. I can admire raw strength and draw silent breaths in the night. I know what blow to deal that will take me no force but will dispatch an enemy in a single stroke and because I am a woman, I shall not regret the killing. I shall cry the life ending.

A woman is created to create herself. Destruction does not come from her hands but it rages in her breast because a woman cannot shout out that she would want to be caught in a corner and roughed up. That her skin is on fire at the very thought of callused hands on it or that she would not want to be taken as an icon. A woman is vain in that...

As a man, would I know these things? No, just as a woman, I do not know half of it but then again, I am no man.

What is love,
But the veil our eyes draws,
Over realities,
Our mind has dreamed?

Happy belayed Valentine's Day.

Gal
What are the clouds,
But the sky's excuse,
What is death,
But life dreaming?
Eolair of Nad Mullach

Frame of mind: Lightheaded
Music: 'Far Away' Nickelback

13 février 2007

De tout, de rien...

Comment faire le poids de ce qui est bon et moins bon? Comment calculer la valeur, le poids, la taille ou l'ampleur de quelque chose de bien vis-à-vis de ce qui ne l'est pas? Quelque chose d'horrible aujourd'hui sera peut-être une bénédiction dans 10 ans? Qui sait. Karma...

Enfin, il fallait que ça sorte. Je réalise plein de trucs depuis quelques jours. Des petites choses qui me mettent en avant sur tous les fronts mais à chaque fois se pointent toujours d'autres petites choses qui m'empêchent de vraiment savourer le bonheur de savoir que j'avance... Bon! Alors, je dirai comme je dis toujours; demain, on verra. Pour le moment, on verra aussi! ^_^

Chronique de cinéma

Je ne vais plus beaucoup au cinéma. Principalement, parce que je n'ai plus vraiment le temps et ensuite parce que je ne peux pas vraiment y aller avec grand monde et apprécier pleinement l'expérience. En fait... ce n'est pas vraiment ça. Ce qui se passe, c'est que je souffre d'une déformation professionnelle (ou scolaire, appelez ça comme vous voulez) qui fait que je vois un film 'inside out'. Donc, oui, je vais regarder le film dans son ensemble, mais je vais aussi le juger par petites sections. Et je vais souhaiter en parler après. La plupart du temps, je passe des commentaires pointus qui sont une critique et bon... n'importe qui qui a adoré un film peut comprendre que c'est chiant d'avoir quelqu'un qui chiâle à côté de toi parce qu'un tel a pas fait sa job comme il faut. Moi-même, il y a 5 ans, ça m'aurait royalement énnervée et j'aimerais vraiment pouvoir faire ça... aller au cinéma et ne pas savoir que le film a été retouché 100 fois par un coloriste, que le dialogue est du ADR ou quoique ce soit d'autre. Être capable de sortir de là en me disant, WOW, C'ÉTAIT MALADE! Et laisser ça comme ça. Bref, de me foutre de la quantité phénoménale de boulot qu'il y a derrière toute pellicule, bonne ou mauvaise.

Mais, d'un autre côté, savoir tout ça me permet d'apprécier un film encore plus, que l'histoire soit bonne ou mauvaise parce que le 7ième art, c'est un conte en mouvement où l'illusion prime. Alors ça vaut la peine de savoir qu'un équipe de 20 sonoristes sont allés enregistrer des tirs de flèches pendant 3 jours d'affilés pour avoir exactement les bons sons: empennage, décochage, vol, impact sur toutes sortes de surfaces etc... Ça vaut la peine de savoir que le designer graphique a botché sa job et qu'à cause de ça, l'illusion n'est pas crédible. Que le DOP a décidé de cadrer telle image de telle façon parce qu'inconsciemment, ça nous pousse à tirer telle ou telle conclusion sur ce que l'on voit à l'écran et que c'est justement l'intention du réalisateur de nous amener à ce raisonnement. Enfin, vous voyez où je veux en venir. Lol.

Et puis finalement, il y a la notion simple que les films de série B, il y en a des vraiment bons mais c'est pas nécessairement tout le monde qui aime ça (et avec raison). Alors comparons ça au gâteau. Moi j'adore le gâteau au fromage et j'en mangerais tout le temps, mais je peux pas imposer ça aux autres s'ils préfèrent le fudge! Mais aller au cinoche toute seule... c'est ben plate. Lol.

Bon, et pour finir, voici donc une petite liste des gens qui composent une équipe de plateau, juste pour vous donner une idée de la quantité de monde qui participe à une production et des termes du milieu:

Pré-production: Phase de design. On embauche une équipe d'artistes visuels et des scénaristes pour préparer la production. On détermine le look, le contenu final. On négocie les acteurs ou même la maison de production et le budget. On établit un calendrier de production, on approche des ouvriers et des artistes.

Production: Tournage, construction des plateaux et de tous les éléments qui serviront pendant le tournage. Pendant la production, le compositeur (musique) et l'équipe de son pourra commencer à préparer la trame sonore aussi.

Post-production: Édition, effets visuels, correction couleur, trame sonore, ADR. Pendant cette phase, tout ce qui a été produit est rassemblé et assemblé. Période de marketing.

Réalisateur: Le gourou, le grand chef, le manitou qui a le droit de dire "Action!" et "Coupez! Ok, c'est dans la boîte!" Et tout le monde dit 'ouf'. Le réalisateur a un droit de veto sur tout. C'est son projet que vous verrez à l'écran.

Producteur: Le portefeuille qui dira 'Oui, t'as 10millions de plus pour acheter une caméra' ou 'laisse tomber, ça marchera pas'. Cette personne est généralement appointée par la maison de production (Warner Bros, Alliance Films, New Line, Columbia Pictures etc...) et est responsable des délais de production et des finances ainsi que du marketing.

Directeur de photographie (DOP): Après le réalisateur, le DOP est la deuxième personne la plus responsable de ce que vous voyez à l'écran en terme d'image. Cadrage, éclairage, exposition, focus, le DOP supervise tout ça ainsi que les mouvements de caméras. Si le réalisateur dit: "Ok, j'aimerais ça que la caméra descende tsé demême avec un tournant genre comme ça avec telle patente à ce moment là, ça marche?" Le DOP répond "Ok" et s'en va voir son équipe et dit quelque chose dans le genre: "Ok guys, crane shot from angle x, up 10 feet followed by a dolly on this side, don't forget to pan. Medium long shot, I want him framed from the waist up, blur the background." Mon héros personnel.

Chef de plateau: La personne qui fait en sorte que tout le monde est à sa place au bon moment.

Perchiste: La job ingrate, le gars qui tiens le grand micro au dessus de la scène, rendant le ADR possible par la suite. Le dialogue n'est presque plus enregistré directement sur le plateau maintenant car trop d'éléments peuvent le gâcher. On enregistre donc en post-production.

Éclairagiste: Assez évident, en collaboration serrée avec le DOP et le réalisateur que la scène est éclairée correctement.

Scénariste/Scripte: Cette personne est souvent présente du début à la fin de la production puisqu'un script peut changer une dizaine de fois par jour, être réécrit une centaine de fois et adapté un nombre incalculable de fois.

Agent à la continuité: Hé oui, ça prend quelqu'un qui s'assure que la fleur à la boutonnière de monsieur est toujours à gauche d'une scène à l'autre, spécialement si les prises sont faites à quelques mois d'intervale.

Équipe des accessoires et des costumes: Cette catégorie englobe une quantité astronomique de gens. Ils supervisent ce qui se trouve sur les plateaux en termes d'objets, de meubles etc... mais aussi des costumes, des armures, des bijoux, bref, tout le bric à brac.

Équipe des effets visuels: Si le film va avoir du CG ou tout effet visuel en post-production, ces personnes s'occupent de superviser l'installation des écrans bleus ou verts qui permettront de remplacer l'image par la suite. Ils travaillent en collaboration étroite avec le DOP et les cameramans pour savoir les paramètres spécifiques de chaques angles de caméras et de chaques prises de vues que l'équipe d'animation retouchera par la suite.

Maquillage: Ces personnes sont responsables de s'assurer que l'acteur sera tel que le réalisateur veut qu'il apparaisse à l'écran, incluant blessures, mutilations, prothèses, aliens etc...

Le gars de la cafétéria: Celui que vous allez détester ou adorer après 1 mois de tournage "on location" et pas en studio, lol.

Euh... bon, vu que cette liste s'éternise, je vais arrêter là! Lol.

Au fait, avis aux amateurs de Basilisk, un film 'live' a été réalisé basé sur la série, du nom de Shinobi; Heart Under Blade. C'est VRAIMENT bon, lol, toute critique à part.

Hasta luego.

Aaridys
'Chevalière en armure... y fait froid!!!'
Never rush head first unless you've thoroughly tought it through. Éolair of Nad Mullach

Humeur: C'est la dernière journée, merci merci merci...
Musique: 'Cry in Silence' Hans Zimmer

3 février 2007

Je rêve d'un amour, si doux, si doux.
Un amour de soie et de duvet,
Qui me tiendra, comme du verre.
Comme de l'air.

Je rêve d'un amour si fort, si fort.
Un amour de tremblements et de frissons,
Qui m'écrasera, comme de l'argile souple.
Comme la terre.

Je rêve d'un amour si grand, si grand.
Un amour de regards infinis et de sentiments,
Qui me berçera, comme une enfant.
Comme la mer.

Je rêve d'un amour si pur, si pur.
Un amour de passions et d'élans,
Qui m'embrasera, comme un éclair.
Comme le feu.

Aaridys
"How did you die, Éolair?"
"Here and now, my lady"
I saw him walk away, a dead man indeed for what to say when the woman you love believes she is dead even as her heart beats in her chest still?

Humeur: Mmm...
Musique: Prince of Persia 3 ending

28 janvier 2007

Finding you again...

Un mois jour pour jour.
Ça faisait un bout.

Bref, discuter de quoi? Mmm... Mon horaire de travail va changer dans moins d'une semaine et je n'ai toujours pas choisit mon shift... hellooo! Stupide banque. *soupir* la nuit s'en vient, j'le sent pis ça ne me tente pas! Adieu le peu de vie sociale que j'avais réussi à garder. Snif snif...
Et puis j'ai plein de projets pour le futur proche et moins proche. Un tournage, peut-être... de la couture... évidemment (avais-je mentionné que je m'occupait de la confection de la litterie de bébé d'une de mes meilleures amies??? Je suis toute excitée... lol) d'ailleurs je m'attaque à un manteau qu'Éowyn porte dans ROTK, si je ne m'abuse... "Starry Mantle" http://www.costumersguide.com/eowyn/starry3.jpg qu'ils l'ont surnommé. Enfin, très belle pièce qui me forcera probablement à acheter une p'tite machine pour poser des crystaux style stravosky (oui je sais c'est mal écrit... bon). Mais... eeeh, ça va être génial.

Je me suis remise au dessin tranquillement aussi. D'ailleurs, la pièce suivante est un adon total dans le sens où la nuit où j'ai dessiné ça, le lendemain, sur le blogue d'Anima, il y avait image semblable et je dois dire que c'est elle qui m'a poussé à photographier ce truc et à le pousser dans Photoshop, question de m'amuser un peu. Maudite souris, je veux une tablette graphique!!!

Bref, alors cé ça qui est ça... pour ça! lol

Je pense que j'abuse du mot bref... *hahaha*

Écoutez Shogun de James Clavell... ou mieux, lisez-le et ensuite écoutez-le! J'adore Rodrigues mais je ne sais pas si c'est parce que j'adore l'acteur (Gimli LOTR) ou ben juste sa personnalité... mmm.... yé même pas beau en plus... ^_^

Parlant de beau (ou de laid... c'est comme vous préférez), j'ai été témoin d'un attroupement d'emos hier dans le métro, y'en avait au moins 10 pis ils rivalisaient tous d'emo'tions... hahaha! C'était, ben, heu, troublant, c'était tous des caucasiens qui s'étaient amanchés un peu à la jpop avec les caractéristiques typiques nord-américaines gâchant pas mal l'effet général, surtout les gars... Les filles avaient des cercles de kôhl un peu trop prononcés ou y'en a qui frisaient les lolitas gothiques... Ania j'ai pensé à toi et je me suis dis, pitié, si un jour tu veux t'habiller comme ça je suis convaincue que ta classe naturelle fera en sorte que t'auras pas l'air d'une poupée Bout'chou qui a été mutilée par une névrosée. *soupir*

Je me suis fait attaquer en entrant chez Chapters il y a deux jours... Le commis s'est jeté sur moi pour me complimenter sur le capuchon de mon manteau... O_o "C'est comme Star Wars! T'as vu Star Wars? (tu me prends pour qui là? une hermite?) Ton capuchon est comme celui sur les capes Jedis!" Je me suis éloignée en souriant, rouge parce que c'était précisément la raison pour laquelle j'ai acheté ce manteau! Ça m'a donné raison de sourire pour le reste de ma soirée. Les petits bonheurs de la vie! ^_^

Et sur une note finale... je crois que ma voiture me lance des signaux d'urgence... ou ben c'est juste parce que ça fait 1 semaine qu'il fait moins soixante-mille celsius! Je ne sais pas... enfin, je prie pour qu'elle toughe l'hiver, que je la rentre au garage au printemps. Ensuite, on verra. Peut-être la petite Versa de Nissan? Jolie jolie... Mais d'abord, l'Écosse!! D'ailleurs, tout le trajet est planifié, faut juste réserver les auberges... je vais essayer se spotter Nessie pour vous! ^_^

Allez, trève de divergences!

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
Mon âme est une épée brisée.
Sans plus attaquer,
Fondu de son acier,
Deviendra bouclier.
Éolair de Nad Mullach

Humeur: Épique
Musique: 'Runaway' Groove Coverage mais aussi 'Mad World' Gary Jules (Gears of War trailer)

7 janvier 2007

Retour et début

Bonne Année à tous, bonheur, santé, amour, argent, bref, la ritournelle pour 2007. Sincèrement, soyez-en sûrs...

Donc, en réponse à mon post- pré Noël... wow... je sais, c'était long.

1- Vrai: Oui, je crois au destin mais je crois aussi qu'on est assez forts pour le changer nous-même.
2- Vrai: Je suis incorrigible... quoique la conduite dans le traffic me stresse.
3- Faux: J'adore les hôpitaux et tout ce qui touche la biologie humaine en général.
4- Faux: Effectivement, j'économise présentement pour l'Écosse.
5- Vrai: Je suis du genre à écraser et à tenter de me faire remarquer le moins possible.
6- Faux: Il y avait une époque où c'était vrai. Maintenant, c'est beaucoup plus long avant de savoir ce que je pense.
7- Vrai: Hé oui, mais je pense que dans mon cas c'était inévitable, je suis teeellement facile à lire.
8- Faux: Hugh Jackman EST l'homme le plus séduisant de la planète.
9- Faux: Quand une conversation ne m'intéresse plus, je détourne la tête, porte mon attention sur autre chose et répond de moins en moins.
10- Vrai: Ben quoi?!

Alors voilà, Kadeem, t'a eu 100% alors gare au chocolat.
Du reste, comme il ne me reste plus de temps avant de partir pour le boulot, je vous souhaite une belle soirée et à la prochaine!

Aaridys
'Chevalière en armure, pour vous servir!'
'I miss you so.' Eolair of Nad Mullach

Humeur: Deux jours... deux jours... DEUX JOURS!!!
Musique: Hein?

15 décembre 2006

Voici 10 affirmations me concernant; 5 sont vraies, 5 sont fausses. À vous de deviner lesquelles. J'offre une Terry's chocolate orange au gangant(e).

1- Je suis du type qui croit que lorsque quelque chose doit nous arriver, ça arrivera, sinon, tant pis et qu'un besoin intense et justifié suffit à influencer le cour des événements.
2- J'adore conduire mais ne peux m'empêcher de commenter sur les autres conducteurs autour de moi... et ce, en mal, généralement.
3- J'ai la phobie des hôpitaux.
4- L'argent brûle un trou dans mes poches à chaque paie.
5- Plus je suis déprimée, moins je parle.
6- J'exprime toujours ce que je pense, généralement au moment où je le pense.
7- Chacun de mes persos de donjons étaient et sont encore une petite facette de moi... même Elliot.
8- Je crois fermement que Sean Connery est l'homme le plus séduisant de la planète.
9- Quand une conversation ne m'intéresse plus, je me met généralement à être d'accord avec tout ce que la personne dira et en répondant avec des termes très génériques du style: mmm... oui oui... ah ok... ouain...
10- Je pense que l'abus d'alcool est mauvais, sauf quand j'en suis la victime volontaire.

Voilà, amusez-vous bien.

Aaridys

Humeur: Congé... wow... vive le métro fermé...
Musique: 'God is a girl' Groove Coverage

5 décembre 2006

GUERRE

Ils furent réveillés au milieu de la nuit par les cris effrayés de leurs femmes et les pleurs de leurs enfants. Dans la pénombre, au milieu de la faible lumière projetée par les braises encore fumantes des foyers, les hommes d'Hernystir durent chercher leurs épées dans le noir, ceux qui n'y parvenaient pas aggrippant la dague sans laquelle ils ne dormaient jamais. Dehors déjà, les cris d'effroi se changeaient en hurlements stridents, puis, se joint à ceux-là le chant métallique des premières lames s'entrecroisant.

Dreosan se précipita en dehors du corps de garde, la bouche pleine de jurons contre la boucle usée de sa ceinture, tentant tant bien que mal de s'équiper sans bousculer la foule de jeunes soldats qui se précipitaient dans tous les sens. des rugissements assourdissants leur provenaient de derrière les murs du Taig, des rugissements que Dreosan, en sa qualité d'homme du nord n'aurait jamais voulu entendre ailleurs que dans des contes pour enfants. Si les dieux étaient vraiment justes, pensa-t-il, quelle faute Hernystir avait-elle commise pour s'attirer des ennemis aussi puissants qu'une horde de Hünens? Et que faisaient donc les soldats du Taig?

Le ciel, jusqu'alors voilé par de sombres nuages se teinta d'ambre et ceux qui avaient encore le luxe de lever les yeux au ciel n'eurent qu'un instant pour admirer la beauté d'un ciel embrasé d'étoiles incandescentes. À peine avaient-ils eu le temps de tendre le bras vers leurs boucliers que les soldats accumulés dans l'enceinte du Taig furent criblés de flèches enflammées, chacune faisant mouche avec une précision mortelle. Sur la colline d'Iscrhinnich, le Chaudron se mit à sonner, appelant les alliés d'Hernystir à l'aide.

Les Hünens, géants du nord vêtus de peaux et portant au cou les crânes de leurs victimes descendirent la colline qui menait à la petite vallée où était nichée le Taig, couvrant la distance qui prenant normalement plusieurs heures à cheval en quelques minutes. Dans leur foulée les précédaient toute une horde de monstres; gobelins, orcs et loups sauvages mais des archers qui avaient inondé le Taig d'une pluie de feu, nulle trace.

La vague de ces horreurs se brisa sur les murs solides du Taig mais les Hünens, en avantage de taille eurent tôt fait de déraciner les larges troncs qui en formaient la base, les jetant ça et là, au fi de leur alliés et de leurs ennemis. La masse grondante à leurs pieds s'écartait avec des cris rageurs mais nul n'osa les affronter. Bientôt, une brèche suffisamment grande dans le mur permit à un flot de monstres de s'engloutir dans la ville. N'ayant eu que peu de temps pour se préparer, les citoyens du Taig n'avaient pu qu'élever une maigre barricade derrière laquelle se terraient des lanciers dont les mains moites menaçaient à tout instant de laisser tomber leurs lourdes armes. D'un revers d'un de leurs larges gourdins, les Hünens les éparpillèrent ça et là, à la merci des loups qui se ruaient sur les corps offerts avec des hurlements à glacer le sang de ceux qui en avait encore coulant dans leurs veines.

Dans la cour du Taig, Dreosan hurlait à qui voulait l'entendre, tentant de rassembler les troupes survivantes. Les soldats éparpillés écarquillaient les yeux de peur, plusieurs d'entre eux se terrant sous les toits et les rabats de la citadelle. Une deuxième volée de flèches avait suivit la première de peu et si moins d'hommes étaient tombés sous les coups de celle-ci, plusieurs d'entre-eux avaient été pris d'une frayeur qui prenait racine dans l'ombre des temps. Un homme avait identifié une flèche, toute de blanc empennée et les runes marquées le long de la hampe; les Renards Blancs! Des démons du nord, pires que les Hünens et une légende revenue à la vie. Si les Hünens servaient de démons pour faire peur aux enfants, la mention seule des Renards Blancs suffisaient à faire taire une compagnie entière d'hommes bien armés et aguerris. Si ces diables s'étaient alliés avec cette armée de monstres, alors Hernystir avait vraiment perdu la faveur des dieux.

Où était le roi? Où était Lluth alors que son peuple se faisait massacrer dans la noirceur de la nuit?

Le tonnerre se mit à gronder et Dreosan jura encore abondamment. Si la pluie se mettait à tomber maintenant, c'en était fini du peu de résistance que lui et les hommes survivants pourraient offrir. Il allait lancer un cri pour la retraite; peut-être espérait-il, arriveraient-ils à se barricader dans les halls de la citadelle lorsqu'un éclair foudroya la cour intérieure. Aveuglé, Dreosan chercha à tâtons pendant un moment et mit la main sur l'épaule d'un de ses hommes. Il approcha son visage de son compagnon d'infortune, recouvrant la vue peu à peu. Sa première vision lui fit souhaiter n'avoir jamais recouvré l'usage de ses yeux.

Il avait posé la main sur un cadavre. L'homme qu'il avait touché était mort sur ses pieds, touché par la foudre et calciné en un instant. Le corps, horriblement brûlé fumait encore et commença à se détacher en pièces charbonneuses. Dreosan recula, ravalant la bile qui lui remontait dans la gorge et leva le regard vers les marches qui menaient au Taig. Ce qu'il y vit fut pire que l'homme qui gisait en cendres à ses pieds. Une figure sépulcrale se tenait debout au sommet des escaliers, le capuchon d'une cape blanche comme neige repoussé, dévoilant une créature diabolique aux yeux d'onyx et aux lèvres retroussées dans un rictus qui dévoilait un rang de dents aussi blanches que la cape et des gencives si rouges qu'elles auraient pu être faites de sang entièrement. Un Renard Blanc se tenait là, avec dans sa main une dague souillée de sang. Son sourire, s'il en était un, s'élargit lorsqu'il vit Dreosan debout sous le proche de l'écurie. Vraisemblablement, il était le dernier homme debout de tout le Taig. En dehors des murs, les cris avaient cessés mais les grognements et les rugissements des monstres n'avaient pas diminués.

Ton roi est mort, humain et bientôt, toi aussi.

Dreosan crut entendre les paroles résonner dans son esprit. Le Renard Blanc n'avait pas esquissé un geste mais l'homme n'aurait pas pu bouger s'il avait voulu tant son coeur était saisi de terreur. Un autre éclair fendit l'air. Dreosan ne cligna pas des yeux. Lorsqu'il recouvra la vue de nouveau, de longues minutes plus tard, le Renard Blanc avait disparu.

Le roi!

Animé par un instinct plus puissant que sa peur latente, Dreosan se précipita dans les escaliers et gravit les marches du Taig deux à la fois. Son entrée dans le Hall résonna dans la pièce étrangement silencieuse. Au fond, sur le trône, Lluth agonisait, sa fille Maegwin à ses pieds, pleurant. Une fumée âcre emplissait la pièce et sur le sol, les cadavres des membres de la famille royale jonchaient le sols. Ceux-ci n'avaient pas été tués par des monstres sauvages nota Dreosan en passant rapidement entre eux. C'était l'oeuvre des Renards Blancs, chaque coup précis et mortel. Sur son trône, Lluth gémissait, un filet de sang s'écoulant de sa bouche à chque expiration rauque.

Dreosan s'élança et aggripa le roi sous les aisselles. Maegwin, surprise par son arrivée s'était levée pour protester mais quand le soldat lui intima d'un geste de la tête de mener le chemin vers les anti-chambres du palais, elle comprit et se faufila devant lui, ouvrant et refermant les portes devant lui et son fardeau royal.

Le trio déboucha dans les cuisines de la citadelle où s'étaient barricadé une bonne partie de la maisonnée. Avec l'aide supplémentaire de ces bras et des quelques soldats qu'il avait pu rallier en chemin, Dreosan mena tout ce monde vers l'arrière de la citadelle et rapidement, sur les plaines sombres qui menaient aux montagnes de Grianspog. Les collines étaient riches de tunnels et d'anciennes grottes qui dataient d'un autre temps et Dreosan savait y trouver un refuge pour ce qui restait des survivants du Taig.

Dans leur fuite, l'homme du nord prit un temps pour se retourner et marquer dans son esprit l'image du Taig, couronné de flammes et habité par une horde de créatures monstrueuses. Il jura qu'Hernystir retrouverait un jour son pays et aurait sa vengeance. Mais pour le moment, il fallait fuir.

Fuir dans la nuit.

Aaridys
'Destiny is what you make of it.'

Humeur: Mmm... épique
Musique: 'Safe Passage' Last Samurai OST